Eurosport
A juste titre
Par
Publié 18/04/2004 à 11:00 GMT+2
66 ans après, Sochaux a donc renoué avec son lointain passé glorieux en accrochant un nouveau titre à son palmarès. Globalement dominés par les Nantais, les hommes de Guy Lacombe ne le méritaient peut-être pas au vu de la finale. Mais pour l'ensemble de l
Eurosport
Crédit: Eurosport
Sochaux attendait ça depuis 66 ans. 66 ans, plus une soirée interminable et crispante dans la fraîcheur du Stade de France, pour que le FCSM écrive une nouvelle ligne à son palmarès. L'histoire retiendra peut-être que la génération Pedretti a conquis ce titre dont elle rêvait au terme de son match le moins abouti depuis des semaines. Ce serait à la fois incontestable et injuste. Conscients d'avoir déjoué face à Nantes, les Sochaliens s'en moquent pourtant. Ils voulaient simplement gagner, la mission est accomplie.
L'an dernier, face à Monaco, Sochaux avait pêché par inexpérience devant l'évènement. Pour sa deuxième finale, il n'a pas davantage maîtrisé les éléments, sans doute parce que chacun était conscient que ce groupe, appelé à se diluer en fin de saison, tenait là sa dernière chance. "Je n'ai pas reconnu mes joueurs" confie Guy Lacombe. "On n'a pas été brillants, on a eu des lacunes dans notre jeu, mais on a compris que l'essentiel c'était de gagner" renchérit Pedretti.
Un groupe sain
Si ce trophée est une juste récompense, c'est davantage pour ce que cette équipe a accompli depuis plusieurs saisons, en terme de philosophie et de qualité de jeu, que pour sa prestation de samedi. La dernière note de la symphonie sochalienne n'était assurément pas la plus juste, mais elle ne doit pas remettre en cause l'ensemble de l'oeuvre, plutôt harmonieuse. "Cette génération a gagné quelque chose, elle le méritait, sur ce qu'elle montre depuis trois-quatre ans, et notamment cette saison" juge l'entraîneur sochalien.
Homme de base du renouveau doubiste, Lacombe sait qu'il possède un groupe sain. A chaud, c'est d'ailleurs la qualité des hommes, plus encore que celle des joueurs, qu'il choisissait de mettre en avant samedi. "Mes joueurs s'aiment et surtout ils aiment le football, ce qui est très rare dans ce milieu, raconte-t-il. Ils sont désormais soudés à vie. Quand ils se croiseront plus tard, il se passera quelque chose. Il y aura comme une étincelle dans leurs yeux ".
"Richert est un grand gardien"
Une histoire commune et, désormais, un trophée conquis tous ensemble, va effectivement les unir à jamais dans l'histoire du club. Symbole de cette primauté du groupe sur les individus, le héros de la soirée n'appartient pas au cercle des vedettes sochaliennes, Pedretti, Frau ou Santos. Non, c'est Teddy Richert, gardien discret et garçon réservé, relégué sur le banc cette saison, qui s'est mué en sauveur. "Richert est un grand gardien. Il a profité de la concurrence avec Gnanhouan pour progresser. Maintenant, il peut franchir un palier", estime Lacombe.
L'esprit tranquille, chacun va donc pouvoir poursuivre sa propre histoire, en solitaire. "C'était important de gagner quelque chose avant de se séparer" affirme Benoît Pedretti, capitaine obsédé par l'idée de laisser une trace concrète de sa période sochalienne. "J'ai commencé ma carrière et ma vie de footballeur à Sochaux. Je voulais absolument gagner un titre avec ce club. Mission accomplie" conclut l'international. Cette équipe-là méritait bien un happy end...
Sur le même sujet
Publicité
Publicité