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"Je n'ai pas à rougir"
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Publié 13/08/2008 à 15:00 GMT+2
Venue à Pékin pour décrocher une dernière médaille olympique, la Française Laura Flessel-Colovic a été stoppée mercredi en 8e de finale du tournoi d'épée des JO de Pékin: "Cela fait mal, mais je n'ai pas à rougir", a-t-elle insisté.
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LAURA FLESSEL, que ressentez-vous après votre défaite en 8e de finale contre la Chinoise Li Na ?
L.F. : De la tristesse et de la déception, car ce match était pour entrer en demi et je me serais alors rapprochée d'une médaille. Arriver jusqu'ici, c'est quatre ans de travail qui nous colle à la peau. Lorsque cela marche, très bien, mais lorsque cela ne marche pas, on voit tous les sacrifices par lesquels on est passé et cela fait mal. Mais quand on a tout donné, quand on est en paix avec soi-même, la pilule est moins amère. J'avais les moyens, je n'avais pas été blessée, je voulais vraiment aller jusqu'au bout".
Qu'est-ce qui a fait la différence sur ce match ?
L.F. : Cela se joue sur un mauvais début de match de ma part. Elle avait en tête notre dernière confrontation qu'elle avait perdue et elle n'a pas fait à la même erreur. J'ai fait une mauvaise entame.
Comment avez-vous vécu votre dernière journée de sélectionnée olympique ?
L.F. : Je n'ai pas eu peur, j'ai apprécié tout ce qui venait. J'ai accepté de mal dormir, de me réveiller la boule au ventre et de me battre jusqu'au bout. C'était des jeux différents des précédents, mais je me suis aussi faite plaisir en affrontant des adversaires coriaces, en vivant aussi la polémique lors du match contre Zhong. C'est tout cela la compétition.
Pour la première fois de votre carrière, vous repartez de JO sans médaille...
L.F. : On va voir comment je vais le vivre. Lorsqu'on fait autant de choses, on a envie de revenir chez soi médaillé, là je suis entre la 5e et la 8e place, ce n'est pas une réussite. Je vais prendre du temps pour digérer cela, mais je ne suis pas mauvaise perdante, je n'aime juste pas perdre. Le point positif, c'est que je n'ai pas à rougir et je ne perds pas au premier match, tout le travail que j'ai fait avec mes entraîneurs est un peu récompensé. Avec ou sans médaille à la fin des JO, on se retrouve au chômage psychologiquement, car on a travaillé sur le long terme. Quand on arrive à la fin de cette aventure, on est obligé de se poser des questions.
Vous avez déjà dit qu'il s'agissait de vos derniers JO, mais savez-vous jusqu'où vous allez poursuivre votre carrière ?
L.F. : Pour le moment, je veux partir en vacances. Je peux prendre un mois, peut-être deux ou trois mois de repos. Après une longue préparation, il faut prendre le temps de souffler et de retrouver les joies de la famille, j'ai hâte d'être avec ma puce. Je veux me donner du temps avant de reprendre".
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