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L'arbitrage vidéo conservé, la prise de contrôle par des investisseurs majoritaires rejetée

L'arbitrage vidéo conservé, la prise de contrôle par des investisseurs majoritaires rejetée
Par AFP

Le 22/03/2018 à 17:46

BUNDESLIGA - La Bundesliga a décidé jeudi de pérenniser l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) à l'issue d'une saison de test, à l'unanimité des 18 clubs de première division allemande, moins une abstention. Le projet qui aurait permis d'ouvrir leur capital à des investisseurs majoritaires a été repoussé.

Après des débuts chaotiques, la VAR s'est imposée dans le paysage du championnat d'Allemagne. Par rapport au début de saison, les polémiques sur le rôle de l'assistant vidéo se sont apaisées, au fur et à mesure que les arbitres "en studio" intervenaient moins souvent et se concentraient sur les actions "évidentes". Ce vote a été rendu possible par une décision prise le 3 mars par l'International Football Association Board (IFAB), garant international des lois du jeu (comme son homologue en rugby): l'autorisation d'utiliser la VAR dans toutes les compétitions.

L'assistance vidéo pratiquée cette saison dans certains pays l'était uniquement à titre de test. En Allemagne, elle a suscité des polémiques au début en raison des temps d'interruption du jeu et de décisions controversées qui ont démontré que la vidéo, si elle limite nettement le nombre d'erreurs d'arbitrage, ne les élimine pas toutes. La deuxième division allemande devrait tester "à blanc" la VAR la saison prochaine et prendre ensuite une décision sur son introduction - ou non - pour la saison 2019-2020.

Le "non" l'emporte pour le démantèlement de la règle dite des "50+1"

Les 36 clubs professionnels du football allemand ont voté jeudi contre un projet qui aurait permis d'ouvrir leur capital à des investisseurs majoritaires, après plusieurs mois d'un débat ayant parfois laissé penser que cette mesure serait adoptée. Réunis en assemblée générale, les clubs de première et deuxième division ont finalement dit "non" au démantèlement de la règle dite des "50+1". Cette règle oblige l'association fondatrice d'un club à détenir au moins 50% des parts plus une, et interdit de facto la prise de contrôle par un investisseur ou un mécène.

L'idée de supprimer ce "50+1", lancée à l'origine par le directeur général de la Ligue (DFL), Christian Seifert, s'est heurtée à une violente opposition des associations de supporters, directement associées à la gestion de la majorité des clubs en Allemagne, dont les riches Bayern Munich et Borussia Dortmund. La sacro-sainte règle est, dans les faits, adoucie par certaines clauses permettant notamment à un investisseur de prendre le contrôle d'un club s'il l'a soutenu sans interruption et de façon conséquente pendant plus de 20 ans. Ce qui donne à Bayer et à Volkswagen le droit de contrôler Leverkusen et Wolfsburg, et au milliardaire Dietmar Hopp celui d'être propriétaire de Hoffenheim.

Les dirigeants de la Ligue avaient plaidé pour cette mesure en constatant le recul progressif mais régulier des résultats des clubs allemands sur la scène européenne. Plusieurs d'entre eux, soutenus également par l'homme fort du Bayern Munich Karl-Heinz Rummenigge, s'alarment de voir la Bundesliga perdre saison après saison son attractivité pour les grands joueurs, et sa crédibilité sportive en Europe, notamment face à la Premier League anglaise et la Liga espagnole. Cette saison, seul le Bayern Munich est sorti victorieusement de la phase de poules de Ligue des champions. Leipzig et Dortmund, troisièmes de leurs groupes respectifs, ont été reversés en Europa League. Les trois autres clubs entrés directement en Europa League n'ont pas franchi la phase de poules.

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