Heureux qui comme Marcel

Oubliées les critiques et les fâcheries consécutives au fiasco du Mondial 2002, Marcel Desailly ne boude pas son plaisir au sein d'une équipe de France rajeunie pour la Coupe des Confédérations. Du haut de ses 34 ans et de ses 106 sélections, le capitaine

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Crédit: Eurosport

Un an après une Coupe du monde ratée où il fut montré du doigt, coupable, notamment, de ne pas s'être montré à la hauteur de son brassard, "The Rock" savoure aujourd'hui les bons résultats des Bleus (10 victoires, 1 nul et 1 défaite, depuis août 2002). Au milieu d'une dizaine de joueurs à moins de 10 capes, le détenteur du record des sélections, s'il ne prend pas encore les postures d'un vieux griot, se plaît à jouer l'ancien. "Je suis présent, avoue-t-il. J'aurais pu arrêter après l'autre compétition l'été dernier, mais je suis bien avec eux ".
"Il y a la différence d'âge, mais on fait le même métier. Cela me fait plaisir, car je m'aperçois qu'il y a de la qualité ", continue Desailly qui insiste: "Ca me plaît de faire une partie de parcours avec eux. Je disparaîtrai le moment venu. J'apprécie le moment, mais pas plus que cela parce que si vraiment il y a quelque chose à apprécier, c'est tout ce que j'ai fait avant. Là, je suis présent car j'ai encore une petite touche personnelle à apporter."
"Vous donner de quoi écrire"
"On est vraiment bien. Les jeunes sont tous supers et s'imprègnent de l'ambiance et de l'exigence de la sélection ", se réjouit le défenseur de Chelsea, qui, à titre d'exemple, loue les qualités de Benoît Pedretti, 22 ans et 7 sélections: "On l'a mis à l'aise. Il a une belle qualité technique, il est capable d'être présent sur l'homme. Il est vraiment complet, posé. On a des capitaines en puissance dans notre équipe". Signe que le capitaine est à nouveau à son aise, la crispation post-Mondial avec les médias semble s'être dissipée.
Affable, Desailly s'amuse même à faire gentiment tourner en bourrique les journalistes. "On ne va vraiment en savoir plus sur notre niveau que lors des matches contre la Turquie et, j'espère, le Cameroun en finale", explique-t-il ainsi. "Cela signifie-t-il que vous préféreriez rencontrer le Cameroun plutôt que la Colombie en finale?", lui demande-t-on alors. "Je vous donne la réponse qui, je le sais, va vous faire plaisir , répond-il, sourire aux lèvres. Franchement, je ne me projette pas aussi loin. J'essaye de vous donner quelques éléments de manière à ce que vous puissiez écrire".
Quant à la Coupe des Confédérations justement et la confrontation à venir face aux Turcs, demi-finalistes du Mondial-2002, le capitaine s'en tient à des banalités -"Ils ont de la qualité technique et de la vitesse, un bon collectif et ils défendent très bien"- avant de conclure sur les Bleus: "On va compenser l'éventuel manque de fraîcheur par la motivation, essayer de contrôler l'euphorie adverse, et être plus lucide en fin de match ".
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