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"Les regrets, on verra"
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Publié 12/08/2008 à 18:00 GMT+2
Annoncé par les spécialistes comme l’une des bonnes surprises possibles de ce tournoi olympique de sabre, Nicolas Lopez a donné le tournis aux bookmakers en décrochant la médaille d’argent. Le Français était malgré tout partagé entre joie et frustration.
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Crédit: Eurosport
Même si une défaite en finale reste toujours difficile à accepter, vous venez tout de même de vivre une journée extraordinaire ?
Nicolas Lopez. C'est énorme ! Ca fait quand même plaisir de monter sur un podium olympique d'autant que j'ai eu une saison galère avec plein de blessures. Si on m'avait dit ça il y a quelques mois, j'aurais signé de suite. Le podium c'est sympa, j'ai déjà envie d'y remonter dans quelques jours (avec le sabre par équipes). Comme ce sera peut-être mon seul podium en individuel, il faut quand même que j'en profite. Les regrets, on verra après.
Que vous a-t-il manqué pour monter sur la plus haute marche du podium ?
N.L. Peut-être qu'il avait plus envie que moi. Je pense aussi que j'ai manqué d'adaptation tactique. Il était fort en défense et chiant en attaque. Sur la fin, je manquais également de peps en attaque. Il fallait un vainqueur et un vaincu : c'est moi le vaincu.
Qu'est-ce qui a fait votre force tout au long de ce tournoi ?
N.L. Je ne sais pas trop car quand je suis sur la piste, je suis un peu dans un état second. Je suis concentré vraiment sur le mec en face et ça se passe tout seul. Mais ce qui a fait ma force, c'est peut-être le mental. C'est ce qui fait la différence dans le sport de haut niveau quand les gens arrivent à des niveaux techniques et tactiques assez proches. Et puis, il y a cette notion de plaisir que je mets un point d'honneur à respecter. Mon entraîneur de Tarbes m'a d'ailleurs envoyé un texto qui disait : "Combat, jeu et plaisir". C'est un bon résumé de ma journée.
Que représente cette médaille pour vous ?
N.L. Cette première médaille mondiale, c'est aux Jeux que je l'obtiens. C'est génial, quoi ! Après, j'aurai forcément des regrets de temps en temps car entre vice et champion, ce n'est pas la même chose. Quand on est sportif, on le sait très bien. Mais ça représente quinze ans à s'entraîner durement. J'espère que le travail se concrétisera encore mieux par équipes (ce dimanche).
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