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La fièvre du samedi soir

La fièvre du samedi soir
Par Eurosport

Le 16/01/2011 à 11:52Mis à jour Le 16/01/2011 à 15:19

Au terme d'un match dantesque et d'un formidable comeback, Pittsburgh a sorti Baltimore, son meilleur ennemi, samedi (31-24) pour se hisser en finale de conférence. Un match marqué par la suprématie des défenses et par le talent de Ben Roethlisberger, une fois encore décisif dans les moments clés.

NFL PLAYOFFS - AFC - 2e TOUR

PITTSBURGH-BALTIMORE: 31-24 (7-14, 0-7, 14-0, 10-3)

Entre Pittsburgh et Baltimore, on sait à quoi on a droit. Du bon vieux football à l'ancienne, un duel hyper physique, deux énormes défenses, et un suspense au couteau. Nous avons encore eu tout ça samedi soir au Heinz Field, avec l'intensité des playoffs en prime. Mais il y a une autre constante dans les duels entre Steelers et Ravens: à la fin, ce sont toujours les premiers qui gagnent, en tout cas quand Ben Roethlisberger est sur le terrain. Le quarterback des Steelers n'a plus perdu face à Baltimore depuis sept matches. Il a une fois de plus gagné son duel à distance avec Joe Flacco. A ce jour, la différence entre les deux équipes se situe là et pas ailleurs.

Pourtant, Baltimore a bien cru tenir sa victoire samedi en territoire ennemie. A la pause, l'affaire était même presque dans le sac. Si Pittsburgh avait trouvé la faille dès son premier drive (Mendenhall à la course), les joueurs de John Harbaugh ont répliqué aussitôt (Ray Rice, toujours à la course). Puis c'est leur défense qui a parlé. Un fumble de Roethlisberger provoqué par Terrell Suggs amenait un touchdown défensif sur une action confuse puis une seconde perte de balle, de Mendenhall cette fois, était converti dans la foulée en touchdown par Flacco, lequel trouvait son tight end, Todd Heap. Résultat, au retour aux vestiaires, Pittsburgh se retrouvait mené 21-7. Deux touchdowns de handicap, face à une telle défense, la mission semblait presque impossible.

Un troisième quart-temps d'anthologie

Mais les Steelers ont alors produit un troisième quart-temps d'anthologie, un des plus fantastiques de l'histoire pourtant glorieuse de la franchise. Et comme souvent à Pittsburgh, tout est parti de la défense. En trois possessions, Baltimore allait commettre trois turnovers: un fumble de Ray Rice provoqué par Ryan Clark, une bourde du centre Matt Birk sur un snap puis une interception de Flacco (Ryan Clark, encore). Les deux premières pertes de balle étaient converties en touchdown par Roethlisberger, sur des passes vers Heath Miller et Hines Ward. La troisième amena un field goal de Shaun Suisham pour permettre à Pittsburgh de reprendre la main (24-21). Après un nouveau field goal de Billy Cundiff, le score était de 24 partout lorsque Ben Roethlisberger a repris le ballon, à moins de quatre minutes de la fin.

La star des Steelers a alors sorti le grand jeu, sur deux situations de troisième tentative. Il a d'abord trouvé Hines Ward pour maintenir son drive en vie puis, sur 3e et 19, il a lancé une merveille de passe pour son receveur rookie Antonio Brown: 58 yards, sa plus longue passe de la saison. Au bon moment. Pittsburgh se retrouvait à quelques yards de la ligne et Mendenhall allait conclure ce drive décisif (31-24). Au terme de ce formidable comeback, les Steelers se qualifient pour leur 4e finale de conférence en sept années de l'ère Roethlisberger. "On parle beaucoup de Brady et Manning mais ce que je peux vous dire, c'est que quand il est là, je sais que nous avons une chance de gagner", dit de lui Hines Ward. Big Ben a fini avec 101.8 de rating, 2 touchdowns, aucune interception et 226 yards.

Si elle a été longue à se dessiner, la victoire de Pittsburgh est logique. Baltimore n'a gagné que 126 yards en attaque, une misère, et obtenu seulement 12 first downs, contre 21 aux Steelers. "Nous avons une grande équipe, comme eux, mais pour l'instant, ils savent conclure les matches, pas nous. Nous y sommes presque, mais nous n'y sommes pas encore", admet Joe Flacco. Pittsburgh affrontera la semaine prochaine New England ou les Jets, deux équipes qui ont battu les Steelers en saison régulière. Mais les hommes de Mike Tomlin préfèreraient sans doute jouer les Jets. Non seulement parce qu'ils évolueraient à domicile, mais surtout parce que les Patriots leur posent un problème presque insoluble depuis 10 ans. Mais les Steelers reviennent de si loin que rien ne leur semble impossible aujourd'hui.

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