Le Père Noël est passé deux fois cette année du côté du Red Star. Le 12 décembre, à l'occasion du tirage au sort des 32e de finale de la Coupe de France. Il reviendra samedi 7 janvier au Stade de France, où le club de National accueille l'Olympique de Marseille pour une rencontre dont personne n'aurait rêvé il y a encore quelques semaines. Evidemment, l'OM suscite l'excitation dans les rangs audoniens mais aussi une forme de crainte, qui n'est pas seulement liée au prestige de l'opposition proposée au 18e de National. Samedi, l'enjeu ne sera pas seulement sur la pelouse. Mais autour.

Pour un club comme le Red Star, qui est passé par un dépôt de bilan en 2003 et a relancé son histoire en Division d'Honneur, organiser un tel événement n'a rien d'anodin. Surtout lorsqu'on voit les choses en grand. Mais le jeu en valait la chandelle. "C'est une vraie opportunité pour le club de mettre un peu en lumière ce que l'on tente de mener au quotidien. Un match comme celui-ci amène de la lumière sur notre projet", nous confie Pauline Gamerre, directrice générale du club audonien.

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Crédit: Eurosport

"Le Stade de France s’imposait un peu"

"Il y avait un pari à faire. On savait que l'on ne pouvait pas jouer à Bauer. Il n'y avait pas tant de choix possibles pour recevoir l'Olympique de Marseille. Il y avait Charléty ou le Stade de France. Charléty, c'était l'option raisonnable. Le Stade de France, c'est le 93 et pour nous, il était important d'être dans notre département, dans notre territoire", ajoute-t-elle, avant d'insister quant au projet du club. "On souhaite défendre des valeurs sur la richesse du territoire. Le Stade de France s'imposait un peu, avec la chance de jouer l'OM et son pouvoir d'attraction."

Pour que la fête soit belle et sans arrière-goût, il faudra évidemment que le Red Star fasse bonne figure. Et ne reparte pas avec la gueule de bois en évitant les pertes. Quand on présente un budget de 2,3 millions d'euros, ça compte. L'idée n'est d'ailleurs pas de gagner de l'argent. Mais de ne pas en perdre. Pour ce faire, le consortium du Stade de France, la mairie de Saint-Ouen (qui a acheté 3 000 places), celle de Saint-Denis ou le Conseil général (2 000 places achetées) ont aidé à "couvrir le risque", selon Pauline Gamerre.

"La Ligue 2 en 2015"

"Si on gagne un peu d'argent, tant mieux. Mais il faut d'abord ne pas en perdre et réaliser une grande fête, explique-t-elle. Il est difficile d'avoir une visibilité exacte mais plus il y aura du monde, plus il y a des coûts. Je pense qu'on est en train d'atteindre un seuil. (...) On devrait arriver autour de 30 000, 35 000 spectateurs. On devrait équilibrer." Dans ces coûts, il faut prendre en compte 130 000 euros pour la sécurité. L'OM qui monte à Paris, cela génère une forme de crainte. "Ce n'est pas un match classé à hauts risques. On se doit d'être vigilant mais il n'y a pas d'alerte rouge", rassure-t-elle néanmoins.

Crédit: AFP

Red Star - Olympique de Marseille doit être avant tout être une parenthèse enchantée. De là à faire un peu d'ombre au PSG, il n'y a qu'un pas... que personne ne franchit. Là n'est d'ailleurs pas le but : "Ce serait prétentieux. Plus beaucoup de clubs évoluent dans la même catégorie que le PSG. C'est vraiment toute la problématique du deuxième club parisien. On ne veut pas créer un deuxième club parisien mais redonner toute sa légitimité au Red Star et la place qui est la sienne. L'objectif, c'est la Ligue 2 en 2015. Si on peut avoir un petit coup de pouce…"

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