Coupe du monde 2026 - Arbitrage, défi et vieilles rancœurs : France - Maroc, un quart de finale sous haute tension

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Premier gros coup de chaud pour la France dans cette Coupe du monde. Les Bleus affrontent le redoutable Maroc pour une place en demi-finale. Les Lions de l’Atlas semblent avoir toutes les qualités pour les embêter. Le contexte est déjà brûlant, le souvenir de 2022 entretient l’explosivité du rendez-vous tout comme la polémique entourant la désignation d’un arbitre argentin pour officier.

Un arbitre argentin, un risque ? "Tout le monde devient fou dans cette affaire, c'est détestable"

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De notre envoyé spécial à Foxborough,
Il existe peu de villes aussi paisibles que Boston. Les maisons de briques aux haies parfaitement taillées, le front de mer où le temps semble ralentir, les rues propres et silencieuses, les habitants plus réservés qu'ailleurs : tout invite à la quiétude. Difficile d’imaginer la tempête qui se prépare ce jeudi à quelques kilomètres de là, au Gillette Stadium de Foxborough. France – Maroc, quart de finale de la Coupe du monde. L’affiche et la dramaturgie de l’évènement devraient suffire à chauffer les esprits. Mais tout ce qui nous a menés jusqu’ici ajoute une tension gigantesque au rendez-vous.
Pour la première fois depuis qu’ils ont posé les pieds aux Etats-Unis, les Bleus vont se frotter à une équipe qui peut les regarder dans le blanc des yeux. Sixième nation au classement FIFA, le Maroc a joué les demi-finales, éliminé par… la France, en 2022. L’an dernier, il a établi une série historique de victoires (19) avant de tomber en finale de la CAN face au Sénégal. Aujourd’hui, les Lions de l’Atlas ne sont plus seulement la meilleure équipe africaine mais une des meilleures du monde. La possibilité de voir Didier Deschamps sur le banc des Bleus pour la dernière fois fut évoquée en conférence de presse et ce fut une grande première. Jeudi, le fil sera plus mince au-dessus du vide.

Les qualités du Maroc exploitent les points faibles des Bleus

Face à la Suède et au Paraguay, la France a joué à se faire peur. Contre le Maroc, elle peut légitimement avoir un peu la trouille même si les Bleus restent favoris au regard de ce qu’ils ont montré. Mais l’habileté du duo El-Aynaoui – Bouaddi combiné à la vitesse de Diaz et El-Khanouss rend les transitions marocaines diaboliques. Or, si les Bleus ont exposé un point faible depuis le début du tournoi, c’est bien à la perte de balle. Les qualités du Maroc semblent parfaitement exploiter les points faibles de la France et il faudra se méfier comme de la peste des ballons perdus au milieu de terrain.
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Faut-il forcer le retour de Tchouaméni ? "Le délai est trop court"

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Le forfait probable d’Ismael Saibari, meilleur joueur marocain de cette Coupe du monde, serait plus préjudiciable pour le Maroc que celui d’Aurélien Tchouameni pour les Bleus tant l’avant-centre est un poison depuis le début de la compétition. Et une partie du destin marocain tient au bulletin de santé de l’une des révélations de ce Mondial. On voudrait nous faire croire que ce destin tient urtout entre les mains d'un homme, l'arbitre argentin de la rencontre.

Arbitre argentin et vieille rancoeur

Car, depuis deux jours, l'avant-match s'est progressivement déplacé vers un autre terrain : celui de l'arbitrage, des procès d'intention et des théories du complot. L’hystérisation autour des hommes en noir a contaminé la rencontre. Il faut dire que la FIFA, qui ne fait rien pour apaiser le climat de suspicion ambiant, a eu l’ingénieuse idée de nommer un Argentin pour officier, deux jours après M.Letexier sur Argentine – Egypte.
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L'arbitre argentin Facundo Tello sera au sifflet pour le quart de finale opposant la France au Maroc

Crédit: Getty Images

"Vous pouvez être amenés à vous interroger, mais je pars du principe qu'il y a des désignations et que je ne peux rien y faire, a commenté Deschamps. J'espère que les arbitres argentins seront aussi bons que monsieur Letexier qui a arbitré un autre match. Mais l'adversaire, c'est le Maroc, pas l'arbitre."
A sa conférence de presse, où la tension était palpable, il fut beaucoup question d’arbitrage notamment celui de 2022 et de la faute oubliée sur Sofiane Boufal dans la surface française. Au milieu de tout ce bazar, France – Maroc est une histoire assez brûlante pour être racontée. Ce quart n'avait pas besoin qu'on lui ajoute des soupçons, des rancœurs vieilles de quatre ans et des théories du complot fumeuses. Le Maroc est suffisamment costaud pour ne pas s'imaginer d'autres ennemis ce jeudi.
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