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"Une situation critique"
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Publié 30/03/2007 à 16:00 GMT+2
EXCLUSIF : Avant le choc face à Schalke 04, samedi, Roy Makaay se livre sur la situation du Bayern, 4e de Bundesliga. Le Néerlandais reconnaît que le club munichois a besoin d'un meneur de jeu et doit retrouver le plaisir de jouer. Les deux prochaines sem
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ROY MAKAAY, selon votre entraîneur Ottmar Hitzfeld, le Bayern est aujourd'hui dans une "situation critique"...
R.M: Bien sûr que les choses sont critiques. Nous n'avons pas atteint notre objectif minimum, c'est-à-dire accrocher la troisième place. C'est pour ça que nous devons assurer cette place aussi vite que possible, de manière à jouer à nouveau la Ligue des Champions l'an prochain. Nous avons deux week-ends importants qui arrivent. En plus du déplacement chez le Milan AC en Ligue des Champions, nous avons encore les matches contre Schalke, Hanovre et Leverkusen qui nous attendent. Vous ne pouvez pas vraiment savoir si ce sont de bons ou de mauvais matches mais il faudra faire très attention maintenant.
Vous disiez récemment qu'il s'agirait d'un miracle si vous décrochiez le titre. Cela ne ressemble pas au discours habituel du Bayern...
R. M. : On se doit d'être réaliste. Il reste huit matches à jouer et il nous manque encore neuf points. Même si le Bayern a déjà réalisé d'incroyables performances par le passé, ce sera très difficile, particulièrement avec deux autres équipes - Brême et Stuttgart - qui sont encore en course.
En pré-saison, vous aviez pourtant réussi un excellent tournoi à Dubaï. Comment expliquez-vous votre manque de forme ?
RM: Je ne sais pas si cela a été le meilleur tournoi de tous les temps. Nous avons perdu la première rencontre face à Dortmund, où nous avons commis beaucoup d'erreurs. Mais regardez où est Dortmund maintenant au classement. Tout le monde annonçait que le club serait dans la course pour l'UEFA. Maintenant, ils font tout leur possible pour éviter la relégation. Malheureusement, dans le football, une bonne préparation ne fait pas tout. Cela peut aussi être valable pour l'équipe nationale d'Allemagne. Avant la Coupe du monde, personne n'avait bien travaillé pour cette compétition mais, au final, ils ont fini troisièmes.
Schalke 04 est en tête sans avoir véritablement dominé le championnat. Qu'ont-ils de plus que le Bayern ?
R.M. : (Rires) Neuf points de plus !
Mais encore ?
R.M. : Schalke a très bien débuté après la trêve hivernale mais ils ont ensuite connu un petit coup d'arrêt. Ça nous a alors permis de réduire l'écart à six points. Malheureusement, nous avons laissé échapper cinq points lors de nos deux derniers matches mais c'est le football. Le match contre le Werder a été un tournant. Nous aurions vraiment dû l'emporter 5-0 mais le Werder a réussi son seul tir du match et s'en est sorti avec un point. Ensuite, nous avons eu la malchance de perdre en encaissant au but de l'année à Francfort. On peut dire que le Bayern n'a pas eu la réussite qu'il avait les saisons précédentes.
Claudio Pizarro déclarait récemment que c'est le plaisir de jouer qui manquait au Bayern. Est-ce le cas ?
R.M. : Il y a toujours beaucoup de plaisir au sein de l'équipe. Bien sûr, vous prenez davantage de plaisir lorsque vous gagnez comme ce fut le cas pour nous il y a quelques semaines alors que nous avions remporté deux ou trois matches d'affilée en Bundesliga puis dominé le Real Madrid en Ligue des Champions. Maintenant, à nous de ramener ce plaisir dans notre jeu en gagnant tous nos matches lors des deux prochaines semaines.
Il manque toujours un véritable meneur de jeu au Bayern. Comment le vivez-vous en tant qu'attaquant ?
R.M. : C'est vrai que, tout le monde le voit, au moins en Bundesliga, il nous manque un numéro 10. Nous nous en sommes bien sortis sans meneur en Ligue des Champions. Mais en championnat, lorsque nous avons affronté de soi-disant petites équipes qui jouaient toutes derrière, il nous a manqué quelqu'un capable de lancer les attaquants derrière la défense et leurs offrir des occasions de but nettes.
Quel meneur de jeu devrait tenter de faire venir le Bayern ?
R.M. : Aucune idée. Tout ce que je sais, c'est que les indemnités de transfert sont très élevées aujourd'hui. Un joueur qui est estimé à deux millions d'euros peut s'avérer plus rentable que celui que vous achetez vingt millions. Il ne s'agit pas seulement de trouver un bon joueur, il faut aussi qu'il s'intègre parfaitement dans l'environnement de l'équipe. Dans le passé, le Bayern a toujours recruté des joueurs qui cadraient parfaitement avec la mentalité du club. Je suis persuadé que les personnes responsables du recrutement trouveront un tel joueur pour la saison prochaine, qui que ce soit.
En Bundesliga, quatre équipes sont en course pour le titre alors que le reste se bat pour se maintenir. Comment jugez-vous le niveau du championnat allemand par rapport aux autres ligues ?
R. M. : Les grandes stars choisissent toujours les autres ligues plutôt que la Bundesliga. Cela a toujours été le cas, et personne ne changera ça. En Italie et en Espagne, le climat joue beaucoup. En Angleterre, on peut voir que les stars étrangères ont porté la Premiership depuis des années. Mas je crois toujours que la Bundesliga est bien meilleure cette année. Nous avons atteint les quarts de finale de la Ligue des Champions, et Brême et Leverkusen sont encore en course en Coupe UEFA.
L'aspect financier joue-t-il également un rôle important ?
R.M. : Quand j'étais à La Corogne, n'importe quel autre club de Bundesliga aurait pu me contacter, je n'aurais même pas considérer leurs offres. Le Bayern Munich était le seul club qui m'intéressait. Bien sûr, l'argent joue un rôle important. Uli Hoeness et Karl-Heinz Rummenigge eux-mêmes ont mis en avant l'écart important entre les revenus télé du Bayern et ceux des autres grands clubs d'Europe. Vous ne pouvez pas gagner sur ce terrain. Mais depuis des années le Bayern essaye de maximiser les choses à sa façon et les choses resteront toujours de la sorte.
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