Eurosport
"Les Jeux m'inspirent"
Par
Publié 12/08/2008 à 03:00 GMT+2
Même si elle a raté le podium des deux derniers grands rendez-vous individuels, Laura Flessel espère décrocher une ultime médaille. "Je n'ai rien à perdre", assure l'épéiste de 36 ans, championne olympique en 1996, puis auréolée de bronze (2000) et d'arge
Eurosport
Crédit: Eurosport
LAURA FLESSEL, douze ans après vos titres olympiques en individuel et par équipes à Atlanta, comment abordez-vous le rendez-vous de Pékin ?
L.F. : Tout le monde sait que ce sont mes derniers JO, mais je ne suis pas là pour dire ce sont mes derniers Jeux ou que ce sont mes dernières touches. Parler comme cela, ce serait négatif. De même, je me refuse de comparer ces Jeux avec mes précédents. J'ai fait une croix sur tout le côté sentimental. Je suis aux JO, j'ai cinq matches à faire et à gagner. J'ai déjà cinq médailles olympiques et onze podiums dans des Championnats du monde, je vais essayer de tirer profit de cette expérience pour me faire plaisir mercredi. Mon rêve suprême, c'est d'avoir une médaille.
Qu'est ce qui vous motive encore alors que vous avez déjà tout gagné ?
L.F. : Je suis là car l'escrime me procure du plaisir et de la sérénité. Si j'avais gagné la finale à Athènes (en 2004, battue par la Hongroise Timea Nagy, sacrée également en 2000 mais qui ne s'est pas qualifiée pour Pékin, ndlr), je serais là aussi, car j'aime ce que je fais. J'ai changé de club pour progresser encore, avoir plus de moyens. J'aime la compétition, ce qu'on vit dans un village olympique: on est à côté de l'Italie, de la Chine, en face du Venezuela. Dans notre bâtiment, il y a les judokas, les handballeurs, les joueurs de tennis, on échange beaucoup, cela crée une force. C'est la magie des JO. Les Jeux m'inspirent.
A l'exception de votre titre mondial par équipes en 2008, vos résultats sont mitigés depuis plusieurs mois ?
L.F. : Les podiums avant ces JO, ce n'était pas une fin en soi. L'objectif, c'était Pékin. Avec mes entraîneurs, on a travaillé sur quatre ans, on a tout programmé pour que je sois prête le jour-J. Je suis challengeur, c'est une nouveauté pour moi, c'est pour ça que je dis que je n'ai rien à perdre et que j'ai tout à gagner. Je n'ai pas de titre à défendre, je suis 14e mondiale. C'est celle qui arrivera à gérer le mieux l'envie, l'attente, l'impatience, la peur et la pression qui gagnera. Moi, j'ai mes médailles, mais c'est du passé. A la limite, je suis dans la position dans laquelle j'étais avant Atlanta: j'étais troisième mondiale à cette époque, mais personne ne me connaissait ou ne m'attendait.
Publicité
Publicité