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L'OL se l'était promis
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Publié 28/04/2012 à 23:28 GMT+2
C'est grâce à sa première mi-temps autoritaire que Lyon a remporté sa finale. Rien à voir avec le non-match d'il y a deux semaines contre l'OM.
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Lyon n'a pas raté sa finale car il n'a pas raté son entrée en matière. Passés à côté de leur dernière sortie au Stade de France lors de la finale de la Coupe de la Ligue face à Marseille (1-0 a.p.) il y a deux semaines, les Gones ont pris Quevilly par le bon bout pour rajouter enfin une ligne à leur palmarès après quatre ans de disette. Mais comme le résume bien le score (1-0), la partie n'a pas été un long fleuve tranquille pour les protégés de Rémi Garde. Malgré les deux divisions d'écart, Quevilly n'a pas démérité, loin de là. Mais les Normands, portés par tout un peuple jaune et noir, ont, eux, mis quelques minutes de trop à prendre la température du pré dyonisien. Presque quarante-cinq en fait. On ne gère pas la pression d'une finale de Coupe de France aussi facilement quand on vient de National.
La première mi-temps a été à sens unique. Bien en place tactiquement, l'OL n'a pas laissé beaucoup d'occasions aux amateurs de mettre en pratique leur jeu à une touche de balle et d'exploiter leur vivacité, qui avait surpris Marseille (3-2 a.p.) ou encore Rennes (2-1) cette saison. A l'image de Maxime Gonalons (après une entrée en matière délicate), les Gones ont remporté pendant de longues minutes le combat physique pour empêcher les Normands de se retourner et d'exploiter leurs rares opportunités.
Plus équilibré après la pause
Bien installés dans le camp de l'USQ, les Lyonnais ont mis le pied sur le ballon et tenté de trouver des solutions avec un jeu posé fait de passes courtes pour trouver le décalage. Lors de cette première période, les qualités techniques du trio Gourcuff-Lisandro-Lacazette ont reflété l'écart de divisions. Et mis à mal la défense normande, comme l'a illustré le bel enchaînement conclu par Lisandro (1-0, 26e). Le score aurait pu être plus lourd sans quelques ratés lyonnais.
Au retour des vestiaires, Quevilly a montré un autre visage. Lyon aussi. Beaucoup plus proche de celui des dernières semaines. Moins présent au pressing, l'OL, visiblement tenté de gérer son avance et de tuer le match en contre, a levé le pied et a offert l'opportunité à Quevilly de jouer plus haut. Les Normands, coupables de trop d'approximations, se sont enfin lâchés et ont eu quelques opportunités, sans vraiment inquiéter Hugo Lloris sauf sur une contre-attaque conclue par une frappe que le portier de l'équipe de France a dû détourner sur la barre (66e). Lyon a bien obtenu les contres qu'il convoitait mais Briand (85e) et Gonalons (88e) n'ont pas su conclure le travail. Il y aura eu deux mi-temps mais qu'un seul vainqueur. Celui de la logique sportive même si les Normands peuvent se targuer d'avoir remporté leur match en tribunes.
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