Coupe du monde 1966 : la rétro (victoire de l'Angleterre en Angleterre)
Par Maxime Dupuis
Publié 06/05/2010 à 17:48 GMT+2
En attendant le coup d'envoi de la Coupe du monde, retrouvez les grands moments des précédentes éditions. Aujourd'hui : Angleterre 1966. Double champion du monde en titre, le Brésil laisse sa couronne aux Anglais. Inventeurs du football, les coéquipiers de Bobby Moore accueillent enfin le trophée.
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Le bilan
La finale : Angleterre - RFA (4-2, a.p.)
Superbement organisée par la Perfide Albion, la huitième Coupe du monde de l'histoire n'est pas une réussite au plan du jeu et de l'arbitrage. Globalement défensif, le Mondial accouche tout de même d'une finale spectaculaire mais hautement controversée avec trois derniers buts contestables. Accordés par un arbitre dépassé par l'événement, ceux-ci scellent le destin de la compétition. L'Angleterre s'impose 4-2 face à la République Fédérale d'Allemagne du jeune Franz Beckenbauer. Le futur champion du monde doit s'incliner devant Geoffroy Hurst, auteur d'un triplé, et remplaçant à l'orée de la compétition. Fier, Bobby Moore monte à la tribune de Wembley. Remise par Elisabeth II, la Coupe du monde est anglaise. Enfin.
LE BUT : Geoff Hurst (Angleterre)
Bien malgré lui, Hurst a inscrit le but le plus discuté de l'histoire de la Coupe du monde. En prolongation et alors que l'Angleterre et l'Allemagne étaient à égalité 2-2, l'attaquant britannique va forcer la décision. De près et d'une frappe en force, Geoffroy Hurst trouve la transversale de Tilkowski. Le portier allemand a juste le temps de se retourner et de voir que le ballon n'a pas franchi la ligne. Schulz dégage en corner alors que Hunt a déjà les bras au ciel. Consulté par M. Dienst, le juge de touche soviétique Bakhramov annonce que le but est valable. L'Angleterre reprend l'avantage (3-2) et s'envole vers le succès. Quarante ans après, ce but reste célèbre... et discuté.
LA STAR : Eusebio (Portugal)
Dans une Coupe du monde défensive et marquée par quelques coups bas dont Pelé sera l'une des principales victimes, Ferreira da Silva dit Eusebio réussit un tournoi exceptionnel. Auteur de neuf buts dont quatre face à l'étonnante Corée du Nord (qui menait pourtant 3-0) en quart de finale, le "Pelé européen" termine meilleur buteur de la compétition et emmène le Portugal jusqu'à la troisième place. Natif du Mozambique, Eusebio est encore jeune en 1966 (23 ans) mais n'est pas un inconnu. Et pour cause, le Lisboète a déjà remporté une Coupe d'Europe des Clubs Champions en 1962 avec Benfica. Malheureusement, il ne disputera pas d'autre Coupe du monde.
Le saviez-vous ?
Le chiffre : 1100
C'est en livres le montant de la prime touchée par les champions du monde anglais. Soit 2350 euros pour Bobby Moore et ses coéquipiers. Au départ, les titulaires devaient toucher 1500 livres et les remplaçants 750. Finalement, tous se sont accordés sur une somme qui semble dérisoire aujourd'hui et que les futurs champions du monde 2014 jugeraient sans doute indécente. Les temps ont bien changé.
Les Bleus : éliminés au premier tour
Après avoir manqué la Coupe du monde 1962, l'équipe de France est de retour. Pensionnaires du groupe 1, les Français ne vont pas faire long feu. A Wembley, face au Mexique, les coéquipiers de Robert Herbin passent à côté de leur premier match. A l'arrivée, un nul 1-1 insuffisant. D'autant plus que les adversaires suivants sont d'un tout autre acabit que les Mexicains. Logiquement, les Français sont battus par l'Uruguay (2-1) puis l'Angleterre (2-0) et terminent derniers de leur poule. Le sélectionneur Henri Guérin est vilipendé mais ne souhaite pas quitter son poste. Il sera tout de même remplacé par José Arribas.
L'équipe-type
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