Coupe du monde 2026 - Brésil - Norvège I Haaland-Gabriel : Les retrouvailles des meilleurs ennemis
Eurosport sur GoogleComme on se retrouve... Devenus inséparables en Premier League, où ils se chamaillent à chacun de leur affrontement sur une terrain, Erling Haaland et Gabriel ont cette fois rendez-vous sur la scène internationale pour le 8e de finale de Coupe du monde entre la Norvège et le Brésil ce samedi (22h). Voilà qui s'annonce encore épique.
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Depuis plusieurs saisons, leurs retrouvailles sont devenues un grand classique de Premier League. Souvent électriques, toujours animées. Entre les provocations d'Erling Haaland et les réponses musclées de Gabriel, chaque duel entre Manchester City et Arsenal est devenu une bonne occasion, pour les deux hommes, de remettre une pièce dans la machine. Ce qu'ils adorent, au fond, même s'ils ne l'admettront sans doute jamais publiquement. Quand l'un se montre d'ailleurs un peu trop tranquille, l'autre est toujours là pour le piquer. Et tous les moyens sont permis. Au choix : un regard, une parole, une poussette, un coup de coude...
Lors de leur dernier affrontement, en avril dernier, l'attaquant norvégien avait fini par laisser exploser sa rage lorsque le défenseur brésilien, pris de vitesse, s'était sans pitié accroché à son sous-maillot... avant de le lui arracher complètement. Moins de vingt minutes plus tard, après un duel aérien quelque peu musclé, les deux meilleurs ennemis se retrouvaient front contre front, héritant dans la foulée d'un carton jaune chacun.
Si les Sky Blues finiront finalement par l'emporter (2-1), ce nouvel épisode Haaland-Gabriel avait enflammé les tabloïds. "Je pense que c’est toujours comme ça. C’est aux autres de décider si j’ai gagné ce duel. Bien sûr, j’ai marqué. J’ai remporté ce duel au moment décisif, le centre était parfait. C’était un superbe but. Au final, on gagne. L'altercation ? Si je tombais au sol, ce qui ne se produirait pas à moins d’une véritable agression, il aurait écopé d’un carton rouge. Je ne suis pas sûr, je n’ai pas vu la scène. C’est comme ça, je ne tomberai pas. Personnellement, je ne comprends pas pourquoi il s’est approché de mon visage", lâchait alors le Norvégien après la rencontre, persuadé qu'il s'agissait là de leur ultime confrontation de l'exercice 2025-2026. Raté.
Embrouilles et ballon sur la tête
Dimanche soir, sur les coups de 22 heures, la bromance entre Gabriel et Haaland va s'enrichir d'un nouvel épisode. Et il s'annonce pour le moins épique, puisque le défenseur et l'attaquant ont rendez-vous pour le huitième de finale de la Coupe du monde entre leurs deux pays : le Brésil d'un côté, la Norvège de l'autre. Et ils seront bien évidemment tous les deux titulaires. Le Gunner le sait, il va (encore) devoir s'accrocher pour limiter le Citizen, lui qui a déjà inscrit cinq buts depuis le début de la compétition. De quoi l'effrayer ? Pas vraiment. Il faut dire qu'il en a l'habitude, à force de se coltiner ce golgoth de 1,95 m pour 94 kilos depuis maintenant plus de trois ans.
Si tout avait commencé sagement entre les deux, avec une première confrontation sans grabuge en Cup en janvier 2023, le point de bascule a lieu un peu plus d'un an plus tard, en mars 2024, lorsqu'ils passent leur temps à se chercher physiquement, jusqu'à s'embrouiller à plusieurs reprises. Au coup de sifflet final, Pep Guardiola est même contraint d'intervenir pour les séparer, avant que les deux ne se serrent finalement la main puis ne s'enlacent, tout sourire. Ça, c'était avant ce qui allait suivre en septembre de la même année...
Après un nouveau match marqué par les provocations et les tensions entre les deux camps, Haaland décide de profiter du but égalisateur de John Stones dans les ultimes secondes pour envoyer volontairement le ballon sur la tête de Gabriel, alors de dos. L'arbitre n'y voit que du feu et la Premier League décidera de passer sur ce geste. Au coup de sifflet final, le buteur de City lâchera le fameux "stay humble" ("reste humble") à Mikel Arteta. "Il y a quelque chose qui me gêne vraiment, c’est le geste de lâche d’Haaland. Envoyer un ballon dans la tête de Gabriel qui ne regarde pas, quel acte de lâcheté (...) Je pensais qu’il était plus grand que cela", pestera dans la foulée l'ancien attaquant des Gunners Ian Wright. Gabriel, lui, prendra sa revanche sur le terrain quelques mois plus tard, en février 2025, lors de la fessée 5-1 infligée à City. Et sans le moindre scrupule, avec notamment une célébration sous le nez de son rival après le 1-0.
De la rivalité, mais du respect
"C'est normal. C'est une bataille, une guerre. Les provocations font partie du football, ça fait partie du jeu", tempèrera le défenseur brésilien après la rencontre. Car oui, malgré les apparences et e folklore qui entourent désormais leur rivalité, tout se limite toujours au terrain. En dehors, les deux ne partiront probablement pas en vacances ensemble, c'est vrai, mais ils se respectent. Leur rivalité est sportive, point barre. Aucun ne compte en découdre loin des pelouses. C'est un peu leur ring à eux, au fond.
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Gabriel et Erling Haaland se chauffent lors d'Arsenal - Manchester City
Crédit: Getty Images
"J'apprécie chaque match, chaque attaquant. C'est mon métier, donc j'aime me battre. Mais c'est un joueur de haut niveau et, bien sûr, je pense qu'il aime aussi jouer contre moi. Je trouve ça sympa. On apprécie ces moments", confiait même Gabriel au Telegraph en mars dernier, reconnaissant qu'Haaland est "l'adversaire le plus coriace" qu'il ait affronté.
Au sujet de leur dernier duel de la saison et de ce sous-maillot arraché, l'attaquant de City avait même fini par en sourire : "Je crois que mon maillot a été un peu tiré ! Je n'ai pas obtenu la faute. C'est la Premier League d'aujourd'hui. On fait du catch par moments. Il y a beaucoup de duels, beaucoup de griffures. Parfois, ma copine n'est pas très contente de voir ça, ça fait un peu bizarre ! Mais c'est la réalité." Au fond, qui aime bien...
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