Coupe du monde 2026 I Canada - Bosnie - herzégovine I Jonathan David, du cauchemar turinois au rêve canadien

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Après le Mexique jeudi, au tour d'un autre pays hôte de lancer sa Coupe du monde. Alors qu'il vise sa première victoire en trois participations au Mondial, le Canada affronte ce vendredi soir (21h) la Bosnie-Herzégovine à Toronto. Meilleur buteur de l'histoire des Rouges, Jonathan David, très attendu au pays, tentera de se relancer après une saison bien tourmentée à la Juventus Turin.

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Video credit: Eurosport

Au pays du hockey sur glace, l'heure est maintenant venue de parler football. Ou "soccer", si vous préférez. Pour un mois, pas plus, c'est promis. Ce vendredi soir, le Canada, l'un des pays hôtes de cette Coupe du monde 2026, lance officiellement son aventure en recevant la Bosnie-Herzégovine à Toronto. Et pour l'occasion, quand même, il fallait bien mettre les petits plats dans les grands.
Dans un BMO Stadium qui s'annonce de rouge vêtu et plein à craquer, sont attendues des stars comme Alanis Morissette, voix indémodable des années 90, chargée d'entonner l'hymne national, puis Alessia Cara, Elyanna, Jessie Reyez, Michael Bublé ou encore Vegedream. De quoi porter bonheur aux Canucks ? Ils en auraient bien besoin.
Lors de leurs deux précédentes phases finales — en 1986 au Mexique et en 2022 au Qatar — les Canadiens, 30es mondiaux, ont en effet ramené six défaites en six matches. Ils veulent inverser cette tendance dans un groupe B, a priori à leur portée, qui comprend aussi le Qatar et la Suisse, grande favorite pour la première place. Et pour briser ce plafond de verre et enfin rafler un succès dans la compétition, le Canada compte sur l'une de ses stars : un certain... Jonathan David.

Où est passé l'attaquant du LOSC ?

Tête connue de la Ligue 1 avec pas moins de 232 matches et une bonne centaine de buts (102) avec le LOSC entre 2020 et 2025, le meilleur buteur de l'histoire des Rouges (39 buts) est certainement l'une des meilleures armes du sélectionneur américain Jesse Marsch, arrivé en 2024 et qui a récemment prolongé son contrat jusqu'en 2030. Le problème, c'est qu'il sort d'une saison très compliquée avec la Juventus Turin, qu'il avait rejointe libre l'été dernier.
Pressenti pour devenir l'un des titulaires de l'attaque de la Vieille Dame, David a lentement mais inévitablement glissé dans la hiérarchie de ses entraîneurs. D'abord Igor Tudor, qui lui a toutefois donné sa confiance jusqu'à son licenciement fin octobre, puis Luciano Spalletti, pas vraiment fan de son profil et qui a fini par baisser les bras.
Bilan : entre la Serie A et la Ligue des champions, l'ancien buteur des Dogues a cumulé 25 titularisations et 44 matches... pour six petits buts. S'il totalise 2 329 minutes de jeu toutes compétitions confondues, il le doit aussi à la longue absence de Dusan Vlahovic, absent plusieurs mois. Sifflé par les tifosi, critiqué par la presse, maladroit devant le but, Jonathan David a passé une saison pas loin de l'enfer.
Si son entourage plaide à juste titre le temps d'adaptation à un tout nouveau pays, un tout nouveau championnat (à La Gantoise, David avait inscrit son premier but en décembre, alors qu'il avait dû attendre trois mois au LOSC) et un tout nouveau contexte bien différent de celui lillois, ses détracteurs rappellent souvent qu'il touche un salaire net de 6 millions d'euros (11,1 millions d'euros bruts) par an, l'un des plus élevés de l'effectif de la Juve, et que sa venue a quand même coûté une commission de 12,5 millions d'euros. Forcément, ça fait un peu cher pour six petites réalisations.
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Jonathan David avec la Juve.

Crédit: Getty Images

Le Mondial comme vitrine ?

Si la presse italienne en a souvent parlé comme d'un joueur isolé dans le vestiaire, Luciano Spalletti avait tenu à tordre cette rumeur au cou. "Ils ont bien fait de ne pas l'inviter à dîner, parce que la première fois qu'il est venu, il a râpé du parmesan sur ses pâtes alle vongole (pâtes aux palourdes). Donc ils ne l'ont plus jamais invité après ça", avait ironisé le technicien de la Vieille Dame fin décembre. Mais il ne s'est pas montré non plus toujours très tendre avec son attaquant.
"Il a besoin de continuité pendant combien de matches ? Moi aussi, j'aurais besoin de cinq matchs pour entraîner le Real Madrid ou Barcelone et montrer quel entraîneur je suis. Ce n'est pas comme ça que ça marche, tançait-il avant le match contre Pafos en Ligue des champions en fin d'année dernière. Ça fonctionne comme ça : tu te donnes à fond à chaque entraînement. Après deux semaines où tu as été excellent, je te donne dix minutes de jeu. Si tu joues bien, je te donne une mi-temps, puis un match entier, puis cinq. Ce n'est pas en venant à l'entraînement un jour de telle façon et le lendemain d'une autre, puis en disant qu'on a besoin de jouer cinq matchs pour être performant. Ça ne marche pas comme ça. Alors, si vous pouviez l'écrire correctement pour qu'il le lise, vous me rendriez service."
En coulisses, il se murmure que Spalletti a tout tenté pour secouer son buteur endormi. En vain. Alors l'entraîneur toscan, qui avait réclamé l'arrivée d'un attaquant en janvier dernier, a fait avec, pas vraiment aidé par l'apport encore plus désastreux de Lois Openda, acheté pour une quarantaine de millions d'euros (prêt avec obligation d'achat selon certaines conditions qui ont bien été atteintes) et auteur de deux buts. Une fois la saison terminée, et l'objectif de la Ligue des champions manqué sur le fil, Spalletti a prévenu ses dirigeants : tout le secteur offensif doit être remodelé, ce qui inclut le possible départ de Jonathan David. Mais où ?
Dans l'espoir qu'il se remette en selle lors de cette Coupe du monde, une vitrine toujours utile pour faire grimper la valeur marchande d'un joueur en vue de négociations avec de possibles acheteurs, la Juve glisserait son nom ici et là. La Gazzetta dello Sport rapportait récemment que le PSG se l'était vu proposer dans le cadre des discussions pour Randal Kolo Muani, même chose pour l'Atlético Madrid et Alexander Sorloth. Le quotidien transalpin tablait également sur un éventuel retour en Ligue 1, où l'OL et l'AS Monaco seraient sur les rangs. Pour David, la priorité est pour l'instant ailleurs. Aux côtés d'Alphonso Davies, l'un des autres piliers de la sélection canadienne, il a un pays tout entier à faire rêver. Et gagner, enfin.
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"Quand Mbappé décroche, qu'est-ce qui empêche Dembélé de prendre la profondeur ?"

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