Coupe du monde 2026 - Equipe de France - Didier Deschamps et l’ombre embarrassante du PSG

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Depuis le début du rassemblement de l’équipe de France, il y a trois semaines, il est beaucoup question du PSG : pourquoi Ousmane Dembélé n’a-t-il pas le même rendement en club qu’en sélection ? Pourquoi Warren Zaïre-Emery n’a-t-il pas le même statut qu'au PSG ? Pourquoi l’avant-centre des Bleus, Kylian Mbappé, ne presse-t-il pas comme celui de Paris ? Paris est une ombre encombrante.

"Ça pollue un peu la préparation" : Comment l'ombre du PSG plane sur cette équipe de France

Video credit: Eurosport

La France n’a pas l’habitude de gagner des Coupes d’Europe. Alors quand elle rafle deux Ligue des champions de suite, c’est un raz-de-marée. Depuis douze mois, le PSG est le standard français et même européen avec son mode d’emploi pour gagner. L’opinion française découvre subitement que sa sélection n’est pas la seule détentrice de la recette magique.
Si bien que, depuis le début du rassemblement des Bleus, il est beaucoup question de Paris. Au fond, la plupart des interrogations autour d’eux naissent des accomplissements parisiens. Ils ont donné une autre lecture de la victoire et des difficultés des vice-champions du monde. Le PSG n’est plus seulement un club qui fournit des internationaux, il devient un modèle tactique et culturel concurrent des Bleus.

L'impossible copier-coller

Avant les débuts face au Sénégal, Paris occupe toute la toile de fond. Pourquoi Ousmane Dembélé n’est-il pas aussi performant qu’à Paris ? Pourquoi Warren Zaïre-Emery n’est-il pas titulaire en latéral droit comme dans son club alors que Jules Koundé semble s’essouffler ? Pourquoi l’avant-centre de l’équipe de France (Kylian Mbappé) ne défend-il pas aussi bien que l’avant-centre du PSG (Dembélé) ? Le double champion d’Europe est dans toutes les équations. La tentation existe alors de regarder l’équipe de France à travers le prisme parisien.
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Didier Deschamps doit composer avec l'ombre imposante des succès parisiens

Crédit: Getty Images

"À Paris, le coach lui donne toutes les libertés. En sélection aussi, a jugé Lucas Hernandez interrogé sur la différence de niveau du Ballon d’Or en club et en sélection. C’est à lui de trouver les meilleures solutions pour prouver sur le terrain que c’est le meilleur joueur du monde. Je suis à côté de lui tous les jours, en sélection, il n’a pas toute la mobilité qu’il peut avoir en club, mais il est un joueur extraordinaire." Le défenseur touche ici un point essentiel : il est impossible et surtout vain de faire du copier-coller entre Paris et la France.

Le cas Dembélé, le plus sensible

Les systèmes ne sont pas les mêmes, les joueurs et les intentions non plus. Le cas Zaïre-Emery est peut-être le plus symbolique. À Paris, il excelle avec des consignes spécifiques et dans un écosystème précis. Le rôle d’un latéral droit en équipe de France n’est pas le même au PSG.
"Dans cette position d’arrière-droit, avec le système du jeu du PSG, il n’est jamais offensivement dans une position de latéral droit, rappelait Didier Deschamps en mars. Je considère Warren avant tout comme un milieu de terrain, qui peut être une option." Les réussites parisiennes placent le sélectionneur sous une forme de pression inédite pour lui en compétition. 
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Dembélé, Koundé ou Doué : qui est le plus en danger dans le onze de la France ?

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A-t-il les coudées moins franches ? Est-ce qu’elles réduisent sa marge de manœuvre ? Non parce que si Luis Enrique a prouvé qu’il savait gagner, Deschamps n’a pas franchement à faire ses preuves dans ce domaine. Le statut de Dembélé peut, à terme, poser un problème.

Le PSG a changé notre façon de regarder les Bleus

Pour la première fois depuis qu’il a rejoint les Bleus il y a une petite dizaine d’années, son statut semble le protéger. Or ce qu’il propose en équipe de France ne justifie pas son maintien absolu et indiscutable dans le onze alors que le banc regorge de joueurs talentueux. Mais aujourd’hui, grâce à ce qu’il a montré au PSG, Dembélé est intouchable et limite sans doute Deschamps dans ses choix.
Il fallait voir la cote d’amour des Parisiens lors du seul entraînement ouvert au public à Boston pour comprendre que ces Bleus-là jouissent d’une aura particulière aujourd’hui.
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Luis Enrique soulève une deuxième Ligue des champions avec le PSG

Crédit: Getty Images

S’ils n’ont pas encore la réputation de Dembélé, Warren Zaïre-Emery et Désiré Doué n’ont plus la même place dans l’opinion que Malo Gusto et Marcus Thuram alors que leur carrière en sélection reste embryonnaire. Ils ont pénétré dans les foyers français et les ont conquis. Paris est une marque puissante, un accélérateur de carrière. Deschamps se retrouve confronté à ce nouveau modèle car le PSG a changé notre façon de regarder les Bleus.
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