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Coupe du monde 2026 I La Maison Blanche justifie l'exclusion de l'arbitre somalien Omar Artan et de responsables iraniens
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Mis à jour 10/06/2026 à 12:11 GMT+2
Le patron de l'équipe de la Maison Blanche chargée de l'organisation de la Coupe du monde, Andrew Giuliani, a assuré mardi que le refoulement d'un arbitre somalien et le refus de visas à des responsables de la sélection iranienne étaient motivés par "de bonnes raisons".
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L'arbitre somalien Omar Artan, bien que titulaire d'un visa d'entrée aux États-Unis, a été refoulé samedi à son arrivée, la Fifa ayant ensuite annoncé qu'il n'officierait pas durant la Coupe du monde 2026.
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"Jusqu'à présent, 35 équipes ont pu entrer aux États-Unis. Aucun joueur ni entraîneur ne s'est vu interdire l'accès", a déclaré le patron de l'équipe de la Maison Blanche chargée de l'organisation de la Coupe du monde, Andrew Giuliani, lors d'une discussion organisée par le groupe de réflexion Atlantic Council à Washington.
"Il y a eu des responsables qui se sont vu interdire l'entrée et pour de bonnes raisons", a-t-il affirmé, évoquant la nécessité d'empêcher "des acteurs malveillants de venir dans le pays sous couvert de la Coupe du monde" de football, qui débute jeudi.
Problèmes de "vérification de ses antécédents"
"Il y a eu un arbitre qui n'a pas été admis. Je ne peux pas entrer dans les détails, mais ce que je peux vous dire, c'est que c'était pour une très bonne raison", a assuré le responsable de la Maison Blanche, faisant état de discussions avec le ministre de la Sécurité intérieure, Markwayne Mullin, et le chef de la police aux frontières (CBP).
La CBP a justifié le refoulement d'Omar Artan, qui a notamment arbitré en Coupe d'Afrique des nations (CAN), par des "problèmes liés à la vérification de ses antécédents".
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"L'équipe titularisée face à l'Irlande du Nord débutera la Coupe du monde mais ne la finira pas"
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Un responsable du Département d’État américain a cependant déclaré mardi soir à l'AFP que l'arbitre était "lié à des personnes soupçonnées d'appartenir à des organisations terroristes", ce qui "rendait le voyageur inéligible à l'entrée" sur le sol américain.
Il y a des gens qui prétendent être des entraîneurs, mais ne le sont peut-être pas
De leur côté, une quinzaine de membres de l'encadrement de la sélection iranienne se sont vu refuser des visas américains. "Tout le personnel d'entraînement de l'équipe iranienne peut entrer. Il y a des responsables iraniens qui ne peuvent pas entrer, là encore pour de très bonnes raisons", a ajouté Giuliani, sans autre précision.
"Comme vous pouvez l'imaginer, il y a des gens qui prétendent être des entraîneurs mais ne le sont peut-être pas", a-t-il poursuivi, évoquant notamment la possible présence parmi eux de personnes "travaillant directement avec les Gardiens de la Révolution", l'armée idéologique de la République islamique.
Les incertitudes quant à l'obtention des visas américains à cause du conflit en cours au Moyen-Orient ont forcé la sélection iranienne à relocaliser son camp de base de Tucson (Arizona) à Tijuana, au Mexique, bien qu'elle joue ses trois rencontres de groupe aux États-Unis.
Artan accueilli en héros à son retour
"Je serai là à la prochaine Coupe du monde" en 2030, a assuré de son côté Omar Artan mercredi à la centaine de personnes venues l'accueillir à l'aéroport de Mogadiscio. "Malgré ce qui m'est arrivé, je ne suis pas découragé", leur a-t-il lancé. "Nous avons notre pays, la Somalie, et ce drapeau, dans les bons moments comme dans les mauvais. Nous devons défendre son honneur, rester fidèles à nos responsabilités et poursuivre nos efforts pour servir notre nation avec fierté."
La Somalie a réagi avec indignation à la triste aventure vécue par son arbitre, pourtant désigné meilleur arbitre africain l'an dernier. Mardi, le gouvernement somalien a défendu son "intégrité", tandis que l'opposition critiquait abondamment l'administration du président Donald Trump, qui a lui-même multiplié les assauts verbaux contre la Somalie - il l'a notamment qualifiée de "pays pourri" -, et la Fifa pour n'avoir pas soutenu son arbitre.
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Omar Abdulkadir Artan
Crédit: Getty Images
Artan doit apparaître mercredi après-midi en tant qu'invité d'honneur dans un stade de Mogadiscio où se déroule d'un match de football entre deux équipes somaliennes. Omar Artan a été refoulé samedi à son arrivée à l'aéroport international de Miami (Floride).
Dans un entretien téléphonique accordé mardi au New York Times depuis Istanbul, où il a été renvoyé, l'arbitre somalien, âgé de 34 ans, a indiqué qu'il ignorait les raisons pour lesquelles il avait été interdit d'entrée sur le territoire des Etats-Unis.
"J'avais les bons documents, j'avais tout, j'avais le bon visa", a-t-il noté, faisant part de sa déception. "Je ne suis qu'un arbitre qui tentait de vivre son rêve, le plus grand rêve de ma vie, participer à la Coupe du monde."
Omar Artan a raconté avoir été interrogé pendant 11 heures avant d'être emmené vers une cellule de rétention où il a été détenu pendant plusieurs heures puis embarqué à bord d'un vol retour pour Istanbul. Titulaire du statut Fifa depuis 2018, Artan, qui officie dans le championnat somalien, était le premier arbitre somalien retenu pour une phase finale de Coupe du monde.
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