Dogues aux abois

Lille a une nouvelle fois raté son rendez-vous avec les quarts de finale de la Coupe d'Europe. Battus par Séville (1-0, 0-2), les Nordistes n'ont pourtant pas démérité mais il leur manque toujours le petit plus qui pourrait les faire passer à l'échelon su

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Crédit: Eurosport

La campagne européenne du LOSC cette saison laissera un goût mitigé. Jamais ridicule, que ce soit en phase de poule de la Ligue des champions ou en Coupe de l'UEFA, la jeune équipe de Claude Puel a pourtant manqué le coche. Manque de réalisme, d'audace, d'expérience, de chance ? Un peu de tout ça sans doute...
Comme face à Auxerre l'an passé, et comme contre Dortmund en 2002, Lille n'a fait que toucher du doigt la porte des quarts de finale qui s'est finalement refermée au tout dernier moment. La double confrontation face à Séville est à ce titre révélatrice des forces et faiblesses des Dogues. Nanti d'un mince avantage acquis lors du match aller (1-0), les Lillois sont cependant passés maître de gérer ce genre de situation. Pas cette fois.
Peut-être impressionnés par la ferveur andalouse, les partenaires de Tony Silva ont paniqué, dans le jeu et dans la tête, lors d'une première période qui a vu Mathieu Bodmer exclu pour un coup de coude. "C'est le tournant du match", analyse Claude Puel. "Cette exclusion nos a fragilisés". Même son de cloche chez Rafael, le défenseur brésilien du Losc. "On a encore beaucoup de choses à faire même si on apprend toujours à ce niveau", avoue-t-il, lucide.
Frustrant
Menés 2-0 à la mi-temps, les Nordistes se sont livrés comme peut-être jamais ils ne l'avaient fait depuis le début de la saison européenne. Réputés, à juste titre, pour avoir la capacité à réagir et à inverser le cours des évènements, les Lillois n'ont cette fois pas réussi à trouver la solution face à des Espagnols bien plus roués à ce genre de joutes.
Même à dix contre dix, après l'exclusion du Sévillan Jesus Navas, les actuels 3e du championnat de France vont payer un certain manque de réalisme devant le but adverse. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé, les gants de Palop chauffent encore, mais l'absence d'un véritable buteur à ce stade de la compétition est souvent préjudiciable. Le mot de la fin est pour Claude Puel, il résume bien le sentiment de frustration après cette élimination : "On avait des atouts à faire valoir mais nous n'y sommes pas parvenus."
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