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La Guinée sans pression
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Publié 02/02/2004 à 19:03 GMT+1
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Crédit: Eurosport
La Guinée arrive en quarts de finale sur la pointe des pieds. Sorti de justesse du groupe A avec une seule petite victoire au compteur, le Syli national débarque en quarts de finale avec la pancarte de victime sur le dos. C'est simple : Côte d'Ivoire-Guinée, c'est un peu David contre Goliath. Un monde semble séparer les deux formations. Dans tous les compartiments du jeu, les Guinéens sont en retard sur leur adversaire du jour. Alors que les Ivoiriens disposent de joueurs de classe mondiale, la Guinée présente des éléments évoluants dans des clubs mineurs d'Europe ou en Afrique et en Turquie.
Mais surtout à l'heure où Gili se pose des questions de riche sur le faible temps de jeu accordé à ses remplaçants, la Guinée va devoir se passer de sa star Pascal Feindouno, suspendu après avoir donné un coup de pied à un Marocain. Un vrai coup dur puisque le Stéphanois est le seul Guinéen à pouvoir lutter techniquement avec les stars ivoiriennes. ... "Il faudra compenser avec beaucoup de jeu collectif, explique le sélectionneur de la Guinée, Robert Nouzaret. Non pas qu'on ne joue pas collectivement avec lui, mais toutes les balles passent par lui. Il est la solution. Là, tout le monde sera obligé de faire un peu plus".
En l'absence du Stéphanois, ce sera donc à Fodé Mansaré d'animer le jeu guinéen. "Moi je n'ai pas la pression, c'est les Ivoiriens qu'ils l'ont", prévient le Toulousain. Et c'est bien là l'atout principal du Syli national. La Guinée n'a rien à perdre et compte bien jouer libéré. Histoire de faire mentir les pronostics. "Une fois qualifiés pour la CAN, j'ai dit que quand on a fini les poules, on va à Accra pour gagner la Coupe, conclut Nouzaret sur une pirouette." Et comme tout le monde attend la Côte d'Ivoire en demies, il n'a pas eu de peine à motiver ses hommes. "Plus on veut réduire notre rôle, plus ça fait grandir mes joueurs".
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