Coupe du monde 2026 - Après France-Sénégal (3-1) - La bascule de Koundé, la course dingue de Barcola : ces détails qui vous ont échappé
Par Arthur Merle
Mis à jour 17/06/2026 à 16:43 GMT+2
L'équipe de France a dominé le Sénégal mardi soir (3-1) pour lancer idéalement sa Coupe du monde. Kylian Mbappé a pris une bonne partie de la lumière, Michael Olise le reste, pour permettre aux Bleus d'oublier leur piètre première période. Mais la rencontre s’est aussi jouée dans les détails. En voici quelques-uns, après re-visionnage.
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Koundé, l'ajustement tactique qui change tout
La première période de Jules Koundé fut tellement laborieuse qu'on s'est demandé, à un moment, comment il pourrait démarrer le deuxième match contre l'Irak, voire le second acte face au Sénégal. Durant le premier, le Barcelonais a mangé la ligne, souvent très haut, se retrouvant ainsi dans des positions de latéral offensif qui collaient mal à son profil. Au retour des vestiaires, l'ex-Bordelais avait visiblement d'autres consignes. On l'a vu plus bas, souvent dans une position plus axiale, qui lui a permis de jaillir sur Sadio Mané avant une énorme occasion pour Michael Olise (53e), et plus globalement de devenir utile dans des positions plus confortables, comme sur l'ouverture du score tricolore (66e) où il a combiné avec le Bavarois. De boulet à relais.
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Dembélé, tout n'est pas à jeter...
On a souligné à juste titre qu'Ousmane Dembélé fut l'offensif le moins en vue au cœur d'un second acte bien plus convaincant collectivement. Que le Parisien a décidément bien du mal à trouver sa place en équipe de France. Mais tout n'est pas à jeter dans la prestation du Ballon d'Or, et surtout pas son premier acte, où chaque embryon d'occasion est parti de lui. Dès la 4e minute, il s'en est sorti dans un petit espace pour permettre à Rabiot de lancer Mbappé. Il a ensuite adressé une passe "Olisesque" à Mbappé que ce dernier a mal négociée (12e), a tenté la première frappe tricolore (19e), puis débordé à droite et poussé Kalidou Koulibaly à un dégagement qui aurait pu terminer en but contre son camp (44e). Dembélé est à des années lumières du joueur influent qu'il est à Paris. Mais il n'a pas non plus été insignifiant.
... mais sa consigne, si
Dembélé a donc avancé dans le sens inverse de ses coéquipiers mardi : passable quand les siens étaient à la peine, introuvable quand son équipe se réveillait. Et une action résume tout : celle de l'ouverture du score des Bleus. Alors qu'il s'est servi de Koundé comme relais, Olise se met dans le sens du jeu, légèrement excentré à droite. Le Parisien lui demande alors de calmer le jeu, et lui suggère une passe en retrait vers Upamecano. Mais le Bavarois a déjà tout vu, ignore la consigne de son coéquipier et déclenche sa fameuse passe laser pour Mbappé. Le match est lancé (1-0, 66e).
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"Deschamps ne sait pas quoi faire de Dembélé"
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Tchouaméni – Rabiot, attention dans le dos
Le duo du milieu de terrain a prouvé sa complémentarité et son abatage dans l'entrejeu, à l'image du deuxième but français parti d'une récupération du premier et d'une somptueuse ouverture du deuxième. Mais les deux hommes vont aussi devoir surveiller leurs arrières. Si Ismaïla Sarr n'avait pas été maladroit, le Sénégal aurait ouvert le score juste avant la pause (45e+6), au terme d'une action où on a vu Adrien Rabiot lever les bras après être sorti au pressing, en réalisant que Lamine Camara avait tout le temps du monde pour avancer entre les lignes. Sur la réduction de l'écart des Lions de la Téranga, l'ancien Marseillais perd le ballon, l'ex-Monégasque est très haut également, et le Sénégal amorce une transition à 3 contre 3, puis 4 contre 5, alors que les Bleus ont un score à tenir. Le point sera inévitablement abordé à la vidéo.
Barcola, quelle course !
Barcola qui fait le geste juste sur un face à face, à un moment important d'un match crucial (2-0, 82e), voilà qui dénote avec ce qu'a souvent proposé l'ailier parisien, en particulier en Ligue des champions. Sa capacité à prendre la profondeur, elle, n'est une surprise pour personne. Mais sur ce but du break, sa course fut de très, très haut niveau. Replié à un bon 60 mètres de son but au départ de l'action, l'ancien Lyonnais a lancé son effort avant même que Rabiot n'hérite du ballon récupéré par Tchouaméni : il avait compris ce qui était en train de se jouer. 'Barco' a alors sprinté de manière quasi ininterrompue, en ralentissant légèrement le temps de croiser sa course. Un effort intense de 8 secondes, au bout duquel il a eu la lucidité de piquer son ballon. Clinique.
68 secondes pour refuser de trembler
Une minute et huit secondes, voilà ce qui a séparé la réduction de l'écart d'Ibrahim Mbaye du but libérateur de Kylian Mbappé. Le temps pour le capitaine des Bleus de calmer ses coéquipiers, d'abord. Et pour ces derniers d'acter l'idée qu'ils ne reculeraient pas. Plutôt que d'allonger le jeu ou de jouer en retrait, les hommes de Deschamps ont ainsi joué au sol et vers l'avant, non sans prendre quelques risques. Il y a eu cette passe claquée de Barcola pour Olise en une touche, cette percussion plein axe du Bavarois entre deux défenseurs adverses. Et cette frappe sortie de nulle part du Bondynois, à l'équilibre imparfait puisqu'il a presque fini sur les fesses. Mais à l'efficacité redoutable.
Cherki, encore une entrée moyenne
Déjà coupable d'une perte de balle ayant coûté un but contre l'Irlande du Nord en préparation, Rayan Cherki a de nouveau donné quelques sueurs froides à son sélectionneur mardi. Entré à trois minutes de la fin du temps réglementaire, le milieu offensif de Manchester City a multiplié les pertes de balles. A la 91e, il a de l'espace pour aller percuter dans la surface adverse mais revient dans la densité et rate sa passe en retrait pour Olise. Dans les ultimes secondes, il tente une passe très dangereuse pour Saliba interceptée par Ndiaye, et Tchouaméni passe à quelques millimètres de marquer contre son camp. Si son ouverture pour Mbappé n'avait pas été contrée (94e), il aurait pu offrir un triplé à son coéquipier. Mais ce n'était décidément pas sa plus belle entrée.
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