AFP

L'auto-défense d'Anelka

Anelka : "Si ça n'avait pas été moi..."
Par Eurosport

Le 15/07/2010 à 07:03Mis à jour Le 15/07/2010 à 12:54

Nicolas Anelka dit sa conviction que les Bleus auraient explosé, quoiqu'il arrive en Afrique du Sud. "Si ce n'était pas par moi que tout s'était précipité, cela serait arrivé par quelqu'un d'autre". Il se confie ce jeudi à France Soir.

Pour toujours, il sera l'homme du scandale. Celui dont les mots, placardés à la une de L'Equipe, ont définitivement sapé l'autorité du sélectionneur de l'équipe de France en Afrique du Sud. Celui dont l'exclusion a entraîné la rébellion du groupe, l'improbable grève du bus de Knysna, une crise dont on ne voit pas encore le bout à la tête de la FFF. Nicolas Anelka, trois semaines après cette comédie, prend pour la première fois la parole ce jeudi dans France Soir. Il y délivre un message simple : les Bleus auraient fini par se dissoudre quoi qu'il arrive, même s'il n'avait pas insulté Domenech à la mi-temps de France - Mexique (0-2).

"Si ce n'était pas par moi que tout s'était précipité, cela serait arrivé par quelqu'un d'autre. Cela devait exploser". Concernant la grève du 20 juin, l'attaquant de Chelsea est formel : "Tout le monde, je dis bien tout le monde, était solidaire". Anelka confirme le point de vue, longtemps contesté, d'un groupe uni dans sa médiocre rébellion. "S'il y avait des joueurs qui voulaient s'entraîner, qu'ils parlent maintenant. Mais je suis certain à 100% que personne ne le fera". Evra, Henry, Abidal, Gallas et Toulalan ont tenu des propos d'une teneur comparable. Malouda a été un rien plus ambigu. Seul Ruffier, le... quatrième gardien, a contesté cette vision. C'est d'ailleurs l'entretien avec Toulalan paru dimanche dans le JDD qui a incité Anelka à sortir de son silence. "Il faut une forme de courage et de gros mental à Jérémy pour assumer cela. Je suis fier d'avoir joué avec lui et avec toute l'équipe de France." Anelka, actuellement en vacances à Bali.

Dans les propos qu'il accorde à France Soir, Nicolas Anelka égratigne l'ancien international Bixente Lizarazu. C'est même la plus longue partie de l'article. Reconverti comme consultant et très critique à l'égard des Bleus, le Basque défend depuis plusieurs semaines la thèse des leaders et des suiveurs. "Lorsqu'on a été joueur, il faut une forme de respect. Lizarazu, c'est qui ? (...) C'est juste un ancien joueur en manque de reconnaissance". Sur son partenaire dans la conquête de l'Euro 2000, Anelka dit ceci : "Tout ce qu'il a trouvé comme reconversion, c'est le torpillage. A-t-il oublié qu'il était à la Coupe du monde 2002? (...) Je n'avais pas été dans la liste mais je m'étais abstenu de commenter". Les consignes de Raymond Domenech en revanche...

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