L'Afrique retrouve le nord

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La CAN 2004 est incontestablement marquée par le retour au premier plan des pays de l'Afrique du nord. La Tunisie et le Maroc, qualifiés pour les demi-finales, mais aussi l'Algérie, auteur d'un parcours prometteur, ont rééquilibré les forces d'un continen

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Crédit: Eurosport

Deux équipes nord-africaines présentes dans le carré d'as de la CAN, voilà qui était loin d'être évident au coup d'envoi de la compétition. La Tunisie, chez elle, et le Maroc, ont relevé le défi. Sans oublier l'Algérie, que l'on avait pas vu évoluer à ce niveau depuis des lustres. Quoi qu'il advienne désormais d'ici la fin de la compétition, l'édition 2004 restera marquée par ce retour sur le devant de la scène de pays trop longtemps restés en retrait.
Dans les années 80, Maroc, Algérie et Egypte constituaient les porte-drapeaux du Continent. On leur doit les premiers grands exploits africains sur la scène internationale, comme la victoire algérienne sur l'Allemagne lors de la Coupe du monde 1982, ou la qualification marocaine pour les huitièmes de finale, au Mexique, quatre ans plus tard. Une première historique, à l'époque.
Une décennie en enfer
Mais depuis le début des années 90, le Nord était rentré dans le rang, passant une décennie en enfer, supplanté par ses voisins sub-sahariens. Le Cameroun, le Nigeria et enfin plus récemment le Sénégal ont émergé, trustant les honneurs, que ce soit lors des dernières Coupes du monde ou aux Jeux Olympiques. Sur les six dernières éditions de la CAN, seules l'Egypte et la Tunisie ont réussi à se hisser en finale, les deux dernières opposant le Cameroun au Nigeria, puis le Cameroun, toujours, au Sénégal. Tout un symbole.
Aujourd'hui, le rééquilibrage est en cours et une finale Tunisie-Maroc n'a rien d'utopique. Le plus rassurant, c'est que ce retour en force repose sur des vertus collectives retrouvées. Si les grandes stars du continent restent pour le moment camerounaises (Eto'O), sénégalaises (Diouf) ou nigériane (Okocha), le jeu proposé par exemple par le Maroc ou l'Algérie est apparu beaucoup plus structuré que prévu.
Cap sur 2006
Les Lions de l'Atlas en sont la meilleure la preuve. Au Maroc, la star, c'est le collectif. Mais les Chamakh, Zaïri, Hadji, El Karkouri et autre Regragui ont su se fondre dans le même moule pour conduire le Maroc en haut de l'affiche. Habile compromis entre vieux brsicards expérimentés derrières et jeunes pousses affamées devant, la sélection de Badou Zaki a tout simplement retrouvé une âme, tout comme sa voisine algérienne. Le football africain ne peut que s'en féliciter.
Il reste maintenant à capitaliser sur cette vague du renouveau. Dès cette semaine, en allant cherche le titre. Mais surtout au-delà. Les éliminatoires du Mondial 2006 seront à ce titre un probant révélateur. En 2002, la Tunisie était le seul représentant nord-africain au Japon et en Corée, sur cinq qualifiés. Marocains, Algériens et Tunisiens devront prouver dans les deux années qui viennent que l'embellie entrevue depuis deux semaines n'est pas que passagère...
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