Auxerre à bout de force

Le compteur de l'AJA va bientôt arriver à 50 matches cette saison. Guy Roux de surcroît obligé de "bricoler" sa défense face à une équipe de la fraîcheur du CSKA Moscou, jeudi soir, en Coupe de l'UEFA, ça n'a pas pardonné...

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Auxerre, usé par la répétition des matches et des blessures, a, sauf exploit improbable jeudi prochain dans l'Yonne, atteint le bout de sa route dans la Coupe de l'UEFA, jeudi à Moscou, où il a craqué (0-4) en quart de finale aller, face à une équipe du CSKA très incisive.
Pour une AJA encore en lice dans trois épreuves - C3, Championnat, Coupe de France - qui s'apprête à franchir la barre des cinquante matches cette saison, le combat moscovite - son 11e en Europe cette saison - aura, en quelque sorte, été celui de trop. Privé, entre autres, de Cheyrou et Bolf depuis plusieurs rencontres, Auxerre, en perte de vitesse, avait déjà eu très chaud samedi en Championnat, ne devant son salut face à Nantes qu'à une fin de match énergique (2-1).
Cette fois, contre un CSKA Moscou en plein ascension qui a débuté sa saison 2005 il y a moins d'un mois, l'AJA a fini par perdre l'équilibre et même "exploser", selon l'aveu de son entraîneur Guy Roux. Loin d'être ridicules, les Bourguignons ont en réalité longtemps fait jeu égal ou presque avec leur adversaire. "A 1-0, on a encore plutôt le match en main" , jugeait même le jeune défenseur Younes Kaboul.
Mais, à bout de souffle, ils ont au final été incapables de contenir les hausses de rythme du CSKA, avec pour point de rupture la balle d'égalisation à 1-1 manquée par Benjani, peu avant l'heure de jeu. "Nous n'avons pas pu présenter une équipe compétitive pour la Coupe d'Europe" , se lamentait Guy Roux. "Je n'avais jamais autant pratiqué de bricolage en défense", ajoutait-il, en allusion notamment à la titularisation de dernière minute de Recorbet, appelé à remplacer Sagna, touché au dos, dans un couloir droit qui vit venir trois des quatre buts moscovites, par Zhirkov.
Cauchemardesque
"Je n'ai pas envie d'accabler de joueurs en particulier" , rétorquait l'entraîneur de l'AJA qui reconnaissait en revanche avoir vécu l'une de ses pires soirées de Coupe d'Europe. Avec comme période cauchemardesque, celle ouverte à la 63e minute par le penalty de Ignashevich et refermée par le quatrième but, de Gusev, tout juste entré en jeu, à la 78e, l'exclusion de Mignot (84) ne relevant elle déjà plus que de l'anecdote. "Chaque action donnait le sentiment d'une tornade", soupirait le gardien, Fabien Cool.
Au bout du compte, le voeu de Guy Roux de "laisser un sens au match retour" n'aura pas été exaucé: "Je connais trop le football pour ne pas savoir qu'avec nos blessés, nous aurions du mal contre huit costauds et trois virtuoses", expliquait-il. Une réalité que les joueurs admettaient, eux, à demi-mot seulement. "On ne va pas dire que c'est cuit, mais il faudra se retrousser les manches bien haut", affirmait Violeau, tandis que son entraîneur parlait de faire "honneur" et de "donner du plaisir" au public de l'Abbé-Deschamps.
Mais pour l'actuel cinquième de la L1 et quart de finaliste de la Coupe de France, l'essentiel est sans doute désormais ailleurs, ainsi à Ajaccio, dès dimanche. "Dans une saison comme la nôtre, extrêmement complexe, il faut savoir se remettre vite en marche", concluait Guy Roux, soucieux d'aiguiller ses troupes sur un nouveau chemin qui, sauf miracle, ne passera pas par Lisbonne, théâtre de la finale de la C3, le 18 mai prochain.
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