OGC Nice - Francis De Taddeo : "Gérer un attaquant comme Elye Wahi, c'est particulier, mais pas compliqué"
Par Timothé Crépin
Mis à jour 22/04/2026 à 20:21 GMT+2
Ancien entraîneur et formateur français reconnu, Francis De Taddeo était directeur du centre de formation de Caen et de Montpellier quand Elye Wahi était à Malherbe et à la Paillade dans son cursus. Il raconte son histoire avec l'attaquant de l'OGC Nice, à la trajectoire loin d'être linéaire et sans embûches, mais aux qualités indéniables.
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Quand on est un formateur de longue date comme vous, qui avez vu passer des dizaines et des dizaines de joueurs, est-ce qu'on prend le temps de garder un œil sur quelqu'un comme Elye Wahi ?
Francis De Taddeo : Forcément. On a partagé beaucoup de choses ensemble, souvent des choses très agréables. Mais il n'y a pas que lui. Ça fait quarante ans que je fais de la formation, je garde un œil actif sur les joueurs.
Si vous deviez résumer la carrière professionnelle d'Elye Wahi en un mot...
F.D.T : Début. Sa carrière en est à son tout début. Ça reste un jeune joueur, qui a 23 ans. Les attaquants, les buteurs ont plusieurs vies. Il y a le buteur juvénile, précoce, souvent des garçons qui brillent par leur insouciance : il a eu ça, Michel Der Zakarian lui a fait faire ses premiers pas à 17 ans. Tout de suite, ça brille. L'histoire retient qu'il est le deuxième plus jeune buteur en Ligue 1, derrière (Kylian) Mbappé et devant (Karim) Benzema (Elye Wahi est le deuxième joueur français à avoir marqué le plus de buts avant ses 20 ans). Ce n'est pas rien. Et dans un club qui n'est pas un top club en France, quand les deux autres jouaient à Monaco puis au PSG (Mbappé), et à Lyon (Benzema). Pour Elye, Montpellier, c'était un club plutôt intermédiaire. Donc marquer autant de buts démontrait un certain talent, une certaine personnalité. Ensuite, il a eu ce transfert à Lens qui devait le propulser vers la Ligue des Champions. Les gens se sont beaucoup interrogés là-dessus. Et c'est vrai que les choses ne se sont pas forcément bien passées. Il y en a qui ont dit qu'il s'était endormi, d'autres que c'était le salaire, d'autres que c'était le transfert, d'autres qu'il n'avait pas les épaules...
Et le voilà désormais à la relance à Nice.
F.D.T : Aujourd'hui, il est au Gym. Il a eu une blessure assez sérieuse, qui a coupé son élan (Il n'a pas joué entre mi-février et mi-mars pour une blessure à la cheville alors qu'il avait inscrit trois buts sur ses quatre premiers matchs de Ligue 1 depuis son arrivée à Nice, en prêt de Francfort, cet hiver). Il m'avait appelé en décembre en me demandant mon avis. À ce moment, à Nice, c'était (Franck) Haise le coach. Puis il s'est fait remercier et, Claude Puel arrivant, je me suis dit que c'était tout aussi bien, Puel ayant l'habitude de lancer des jeunes joueurs. Ça s'est bien passé au départ, il a été actif dans les résultats.
Montpellier, Lens, Marseille, Francfort, Nice : cinq clubs en deux ans et demi. Est-ce trop dur de dire qu'on sent une instabilité chronique ?
F.D.T : Oui, c'est trop dur. Il est arrivé à Lens dans un club qui avait payé son plus gros transfert (30 millions d'euros). Il fallait porter ça, dans une équipe qui avait hyper-performé la saison précédente (Lens avait terminé vice-champion de France derrière le PSG), en ayant perdu aussi des joueurs. Et les gens en voulaient autant. Vous, vous arrivez, jeune, vous n'avez jamais connu ce contexte et on vous demande d'être aussi efficace dans une équipe qui avait besoin, je pense, d'un second souffle. Elye arrivait, probablement, dans un moment de déflation, où l'équipe commençait à descendre en régime, et lui arrivait là : on lui faisait porter à la fois la responsabilité de relancer tout ça, mais aussi la responsabilité que ça ne marche pas...
Quel est l'attaquant né en 2003 qui a déjà marqué cinquante buts en professionnels, aujourd'hui, en France ?
Vous l'avez très bien connu dans sa formation. Imaginiez-vous que ça puisse être aussi mouvementé en pro ?
F.D.T : Ce n'est pas mouvementé... Quand on regarde bien, il n'alimente pas la chronique. Depuis quelques saisons, on ne parle pas de son extra-sportif, il n'y a aucun problème ! Il a eu des petits problèmes en formation, enfin, ce n'étaient même pas des problèmes, ce sont des choses qui avaient été montées en épingle (Elye Wahi avait été exclu du centre de formation de Caen, après un incident au collège où il était scolarisé. Il lui avait été reproché d'avoir forcé trois camarades à se déshabiller dans les toilettes. Histoire que Wahi avait contesté dans une interview dans L'Equipe ces derniers mois, expliquant avoir uniquement eu une altercation avec un élève). Encore aujourd'hui, je pense qu'il y avait des gens frustrés, qui voulaient nuire.
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Elye Wahi
Crédit: Getty Images
À part ce détail-là, qui était vraiment le fait de l'enfance, de la pré-adolescence, il n'y avait rien. Quand on observe ses trois dernières années, il n'y a rien qui vient entacher quoi que ce soit. Je ne sais pas, on ne l'a pas, par exemple, retrouvé à quatre heures du matin au volant d'une voiture ou dans une situation scabreuse ou autres. Le joueur est intact. Pour avoir discuté avec lui, il est toujours animé, c'est un garçon qui aime le foot, il adore jouer, il adore marquer, il adore faire marquer. Le projet de Nice allait dans ce sens-là, avec l'idée de retrouver du temps de jeu comme titulaire, chose qui le remplissait de joie. Donc il y a eu cette blessure qui avait été vraiment malencontreuse. Sinon... Je suis persuadé qu'il va très bien finir la saison avec Nice et qu'il va rebondir.
Quand vous échangez avec lui, comment le sentez-vous dans ce monde-là ?
F.D.T : Je trouve que c'est un garçon qui a pris de la maturité. Peut-être avait-il besoin, à titre personnel, de quitter Montpellier, où il était dans un cocon. Mais il faut savoir qu'Elye, c'est quelqu'un d'aimé. C'est-à-dire que ce soit à Caen ou à Montpellier, les plus jeunes lui vouaient une grande admiration, alors qu'il était très jeune lui-même. Et les grands le respectaient. Les salariés également. Tout ça parce que c'est un garçon attachant, tout le monde l'aime bien. C'est un garçon qui n'a pas de mauvaises pensées, il n'est pas jaloux, pas envieux, pas critique. Il est nature. Il essaie toujours de donner le meilleur de lui-même et, parfois, il peut avoir tendance à ne pas être bien compris. On peut penser qu'il est un peu trop dilettante, ce qui n'est pas le cas. Il faut être conscient de ça avec lui. Pour moi, c'est un garçon qui passe bien partout, parce qu'il a eu une bonne éducation de la part de sa maman. Il y a eu un peu une espèce de focus sur lui parce qu'il est détendu, cool et les gens ont pu dire : "Ah, ça y est, encore un jeune attaquant brillant qui va échouer." Moi, je crois que c'est un jeune attaquant brillant, mais qui n'a pas de raison d'échouer. Il a déjà réussi. Il a déjà marqué pas loin de cinquante buts (52 buts toutes compétitions confondues). Quel est l'attaquant né en 2003 qui a déjà marqué cinquante buts en professionnels, aujourd'hui, en France ? S'il n'est pas premier, il doit être dans le top 3. Et combien de passes décisives ? Sûrement plus d'une quinzaine (19). Si c'est ça échouer...
Rembobinons : comment entendez-vous parler de lui alors que vous êtes directeur du centre de formation du SM Caen ?
F.D.T : Avec Pierre Ville, on s'est connu en 1991. C'est quelqu'un qui était le directeur technique du club de Suresnes. À l'époque, j'avais été faire une détection là-bas, et ça s'était très bien passé, etc. Je me suis retrouvé à Caen et le téléphone sonne. Il me demande si je me rappelle de lui et il me dit : "Je vous appelle, j'ai un joueur, un attaquant, assez spécial. Je suis supporter de Caen et j'étais frustré que le club ne prenne pas N'Golo Kanté quand il était plus jeune (Kanté évoluait également à Suresnes et avait rejoint Boulogne-sur-Mer, avant, finalement d'atterrir à Caen)." Donc, je lui dis de m'envoyer son joueur. C'est comme ça que le phénomène est arrivé. Sur une journée, il m'a mis tout de suite d'accord avec moi-même. Tout le monde n'était pas d'accord dans la cellule de recrutement... Mais on a fait Elye Wahi.
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Qu'est-ce qui a pu le plus vous interpeller ?
F.D.T : Il y avait trop de choses... Il était monstrueux sur les tests du matin. Il avait 13 ans, il était plus fort, plus rapide, plus puissant. Avec une aisance dans le jeu. À la mi-temps, je sépare les joueurs, je fais une équipe, je redistribue les rôles. Je l'avais mis de côté. Mais il me manquait un défenseur central. J'ai dit aux joueurs qui restaient : "Qui peut jouer à ce poste ?" Personne n'ose y aller, lui lève la main. Je dis : "Comment tu t'appelles ?" Il me répond : "Elye." Je lui demande : "Tu as déjà joué défenseur central ?" Il me dit que non. Mais c'était pour rendre service. Il n'était pas venu dans le calcul de se dire : "Je joue ma vie." Lui était venu pour faire une partie entre copains. Dernier point : j'avais fait le test des bouteilles. Lorsque les joueurs se préparent, je prends des bouteilles en plastique et j'en jette partout, à droite, à gauche, tout autour du terrain, derrière la main courante, etc. À la fin du match, je dis aux gamins : "On va rentrer aux vestiaires, vous vous changez et on débriefe. Mais avant de partir, on va ramasser les bouteilles." Et j'attends, je regarde. C'est le test ultime. Ça me permet de voir qui est qui. Vous avez des gens qui se cachent quand vous les regardez, d'autres qui font semblant, qui reviennent doucement, pour qui ça prend cinq minutes à chaque bouteille ramassée... Et vous avez Elye Wahi, qui était venu avec un copain ce jour-là, ils couraient aux quatre coins du terrain comme des damnés, pour revenir les bras plein de bouteilles. Je me suis dit que ce mec-là ne calculait pas, qu'il était là pour servir. À partir de là, il avait tout coché donc j'ai dit : "On y va." Et je n'ai jamais regretté.
Vous vous attachez rapidement à lui...
F.D.T : Oui, aussi parce qu'on avait de très bonnes relations avec la famille. Même si, à l'époque, il avait un beau-père avec qui, ensuite, il y a eu séparation. Mais c'était tant mieux pour la maman et pour Elye, parce que ce n'était pas la personne idoine. Je n'en dirais pas plus. Tout ça s'est fait quand on s'est retrouvés à Montpellier, où on a aidé la maman dans la séparation. Laurent Nicollin avait été très bon autour de tout ça. On a su protéger la famille et Elye. Ils ont fini par trouver la paix et la sérénité. Donc, nous avions toujours de très bonnes relations depuis le début, mais ces relations se sont un peu tendues avec cet homme qui était en proie à vouloir, je pense, de l'argent très facile et très rapide sur Elye. Alors qu'Elye n'avait besoin que d'une chose : qu'on le laisse jouer, progresser et apprendre. Ce qu'on a fait. À Caen et à Montpellier, on a toujours essayé de protéger ça. Elye a eu l'avantage d'être dans deux clubs formateurs, où on peut se donner du temps, où on peut encadrer les joueurs et où on peut avoir des relations avec les familles qui ne soient pas des relations contractuelles au sens financier ou économique des choses.
Les attaquants sont des espèces rares, qui vivent d'influx, qui sont brillants, qui sont forcément surprenants, ils ne peuvent pas être quelqu'un de tout à fait normal. Il faut oser, entreprendre, être vif d'esprit, avoir du culot. Elye, c'est totalement ça.
Jusqu'à ce départ forcé du Stade Malherbe Caen, quelle est sa trajectoire ?
F.D.T : Au début, ce n'est pas que ça se passe mal. Il a 14 ans, il joue tout le temps, il évolue avec les 15 ans. Il se crée plein d'occasions. Sa technique était bonne, mais pas juste. Il tirait à côté, au-dessus... Il a fallu travailler les gestes, y compris le jeu de tête. Tout ça pendant quasiment dix-huit mois. Et ça s'est déclenché : un jour, on reçoit le PSG, contre la génération 2002 avec (Arnaud) Kalimuendo notamment. Ils sont venus. Ils ont pris 3-0. Trois buts de Wahi, qui est un 2003. Il a fini la saison à 90 buts. C'était devenu une arme fatale. Jusqu'à cette malencontreuse décision de Caen qui ne se justifiait pas. Il avait fait une erreur, une connerie de gosse.
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Revoyez-vous le regard d'Elye et de sa maman quand vous leur dites qu'il faut quitter Caen ?
F.D.T : Elle a compris. Elle était très déçue. En plus, on était en train de parler d'avenir avec eux, parce qu'il était très courtisé par des prédateurs qui n'attendaient que ça, finalement, pour s'en emparer. Avec également le beau-père, maillon faible, qui attendait ça aussi pour faire monter les enchères... À partir de là, la famille était davantage déçue parce qu'il y avait de l'affection. Derrière, ils sont allés voir plein de clubs, jusqu'en Allemagne, en Angleterre, le PSG, Lyon... Mais ils ne se sont engagés nulle part. Et le hasard a fait que, moi, je me suis retrouvé dans le sillage du départ de Jean-François Fortin (ancien président de Caen), qui m'avait fait venir au club. J'avais beaucoup de respect pour lui. J'étais en négociation pour prolonger, et il part. Les nouveaux actionnaires me font comprendre que je suis étiqueté Fortin et ils ne souhaitent pas continuer avec moi. C'est comme ça que je me retrouve à Montpellier, après une rencontre avec Laurent Nicollin. Arrivé là-bas, le responsable de la préformation me dit : "Mais, à Caen, il y avait un attaquant qui devait venir faire un essai..." J'avais de très bonnes relations avec Henri Stambouli, que j'ai remplacé, qui était un des quelques formateurs que j'ai appelés quand Elye est parti de Caen, pour l'aider à trouver un club. Il était donc question qu'il vienne à Montpellier pour faire un essai. Mais il n'est jamais venu. Et c'est comme ça que ce responsable me rappelle Elye, que je n'avais pas oublié, mais je me suis dit qu'il avait trouvé un club. Un joueur de ce calibre-là, six mois après, ne peut pas être libre. Je me suis dit : "Je vais quand même appeler." Le lendemain, les parents étaient là avec lui et on a travaillé de nouveau ensemble. Ils avaient une offre de Southampton, de Lyon, mais la famille a signé avec nous. On a repris tout le travail qu'il n'avait pas fait, il a fallu le ré-athlétiser, redonner les bases techniques. Il fallait remettre les choses à l'endroit pendant six mois. On l'a lancé, et c'est allé très vite vers les pros.
Sentiez-vous que l'épisode Caen l'avait changé ?
F.D.T : C'était toujours le même. Il arrivait au centre, il était cool... Voilà, c'était Elye. Très vite, les entraîneurs l'ont adoré car avec lui, c'était plus simple de gagner les matchs. Il a commencé à marquer son territoire, à être toujours là dans des rencontres face à Marseille, Monaco... On avait, je me rappelle, fait un match amical en U17 contre Lyon. On est menés à la mi-temps, et il met quatre buts en deuxième période. Quelque temps après, il remet quatre buts à Lyon, mais en Ligue 1 (7 mai 2023, défaite 5-4). Il y a une harmonie entre lui et l'extérieur, qu'il avait à Caen, à Montpellier. Les attaquants sont des espèces rares, qui vivent d'influx, qui sont brillants, qui sont forcément surprenants, ils ne peuvent pas être quelqu'un de tout à fait normal. Il faut oser, entreprendre, être vif d'esprit, avoir du culot. Elye, c'est totalement ça. C'est pour ça que c'est un attaquant de haut niveau. Il a de l'audace, du cran, mais le sourire.
Vous disiez qu'il était dans son élément en formation : diriez-vous qu'il est encore en recherche de cet environnement idéal chez les professionnels ?
F.D.T : Quand il m'a parlé de Nice, il avait aussi la possibilité d'aller dans un club espagnol. Je lui ai dit de prendre Nice, un club avec de l'attente, avec de la vie dans les tribunes. Avec Franck Haise puis Claude Puel, deux entraîneurs qui vont donner du temps de jeu, qui vont être derrière lui, des formateurs, des gens qui savent faire avec les gros potentiels. Je trouvais que c'était bien. Gérer un attaquant comme Elye, c'est particulier. Mais quand je dis ça, je ne dis pas que c'est compliqué, c'est quelque chose, finalement, d'assez simple. Il faut simplement lui laisser son espace de liberté, en lui mettant des contraintes, qu'il a connues au centre de formation : à Montpellier et à Caen, il a appris à défendre, se replacer... C'était une erreur de croire le contraire. Souvent, les coachs pros pensent qu'il va falloir tout apprendre à un garçon comme Elye, car il est insouciant. Finalement, Michel Der Zakarian a compris qu'il ne manquait pas de VMA, de discipline, etc. Bon, je ne sais pas ce qu'il s'est passé pour lui à Marseille ou Francfort... Marseille, c'est toujours un peu spécial. Ne pas réussir là-bas quand vous êtes très jeune, ce n'est pas la première fois, ce ne sera pas la dernière.
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Elye Wahi en compagnie de Fabrizio Ravanelli après sa signature à l'OM.
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Quelle est la prochaine étape pour lui ?
F.D.T : Il a prouvé qu'il était toujours capable de marquer. Parfois, je lisais dans la presse que c'était fini pour lui... Je considère, je le dis et le redis : celui qui marque marquera toujours. Elye sait faire, car ça n'est pas qu'un ailier. Au début, Michel Der Zakarian le faisait jouer sur une aile. Puis, ensuite, sous Olivier Dall'Oglio, Valère Germain jouait dans l'axe, mais ne marquait pas. J'ai dit alors à Olivier : "Elye, on l'a préparé sur les deux postes. Tu peux essayer." Il est capable. C'est donc hyper intéressant. Quand il s'est engagé à Nice, je lui ai dit : "Surtout, demande à Puel de te faire travailler les après-midis. Repasse au terrain, refais du travail devant le but. Il faut que tu gardes cette qualité que tu as de marquer des buts." Maintenant, je pense que c'est quelqu'un qui, s'il continue comme ça, avec déjà le plaisir de rejouer et de retrouver la confiance en étant décisif, il va s'apercevoir lui-même que la machine n'est pas cassée. C'est vraiment important. Que les gens reprennent confiance en lui, qu'ils se disent que Wahi n'est pas fini. Et je pense qu'il y a un très bel avenir pour lui qui se dessine."
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