Coupe du Monde 2014 : Falcao absent, James Rodriguez s’occupe de tout pour la Colombie

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Trois buts, deux passes décisives, et un sens du jeu au-dessus de la moyenne, le début de Mondial de James Rodriguez est en train de faire oublier Falcao au sein de la sélection colombienne.

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Crédit: Eurosport

Et dire que la Colombie s’inquiétait. Falcao blessé au genou en janvier lors d'un match de Coupe de France, tout un pays retenait son souffle. Mais le leader des Cafeteros a dû renoncer au Mondial quelques jours avant le début de la compétition. La pression est alors retombée sur les épaules de James Rodriguez. Le numéro 10 colombien a, lors des trois premiers matches de la Coupe du monde, endossé son rôle à la perfection au sein de la sélection. En plus d’être le meneur du jeu colombien (deux passes décisives), il a remplacé le serial buteur Falcao (trois buts). Un rôle qui ne lui était pas dévolu et qui le place parmi les meilleurs joueurs de ce début de compétition.
Une frappe du gauche, une tête victorieuse sur corner et un raid solitaire dans la surface adverse conclu sur un pointu tout en finesse. Les trois buts de James Rodriguez ont montré qu'il pouvait allier à sa justesse technique, l'art de la finition. En trois matches, il a déjà effacé des tablettes les meilleures gâchettes de son pays en Coupe du monde, Adolfo Valencia et Bernardo Redin. Sur ce début de Mondial, seuls trois joueurs le devancent au classement des buteurs, Neymar, Messi et Müller (4 réalisations chacun). Trois joueurs qui contrairement à James Rodriguez étaient attendus comme des hommes forts de cette compétition. Le meneur colombien est plutôt en train d’en devenir la révélation.

Désicif sur cinq buts de la Colombie

Quand il est absent ou moins en forme, son pays souffre. Face au Japon lors du dernier match de poule, Pekerman avait choisi de ne pas le titulariser. Le sélectionneur est vite revenu sur son choix devant  les difficultés de son équipe, bousculée par les Nippons. La rentrée sur le terrain de Rodriguez a sonné la révolte des siens et la Colombie a inscrit trois nouveaux buts (4-1). Le meneur des Cafateros a fini la partie avec deux passes décisives et une réalisation. Le scénario a été similaire face à la Côte d’Ivoire. Peu précis lors du premier acte, avec seulement 64% de passes réussies (il tourne à 80% dans ce Mondial), il s’est réveillé en seconde période en marquant le premier but (2-1).
Comme Thomas Müller et Karim Benzema, Rodriguez est impliqué sur cinq des buts de son équipe. Personne n'a fait mieux. Il a mis sa sélection sur orbite pour un huitième de finale (face à l'Uruguay, samedi), seulement le deuxième de son histoire après celui de la génération Carlos Valderrama et René Higuita en 1990. Ses performances depuis début juin rappellent celles qu’il a réalisées avec Monaco à la fin du championnat de France. Avec la Colombie comme avec l’ASM il parvient à faire oublier Falcao. Mais si son influence sur les prestations de son club n'a fait que justifier sa réputation et, accessoirement, le montant de son transfert (45 millions d'euros depuis le FC Porto), ce qu'il réalise à la Coupe du monde le place à un échelon supérieur.
Un échelon dans lequel très peu de joueurs évoluent. "James Rodriguez ? Excellent. Il a atteint un niveau très, très élevé. Ses progrès sont quotidiens, il a mûri. C'est un bon finisseur, il a une très bonne vision du jeu. Il marque même de la tête alors qu'il n'est pas le plus grand", a dit de lui son sélectionneur José Pekerman en conférence de presse. L’entraîneur colombien a confié les clés du jeu et de son secteur offensif à un gamin de 22 ans. Les faits lui donnent raison. La Colombie attendait en Falcao, une des stars de ce Mondial 2014. Elle peut compter sur un James Rodriguez au sommet de son art.
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