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Et 1, et 2, et 3 champions

Et 1, et 2, et 3 champions!
Par Eurosport

Le 15/08/2008 à 21:00Mis à jour

Fabrice Jeannet, Jérôme Jeannet et Ulrich Robeiri ont offert à la France une troisième médaille d'or en remportant l'épée par équipes. Les Bleus ont confirmé leur statut de favoris en s'imposant devant la Pologne (45-29) en finale et donnent à l'escrime t

Elle la tient enfin ! L'équipe de France d'escrime a longtemps attendu, parfois déçu, avant de conquérir finalement son premier titre olympique de ces jeux Olympiques de Pékin. Il faut dire que cette médaille d'or était attendue. Sacrée à Athènes, l'équipe masculine d'épée avait confirmé depuis sa suprématie sur la discipline. Champions du monde et d'Europe, Fabrice Jeannet, Jérôme Jeannet et Ulrich Robeiri arrivaient en Chine avec un statut de favori des plus logiques. Encore fallait-il l'assumer. Après avoir sortis le Venezuela (45-33) en quarts de finale, les Bleus devaient se frotter aux Italiens pour une finale avant la lettre. En s'imposant sans trembler contre les Transalpins (45-39), ils se sont ouverts une voie royale vers un deuxième sacre olympique consécutif. Restait alors à conclure face aux Polonais.

Et ils ont bien conclu. En menant cette finale de bout en bout, la France n'a jamais tremblé et s'est facilitée la tâche. Les frères Jeannet avaient ouvert la voie en remportant leurs deux premiers assauts face à Motyka et Andrezjuk. Le trou, c'est Ulrich Robeiri qui l'a fait. Large vainqueur de Zawrotiniak (5-1), il offrait sept touches d'avance aux Bleus au tiers de cette finale (15-7). Le plus dur était fait et la Pologne n'allait jamais revenir. Fabrice Jeannet, médaillé d'argent en individuel, s'offrait même le luxe de battre Zawrotnyak sans concéder la moindre touche au 6e assaut pour enfoncer encore davantage les Polonais. "C'est chouette, c'est un parcours magnifique, on était intouchable contre la Pologne, on était dans un grand jour, un jour normal pour le talent de nos tireurs. Depuis Athènes, ils sont invaincus dans les rendez-vous planétaires, trois titres mondiaux, Athènes, Pékin, je leur tire mon chapeau, car quand on est favoris, ce n'est pas évident de répondre présent", reconnaissait Stéphane Riboud, l'entraîneur de l'équipe de France.

Lucenay, la fausse note

Faciles vainqueurs au final (45-29), les Bleus sont allés chercher cette médaille d'or qui fuyait le camp tricolore depuis le début des jeux Olympiques. Ils ont confirmé par la même occasion la suprématie des Français sur les épreuves par équipes. Enfin presque. Sur les 22 titres olympiques par équipes décernés depuis le début de l'histoire des J.O, sept sont revenus à la France. Seule l'Italie a fait mieux avec huit médaillés d'or. Les Tricolores positivent également le bilan de l'escrime française, plutôt décevante depuis l'entame des épreuves pékinoises. Après les échecs dans le sabre féminin, les déceptions de Laura Flessel et Fabrice Jeannet, pourtant médaillé d'argent, à l'épée, la France attendait se consécration chinoise. Elle la tient désormais.

Pourtant, la joie n'était pas vraiment visible sur les visages des Français au moment de la remise des médailles. Remplaçant de cette équipe de France, Jean-Michel Lucenay n'a en effet pas été autorisé par l'arbitre à rentrer en jeu. Comme le stipule le règlement, il n'a pas pu monter sur le podium ni même obtenir une médaille. Du coup, il y avait un peu d'amertume dans le clan tricolore à l'issue du triomphe face à la Pologne. "Je suis déçu pour Jean-Michel Lucenay (le remplaçant que l'arbitre n'a pas laissé entrer en jeu, NDLR). C'est une médaille au goût un peu amer", reconnaissait Riboud. Une médaille au goût amer, mais une médaille d'or quand même.

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