Coupe du monde 2026 - Argentine - On pouvait douter de Lionel Messi et ses 38 ans, mais ce n'est déjà plus permis
Par Arthur Merle
Mis à jour 22/06/2026 à 18:15 GMT+2
Auteur d'un triplé pour l'entrée en lice de l'Argentine contre l'Algérie mercredi (3-0), Lionel Messi a entamé sa Coupe du monde de manière fracassante. A 38 ans, la Pulga, devenu co-meilleur buteur de l'histoire de la compétition, n'a rien perdu de ses aptitudes devant le but mais surtout de son influence dans le jeu. Il y a Mbappé, Haaland ou Kane. Et à côté d'eux, il y a toujours Messi.
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Video credit: Eurosport
"Nous croyons, et pas seulement les Argentins, que tout le monde veut le voir sur un terrain de football. Les gens veulent le voir jouer. Honnêtement, je ne vois rien de négatif au fait qu'il soit sur le terrain. Il a joué dans différentes circonstances et conditions au fil des années mais il a toujours été fondamental. Il le sera une fois de plus".
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Si Lionel Scaloni s'est exprimé ainsi avant le début de la Coupe du monde, c'est que quelques voix, par ci par là, ont pu remettre en question le bienfondé de voir Lionel Messi disputer une nouvelle Coupe du monde. Après tout, le principal concerné ne semblait pas en prendre le chemin il y a trois ans et demi. "Après ça, qu'y aura-t-il ? J'ai pu gagner la Copa America, le Mondial… Et c'est arrivé presque à la fin (de ma carrière). J'aime le football, ce que je fais. J'aime être en sélection, avec le groupe, je veux vivre des matches en tant que champion du monde", expliquait-il après avoir décroché le Graal.
De là à penser qu'il participerait à la défense du titre de l'Albiceleste, il y avait un monde. Un monde de plus de 7000 km, ceux qui séparent Paris de Miami. Messi avait traversé l'Atlantique à l'été 2023 dans ce qui ressemblait alors à une pré-retraite dorée, après six mois à trimballer son statut de champion du monde sur les pelouses de Ligue 1. 90 buts et 51 passes décisives en 104 matches avec l'Inter Miami plus tard, alors qu'il fallait veiller tard et suivre la MLS pour ne pas le perdre de vue, la Pulga est pourtant revenue presque comme si de rien n'était. Et surtout, comme si rien n'avait changé.
En inscrivant un triplé face à l'Algérie (3-0), Messi a égalé le record de buts en Coupe du monde de Miroslav Klose (16), le soir de sa 200e avec l'Argentine. Des chiffres fous et des larmes, dans un contexte familial chargé, pour nous rappeler en 90 minutes que la course au record n'appartenait pas seulement à Kylian Mbappé.
Si quelqu'un pensait que cette équipe était meilleure sans Léo…
A 38 ans, l'octuple Ballon d'Or s'assoit encore à la table du Français en grande compétition. Après une journée de phase de poules, on parlait de lui comme d'Erling Haaland ou Harry Kane, ces joueurs qui n'étaient que des gosses lorsqu'il effectuait ses débuts en sélection il y a 21 ans. Il y a les statistiques, mais surtout l'impression visuelle que le temps n'a que peu d'effet sur lui.
Une action vue et revue sur son premier but, une implication au départ et à l'arrivée des actions sur les deux suivants : Messi fait toujours du Messi. Le gaucher a passé beaucoup de temps à marcher mercredi, ce qui n'est pas nouveau. A touché moins de ballons qu'à ses plus belles heures (58), mais les a magnifiés. Six tirs, quatre cadrés, deux passes clés et des décrochages utiles pour combiner avec ses milieux dans les petits espaces : la boîte à outils de l'ex-Barcelonais est encore très garnie. On l'a même surpris, en début de match, en train de récupérer des ballons dans sa partie de terrain…
"Si quelqu'un pensait que cette équipe était meilleure sans Léo… Il est devenu clair qu'il est le plus important", a résumé Alexis Mac Allister. Insistons, pour bien réaliser : à 38 ans, Lionel Messi continue de mettre tout le monde d'accord à la Coupe du monde. On avait le droit d'en douter, il a répondu une première fois. Alors on a le droit de penser que ce n'était que l'Algérie et un Luca Zidane peu inspiré. Mais on parierait que son prochaine adversaire, l'Autriche, ne le fera pas.
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