Coupe du monde 2026 - "Entré dans une nouvelle dimension", le Maroc rêve haut et fort : "On doit viser ce titre"

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Le Maroc a dû s'employer ce jeudi pour renverser Haïti (4-2) et se qualifier en 16e de finale du Mondial 2026. Si Ismael Saibari a encore marqué, les coéquipiers d'un Achraf Hakimi en vue ne comptent clairement pas faire de la figuration dans cette Coupe du monde, alors qu'ils risquent d'aborder cette phase à élimination directe par un gros morceau.

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Le Maroc a fait le job. Sans forcément livrer une copie très rassurante. Mais après un départ loin d'être convaincant, les Lions de l'Atlas ont su trouver les clefs pour renverser la situation et assurer l'essentiel. Chahutés et menés deux fois au score, ils s'en ainsi sont finalement sorti en renversant Haïti (4-2) pour se qualifier en 16e de finale du Mondial. Avec l'envie désormais de rêver en grand.  "Une nouvelle compétition commence, on va aller le plus loin possible", a déjà annoncé Bilal El Khannouss au micro de BeIn Sport.
Mercredi, les Marocains ont pourtant donné quelques frayeurs à leurs supporters. Quasiment déjà qualifiés avant de jouer à Atlanta, les demi-finalistes de la dernière édition n'ont pas forcément mis les bons ingrédients pendant de longues minutes. "Par moments, on a manqué d'humilité. Et on l'a payé cash", a confessé El Khannouss. "C'était un match piège pour nous", a confirmé Achraf Hakimi, qui a joué un rôle clef avant de finir homme du match.
 
On est entré dans une autre dimension
Mais après la pause et avec les apports de certains entrants, les Marocains ont montré un autre visage pour reprendre le cours de leur histoire dans ce Mondial. "Je n'ai tiré les oreilles de personne car j'ai senti mon groupe investi et solidaire, a confié le sélectionneur Mohamed Ouahbi. On a eu de très bonnes statistiques, on a eu une grosse domination, ils ont frappé deux fois, et cela a fait deux buts". "C'était un match de transition, ils n'avaient rien à perdre, ils ont joué long, on a bien fait les choses, il fallait juste qu'on maitrise mieux les transitions", a observé le technicien.
Après cette phase de poules bien menée et conclue à la deuxième place de leur groupe derrière le Brésil en raison d'une moins bonne différence de buts, les Lions de l'Atlas ne veulent pas baisser la tête. Ils visent haut et le disent clairement. "On est entré dans une autre dimension, les joueurs croient en eux et les adversaires respectent le Maroc", a constaté Mohamed Ouahbi, donc "on doit y croire, on doit viser ce titre". "Comment on va atteindre cet objectif ? En étant à 200% à chaque match et en préparant au mieux les matches", a-t-il encore exposé.
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On a confiance
Pour cela, il faudra cependant gommer les manques entrevus en première période face à Haïti. "Si on a encaissé des buts, c’est qu’il y a des choses qu’on n’a pas bien faites. On va analyser ça avec le coach et le staff et on va tout faire pour que ça ne se reproduise pas", prévient déjà Hakimi en bon leader. Mais les Lions de l'Atlas ont des arguments. Individuels déjà. Discret face à l'Ecosse, Hakimi semble en jambes malgré son renvoi en procès pour viol confirmé par la justice française vendredi. "Je traverse une très bonne période, tant sur le plan personnel que professionnel", a confessé le latéral parisien en zone mixte, "je me sens très bien, je suis entouré de bonnes personnes qui m'aident à me concentrer sur l'essentiel, et la vérité est qu'il s'agit de l'un des moments les plus importants de ma carrière. J'espère continuer ainsi le plus longtemps possible".
Les jeunes talents marocains répondent aussi au rendez-vous. Si Ayyoub Bouaddi a pu souffler après son entrée en matière séduisante dans ce Mondial, Bilal El Khannouss a fait l'étalage de sa technique pour s'imposer comme un maitre à jouer précieux. Et Ismael Saibari est devenu le premier joueur africain à marquer lors des trois matches de la phase de poule d'une Coupe du monde. Mais c'est aussi une question collective bien sûr. Malgré ses soucis de début de match, le Maroc affiche des certitudes dans son jeu dans ce Mondial. "On a un style de jeu mis en place par le coach. On a confiance en cela", reconnaiî El Khannouss.
De quoi voir loin ? Les Marocains y croient. Mais ils n'auront pas une entrée en matière facile à gérer dans ce tableau final. Deuxièmes derrière le Brésil, ils joueront leur 16e de finale à Monterrey, au Mexique, contre le premier du groupe F, à déterminer entre les Pays-Bas, le Japon et la Suède. Pas évident. Mais pas non plus de quoi faire peur à cette formation marocaine ambitieuse. "Maintenant c’est simple : tu gagnes et tu continues, ou tu perds et tu rentres à la maison. On en est conscients", annonce El Khannouss, qui a faim.
 
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