Coupe du monde 2026 Bleus - Vingt ans après Ribéry, tous fous de Cherki
Eurosport sur GoogleIl est la star de la préparation des Bleus. Sur et en dehors du terrain, on ne voit que Rayan Cherki devenu, en un temps record, l’une des mascottes du groupe. Frais dans sa communication, incisif face à la Côte d’Ivoire, le Mancunien a trouvé sa place. Et son surgissement rappelle celui de Franck Ribéry à la Coupe du monde 2006. Même si, à terme, leur destin ne devrait pas être le même.
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Video credit: Eurosport
Rayan prend la pause, Rayan arrive au château, Rayan nous fait visiter sa chambre, Rayan dort mal, Rayan plaisante avec Jean-Philippe, Rayan joue avec Kylian et Ousmane etc. Depuis le début de la préparation, les réseaux sociaux de l’équipe de France ressemblent à vlog de Rayan Cherki.
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Disponible, drôle, expert en punchlines, l’ancien Lyonnais est devenu la star de la com’ des Bleus et le visage de cette joyeuse troupe embarquée dans l’aventure d’une vie. Il crée du lien, de l’énergie, du mouvement. Une aubaine pour la FFF qui permet, à travers ses péripéties, de livrer une image rayonnante d’un groupe uni par la malice du meneur de jeu.
T’as vu le sac à dos pour faire Pékin Express ?
Une image devenue virale lorsqu’aux côtés de la ministre des Sports, sa pose a fait le tour du monde avec des détournements par centaines. Dans un monde corseté par le marketing, lissé par les agents d’image, Rayan Cherki déboule comme un chien dans un jeu de quilles.
"On n’est pas beau mais on sent bon, balance-t-il face caméra en sortant un parfum de sa trousse de toilette lors de son room tour. T’as vu le sac à dos pour faire Pékin Express ? Il fait la taille de mon canapé." Il est rapidement devenu la mascotte des Bleus de 2026 alors qu’il n’est là que depuis un an.
Une trajectoire qui rappelle celle d’un autre ambianceur historique des Bleus : Franck Ribéry. Lui a débarqué pour la première fois lors du rassemblement de la Coupe du monde 2006. Ni les vidéos ni les réseaux sociaux n’existaient à l’époque. Mais lui non plus ne calculait pas.
Au milieu d’une équipe peuplée de stars et de champions du monde, le Boulonnais a amené sa gouaille et son culot. Ribéry mettait du sucre dans les salières, de la colle sur les poignées de porte et apostrophait Jacques Chirac dans les vestiaires ("C’est la famille !") ou Zinedine Zidane ("Hé ZZ, vas-y. Attention, roulette, ne te jette pas trop !").
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Rayan Cherki a des airs de Franck Ribéry
Crédit: Getty Images
Tant que ça gagne, on peut tout se permettre
La même tendre impertinence que celle d’un Cherki qui houspille gentiment Mbappé sur sa tenue lors de son arrivée à Clairefontaine ("tu vas à la plage demain ?"), provoque Jean-Philippe Mateta dans un combat de boxe ("Grand, pas grand, je t’en mets une dans le ventre") ou balance sur ceux qui singent sa pose après avoir remporté l’opposition du jour ("ils peuvent célébrer mais jamais gagner"). Des extraits qui font grimper la cote d’amour d’un garçon attachant.
"Il amène un truc et c’est une bonne chose pour le foot français au-delà de son talent, confirme Franck Hocquemiller, agent d’images de plusieurs internationaux. Il faut juste que sa com’ soit au service de l’équipe parce qu’il a quelque chose que les autres n’ont pas dans sa spontanéité. Ça fait du bien au foot. Le marketing de la FFF va pouvoir en profiter et capitaliser, il faut juste qu’il ne soit pas incontrôlable. C’est assez simple : tant que ça gagne, on peut tout se permettre. Si on perd…" Si le Mondial tourne au fiasco, sa phrase prononcée après la défaite contre les Ivoiriens ("On ira au Mondial pour écraser tout le monde") risque de lui revenir dans la tronche.
Une autre concurrence
Avant que son image ne se brouille à Knysna, Ribéry était, lui aussi, le nouvel élu du peuple avant de devenir l’un des pestiférés du football français. En 2006, il était celui qui pouvait tout se permettre. A 20 ans d’écart, les deux hommes, tous deux dans leur 23e année au moment de disputer leur première Coupe du monde, partagent le même début d’histoire.
Comme Ribéry, Cherki a débarqué sans complexe. Il fut l’un des hommes de la préparation avec un match très solide face aux Ivoiriens, couronné d’un but assez fantastique. Une bonne partie de l’opinion publique, qui n’en a pas grand-chose à faire de l’équilibre de l’équipe, réclame sa titularisation dans un quatuor fantasmé (Cherki, Dembélé, Olise, Mbappé). Cherki est celui qui crée, quand Ribéry était celui qui bouscule.
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Video credit: Eurosport
Remplaçant et auteur de deux passes décisives lors de la préparation au Mondial allemand, il avait gagné sa place de titulaire dès le début du tournoi et n’avait quitté le onze de départ que face à la Corée du Sud, lors du deuxième match des Bleus. Et c’est sans doute là où leurs destins se distinguent.
Même si sa première année en équipe de France est réussie en tout point, Cherki n’est que le douzième homme de l’équipe de France quand démarre la "World Cup" américaine. Même si les Bleus possédaient déjà une attaque de feu, il était plus facile pour Ribéry de prendre la place de Florent Malouda ou Sylvain Wiltord, malgré leurs états de service sérieux, que pour Cherki de déloger le Ballon d’Or (Dembélé) au poste de meneur. Vingt ans après Ribéry, les Bleus ont retrouvé leur électron libre. Avec une différence majeure : cette fois, personne ne lui demande de sauver l’équipe.
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