"Je n'aime pas trop faire de bruit, et ça me paraissait logique de l'annoncer à la fin des Mondiaux. Le bon moment, c'était après les championnats du monde", a expliqué Lucenay. "Il me fallait du temps pour l'accepter, réaliser. Après les Jeux, j'avais le sentiment que je pouvais continuer encore une saison, j'avais beaucoup d'envie", a-t-il ajouté. Sa décision n'a pas été compliquée, l'arrivée fin janvier de son troisième enfant ayant "un peu changé les choses".

Natif de Fort-de-France (avril 1978), Lucenay est arrivé à l'Insep en 1998 et a été à la croisée de deux générations d'épéistes français parmi les plus grands, tels que Eric Srecki, Hugues Obry, Rémi Delhomme ou encore Jean-Noël Ferrari. Il remporte son premier titre mondial par équipes en 2002 à Lisbonne, mais accuse le coup et ne revient au plus haut qu'en 2006.

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Génération dorée à l'épée

Aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008, il assiste comme remplaçant du bord de la piste au sacre des épéistes tricolores, Fabrice et Jérôme Jeannet et Ulrich Robeiri, rentrant ainsi de Chine sans médaille. Egalement remplaçant à Rio, il rentre cette fois-ci en jeu en finale et décroche avec Gauthier Grumier, Daniel Jérent et Yannick Borel, l'or olympique.

Lui qui rêvait de devenir champion de France quand il était jeune (il le deviendra en 2012), quitte l'escrime avec un palmarès d'un titre olympique par équipes, cinq titres mondiaux collectifs et un titre individuel européen à... Leipzig en 2010, année où il prend également le bronze aux Mondiaux à Paris en solo.

Il est le troisième épéiste d'une génération dorée à prendre sa retraite après Grumier, qui s'est arrêté après Rio, et Robeiri, parti à la retraite juste avant les JO 2016.