Coupe du monde 2026 | Après l'élimination du Maroc par les Bleus, des promesses et toujours pas de lendemain pour les équipes africaines

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Avec l’élimination du Maroc face à l’équipe de France, la dernière équipe africaine a quitté cette Coupe du monde 2026. Un bilan décevant pour le continent alors que 9 équipes sur 10 s’étaient qualifiées pour la phase éliminatoire, d’autant que plusieurs scénarios d'éliminations peuvent laisser un goût amer. Malgré des progrès, le niveau stratosphérique des pays européens limite les perspectives.

"Le Maroc a eu peur de l’équipe de France"

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C’étaient devenues les épouvantails du tableau et des pronostiqueurs. Les équipes africaines ont démarré pied au plancher ce Mondial 2026, profitant du format élargi pour terroriser les favoris. Dès la première journée, on a ainsi vu le Maroc accrocher un nul face au Brésil, et surtout le Cap-Vert tenir contre l’Espagne (1-1) la République démocratique du Congo le Portugal (1-1), et l’Egypte la Belgique (0-0). 
Au fil et à mesure des matches, alors que le Ghana tenait l’Angleterre (0-0) en respect, que l’Afrique du Sud montait en puissance, est né un espoir : et si cette Coupe du monde était celle de l’Afrique ? Avec 9 nations qualifiées sur 10 présentes, la Tunisie comme seul vilain petit canard, et une faculté à embêter n’importe qui après les poules, le continent battait logiquement son record de présence en phase éliminatoire et donnait de l’espoir. Patatras. Avec l’élimination du Maroc, la dernière sélection africaine a quitté la CAN ce jeudi.

Des scénarios cruels

Comme à toutes les Coupes du monde hormis celle de 2022, où le Maroc avait écrit l’histoire, aucune équipe africaine n’a donc atteint les demi-finales de ce Mondial 2026. Le plus frustrant, c’est que dans de nombreux cas, les scénarios ont été terribles. Vieille rengaine un peu éculée mais malheureusement applicable cette année, on a vu plusieurs sélections ne pas réussir à tenir leur avantage dans des situations favorables.
On pense forcément en premier lieu à l’Egypte, qui tenait le coup du siècle face au champion du monde argentin en huitième, menant 2-0 à la 79e minute de jeu, avant de réussir le quasi-exploit de ne même pas atteindre la prolongation (3-2). Avec comme symbole cette entrée en jeu calamiteuse d’Omar Marmoush, à côté dans la gestion du rythme et dans l’implication. 
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Trop forts ces Bleus : "C'est délirant, tous leurs matches sont simples jusqu'ici !"

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Avant cela, les seizièmes avaient été une cascade de casse-cœurs. Scénarios terribles ainsi pour le Sénégal qui menait 2-0 face à la Belgique à la 86e minute de jeu (3-2, a.p.). Dans une moindre mesure, la RDC tenait le bon filon contre l’Angleterre en menant jusqu’à la 75e minute (2-1). Les dernières minutes ont en général été cruelles pour les membres de la Confédération Africaine de Football (CAF). 
Le Cap-Vert a cédé contre l’Argentine en prolongation (3-2) au terme d’un match homérique, l’Afrique du Sud a été punie à la 92e minute par le Canadien Stephen Eustaquio (1-0), et la Côte d’Ivoire a vu Erling Haaland la renvoyer chez elle à la 86e minute (2-1). De manière moins cruelle mais plus sèchement, le Ghana, trop court face au Mexique, et l’Algérie, surclassée par la Suisse, sont de leur côté sortis sur le même score (2-0) dans des seizièmes dont seuls l’Égypte et le Maroc ont échappé.

Un niveau en hausse, mais l'Europe progresse aussi

Le constat collectif est forcément frustrant. De toute évidence, le plafond de verre existe toujours. Le quart de finale entre la France et le Maroc permet de constater le chemin qui reste à parcourir à un des fers de lance de la CAF pour atteindre le top niveau mondial. De manière générale, les sélections africaines sont encore apparues comme des outsiders ou des surprises plus que comme des références, mais il faut teinter ce propos.
Déjà, dans un Mondial marqué, en deux temps, par une nouvelle démonstration européenne, les équipes africaines se sont installées comme la troisième force du plateau, juste derrière les Sud-Américains portés par l’Argentine, avec le Brésil et la Colombie en retrait, mais devant des équipes asiatiques passées à côté de leur Coupe du monde (aucune présence en huitième).
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Ensuite, on a vu plusieurs équipes très intéressantes sur un plan collectif, capables d’être très organisées et solides derrière, comme le Cap-Vert ou encore le Ghana contre l'Angleterre. La gestion des matches a globalement été bien meilleure, même si ces satanées dernières minutes n’ont pas été au rendez-vous.
Enfin, avec le Maroc, et derrière avec l’éclosion, enfin, de l’Egypte dans un Mondial, la CAF tient potentiellement des premiers de cordées pour les prochaines années. De quoi espérer franchir un cap avec cependant une réserve claire : au vu du niveau actuellement développé en Europe, les places seront de toute façon très chères.
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