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"Clown de merde", "pauvre type" : insultes entre avocats, audience suspendue au procès Diego Maradona
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Mis à jour 14/07/2026 à 21:55 GMT+2
Insultes, menaces, défi d'en venir aux mains : le procès de la mort de Diego Maradona a vécu mardi une poussée de fièvre, avec une suspension d'audience à la suite de l'altercation entre deux avocats.
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Video credit: Eurosport
Le procès autour de la mort de Diego Maradona a connu un mardi enflammé. L'incident a opposé un avocat des filles aînées de la légende argentine, Fernando Burlando, et celui du principal accusé Leopoldo Luque, le neurochirurgien et médecin de confiance de l'idole en 2020 à l'époque de sa convalescence post-opératoire, lors de laquelle il décéda.
Burlando, visiblement mécontent de la coopération d'un témoin à la barre - un ex-garde de sécurité de Maradona - a demandé au tribunal de le mettre en garde contre tout faux témoignage. Le témoin évoquait alors la place du Dr Luque dans l'entourage médical de la star.
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L'avocat de Luque, Francisco Oneto, a réagi en dénonçant une menace voilée. "La menace, elle est pour ton client", a grincé Me Burlando, en référence a la peine de prison (de huit à 25 ans) qu'encourent les accusés.
Le ton est rapidement monté entre les deux conseils qui s'approchèrent l'un de l'autre dans la salle. Les juges ont ordonné une interruption d'audience "jusqu'à ce que vous vous calmiez", a lancé le président Alberto Gaig aux deux hommes.
La prochaine fois que se produit une agression, vous serez expulsés
Mais à l'extérieur, les invectives ont repris de plus belle entre les deux avocats, désormais nez-à-nez : "Pauvre type !" "Clown de merde !" "Et bien me voilà, qu'est-ce que tu vas faire ?" Le tout au milieu d'un cercle de policiers, confrères et journalistes. Jusqu'a ce qu'un procureur et un policier les éloigne, évitant de peu un contact physique, a constaté l'AFP.
L'audience a repris au bout de 40 minutes, non sans une mise en garde du président aux deux avocats : "La prochaine fois que se produit une agression, vous serez expulsés".
Le procès sur la mort de Maradona, a raison de deux audiences par semaine, entre dans son quatrième mois à San Isidro (nord de Buenos Aires). Sept professionnels de santé (médecin, psychiatre, psychologue, infirmiers) sont jugés pour potentielles négligences ayant contribué à la mort de l'astre du football argentin.
Il est décédé à 60 ans le 25 novembre 2020, d'une crise cardiorespiratoire couplée à un oedème pulmonaire, seul sur son lit d'une maison louée pour sa convalescence à Tigre (nord de Buenos Aires). Après, selon des témoignages de médecins-légistes, il a connu plusieurs heures d'agonie.
Tous les accusés nient la moindre responsabilité dans la mort de Maradona, se retranchant la plupart derrière leur spécialité, leur rôle segmenté, sans lien direct avec les causes cliniques du décès. Le procès pourrait s'étirer jusqu'en août.
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