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Brésil - Mexique : El Tri veut conjurer le sort

El Tri veut conjurer le sort

Le 01/07/2018 à 23:14Mis à jour Le 02/07/2018 à 00:11

COUPE DU MONDE - Lundi à la Samara Arena, le Mexique affronte le Brésil (16h) avec l’objectif de briser une malédiction. El Tri reste en effet sur six défaites consécutives en huitièmes de finale au Mondial. Ne pas en concéder une septième ressemblerait à un exploit, face à l’armada auriverde.

Le contexte

Jusque-là, le plus impressionnant n’est pas celui qu’on croit. Le Brésil, grand favori de la Coupe du monde russe, a réalisé une phase de groupes assez neutre, marquée par un nul face à la Suisse en ouverture (1-1), et une victoire à l’arrachée face au Costa Rica (2-0). Le Mexique, de son côté, s’est certes fait peur en s’écroulant face à la Suède lors du troisième match (0-3). Mais El Tri s’est tout de même qualifié en marquant les esprits, du fait d’une victoire mémorable face au champion du monde allemand (0-1). Qualifié pour sa septième phase à élimination directe d’affilée, le Mexique se frotte désormais à un double défi : faire chuter le prétendant numéro un à la victoire, tout en mettant fin à une malédiction.

Si elle se qualifie sans faute pour les huitièmes de finale depuis l’édition étatsunienne en 1994, l’équipe mexicaine échoue en effet toujours au même stade. El Tri n’a plus atteint les quarts en Coupe du monde depuis les deux Mondiaux à domicile, en 1986 et 1970. Son adversaire de lundi est, lui aussi, un habitué : le Brésil se qualifie sans faute pour la phase à élimination directe depuis 1966. Simplement, les Auriverdes n’ont dans l’intervalle échoué qu’une seule fois en huitièmes de finale : c’était en 1990, contre l’Argentine (défaite 1-0). Et ils sont devenus trois fois champions du monde…

Hirving Lozano (Mexique) après son but contre l'Allemagne.

Hirving Lozano (Mexique) après son but contre l'Allemagne.Getty Images

Alors, l’année ou jamais pour le Mexique ? Difficile d’accréditer la thèse. Les soucis extrasportifs du Tri sont bien éloignés désormais, et, sur le terrain, l’équipe de Juan Carlos Osorio a impressionné. Javier Hernandez a notamment marqué son 50e but en sélection, et Lozano a inscrit son patronyme sur la liste des révélations de ce Mondial. Pour autant, le Brésil paraît monter en puissance, en témoigne son match maîtrisé contre la Serbie. Pas de quoi empêcher le Mexique de rêver à un second trophée de chasse en Russie…

Le joueur à suivre : Neymar

Avec l’élimination successive de Lionel Messi et Cristiano Ronaldo du Mondial samedi, Neymar se voit offrir une gigantesque opportunité dans la course au Ballon d’Or. Pour cela, il faudra qu’il hausse son niveau de jeu pour porter la Seleçao sur le toit du monde. Auteur jusqu’ici d’un but et d’une passe décisive au premier tour, le joueur du PSG a surtout retenu l’attention par ses roulés-boulés, et marqué les esprits par ses larmes, à l’issue du match face au Costa Rica. Quatre ans après une Coupe du monde à domicile gâchée par une blessure, c’est l’heure pour Neymar de briller sous le maillot auriverde. Rien de mieux que la phase à élimination directe pour cela.

Neymar face à la Serbie

Neymar face à la SerbieGetty Images

Trois stats à avoir en tête

4. Avec quatre buts, Chicharito est devenu le co-meilleur buteur du Mexique en Coupe du monde, à égalité avec Luis Hernandez.

17. Guillermo Ochoa a réalisé 17 arrêts durant la phase de groupes, soit au moins 5 de plus que tout autre gardien. C’est le meilleur total pour un gardien mexicain en une seule édition.

19. Neymar est impliqué sur 19 buts lors de ses 18 derniers matches avec le Brésil (10 buts, 9 passes décisives).

Ils ont dit

Andrés Guardado, milieu de terrain du Mexique :

" Neymar à l’habitude d'exagérer, de beaucoup tomber. Maintenant, notamment grâce à la VAR, les arbitres doivent le gérer au mieux. C’est à eux de faire en sorte qu’il arrête d’en rajouter."

Javier Hernandez, attaquant du Mexique :

" Au Mexique, on adore dire noir ou blanc. Nous, on préfère le gris. Nous sommes arrivés en Russie après avoir été beaucoup critiqués, et nous avons surmonté cela."

Tite, sélectionneur du Brésil :

" On fait de nous des favoris? Nous, nous ne vivons pas d'attentes, nous vivons de réalités. Les pronostics, ce n'est pas pour nous. Ce qui compte, c'est que notre équipe progresse."

Notre avis

Ce Mexique maudit aurait pu rêver meilleur adversaire que le Brésil. Sur le papier, la Seleçao est favorite, d’autant, comme dit, qu’elle monte en puissance dans ce Mondial. Pour autant, El Tri a montré contre l’Allemagne qu’il avait le jeu pour déstabiliser les grandes équipes. L’agressivité mexicaine, et les contres éclairs entrevus face à la Mannschaft peuvent être un danger pour les Auriverde. Le Brésil a malgré tout montré plus de certitudes défensives jusqu’ici que ne l’avait fait l’Allemagne. Surtout, l’équipe de Tite a les joueurs pour tout faire basculer. L’un, Coutinho, s’est déjà illustré. L’autre, Neymar, devrait bien sortir de sa boîte un jour. Il sera très difficile pour le Mexique d’échapper, une nouvelle fois, à la malédiction.

Philippe Coutinho avec Neymar lors de la Coupe du monde 2018

Philippe Coutinho avec Neymar lors de la Coupe du monde 2018Getty Images

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