Coupe du monde 2026 | Iran | "Nous sommes l'équipe la plus maltraitée de toute la Coupe du monde", dit le sélectionneur iranien

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L'Iran a entamé sa Coupe du monde 2026 par un match nul à moitié prometteur et à moitié frustrant contre la Nouvelle-Zélande (2-2). Le plus dur attend désormais la Team Melli, avec la Belgique puis l'Egypte à venir. Mais les Iraniens doivent surtout composer avec un contexte extrêmement compliqué. Entre colère, usure et fatalisme, joueurs et staff tentent de faire au mieux.

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Video credit: Eurosport

Il y a 48 équipes dans cette phase finale, mais l'une d'entre elles tient incontestablement une place à part. Sa façon de vivre sa Coupe du monde l'isole des 47 autres participants. L'Iran, pris depuis plus de trois mois au cœur d'un conflit armé avec les États-Unis, principal pays organisateur de cette édition 2026, a entamé son tournoi lundi soir dans le vaisseau ultra-moderne du SoFi Stadium de Los Angeles, arrachant un nul à la Nouvelle-Zélande (2-2). À la sortie, Amir Ghalenoei, le sélectionneur, n'a pas esquivé la lourdeur de la situation, symbolisée et résumée en une phrase : "Nous sommes l'équipe la plus maltraitée de toute la Coupe du monde".
La présence des Iraniens constitue pourtant déjà une forme de victoire pour eux. En mars, quelques jours à peine après le début du conflit américano-iranien, le président des Etats-Unis Donald Trump avait esquissé que la présence de la sélection iranienne lors de la Coupe du monde n'était selon lui pas souhaitable. "L'équipe iranienne de football est la bienvenue à la Coupe du monde, mais je ne crois pas qu’il soit approprié qu’elle y soit, pour sa propre vie et sa sécurité. Merci de votre attention à cette question", avait-il déclaré sur le réseau Truth Social.
Après des semaines d'incertitudes et de tractations, la Team Melli est donc finalement bien présente, mais au prix de multiples difficultés. Son camp de base a été déplacé à la dernière minute au Mexique, plutôt que de s'installer dans l'Arizona, et les États-Unis ont refusé des visas à une quinzaine de membres de sa délégation. Pour résumer la situation, Mehdi Taremi, l'attaquant vedette de l'Olympiakos, a parlé lundi à Los Angeles d'un "désastre logistique". "C'est beaucoup de stress pour les joueurs, nous avons peu de soutien, je pense que la FIFA aurait pu mieux faire", a-t-il ajouté.
On veut juste la paix, la joie, ce sont les slogans de la FIFA non ?
À l'évidence, le contexte n'est pas celui habituellement vécu par une délégation présente dans une phase finale, alors que chacun doit endosser de multiples fonctions pour colmater les brèches. "L'un de nos analystes doit par exemple venir faire le boulot avec les médias, tout cela est une catastrophe au niveau de notre organisation, mais il n'y a pas à se trouver d'excuses et on garde espoir pour nos deux prochains matches", a encore ajouté Taremi, même s'il dit aussi : "Nous sommes fatigués de cette situation, nous avons eu de nombreux problèmes ces derniers mois, on veut juste la paix, la joie, ce sont les slogans de la FIFA non ?".
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Les Iraniens doivent composer avec un contexte complexe.

Crédit: SNTV

À ce propos, Mehdi Taremi a confié que le vestiaire iranien avait reçu la visite de Gianni Infantino. "Je comprends ce que vous traversez mais vous êtes plus forts que tout", leur a adressé comme message le patron de la FIFA. "Il veut aider, mais il y a d'autres problèmes", a glissé le joueur de 33 ans, sans évoquer de manière explicite les autorités américaines. "Nous sommes consternés par ces agissements", avait dénoncé le sélectionneur Amir Ghalenoei, en débarquant sur le tarmac de l'aéroport de Tijuana il y a quelques jours. Nous aurions dû arriver la semaine dernière parce qu'un décalage horaire de 12 heures nécessite deux semaines d'acclimatation."
Lundi soir, après le nul contre la Nouvelle-Zélande, il a encore rappelé les difficultés rencontrées par son équipe. "Ils (les Américains) ont retardé notre arrivée et nous obligent maintenant à repartir prématurément, sans nous laisser le temps de récupérer", a-t-il déploré. Selon Ghalenoei, son équipe avait été informée qu'elle pourrait rester aux États-Unis jusqu'à mardi midi "pour se reposer". "Mais ils nous l'ont encore refusé. Franchement, je ne comprends pas pourquoi ils ne nous ont rien dit", a-t-il évoqué. La délégation a donc regagné Tijuana dès lundi soir. En fin de semaine, l'Iran remettra le cap vers Los Angeles pour son deuxième match dans ce Mondial 2026, dimanche, face à la Belgique.
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Amir Ghalenoei, le sélectionneur iranien.

Crédit: Getty Images


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