Coupe du monde 2026 | La fin de la génération Messi - Ronaldo, un été d'adieux et de conquête
Eurosport sur GoogleLa XXIIIe Coupe du monde s’ouvre ce jeudi à Mexico et avec elle la fièvre de six semaines de compétition. En Amérique, l'ancien monde va tirer sa révérence. La plus grande génération de l’histoire, celle des Lionel Messi, Cristiano Ronaldo et Neymar, va vivre sa dernière danse. Celle de Lamine Yamal veut le pouvoir. Les Bleus, plus favoris que jamais, voudront fêter les adieux de Didier Deschamps.
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Video credit: Eurosport
Il y a 20 ans, les maillots étaient trop larges. Zinedine Zidane beaucoup trop fort et un peu trop nerveux. Et l’Italie championne du monde pour la quatrième fois. Depuis, la Nazionale a disparu des radars, Zidane aussi. Mais Cristiano Ronaldo et Lionel Messi étendent leur règne. Il décline mais ces deux-là sont encore incontournables chez deux prétendants sérieux. Personne ne pouvait soupçonner, en 2006, qu’ils aimanteraient leurs destins, se partageant à peu près tout… sauf la Coupe du monde.
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Tenant du titre, Messi a pris une avance aujourd’hui décisive sur son rival mais le Portugais, à la tête d’une sélection armée pour gagner, veut effacer deux décennies de larmes et de frustration pour accomplir le dernier grand défi de sa carrière. C’est en Amérique que leur grande histoire va s’achever dans un Mondial aux airs de crépuscule.
Pour eux, en premier lieu, pour leur principal lieutenant depuis 15 ans, Neymar, et pour toute une palanquée de géants (Manuel Neuer, Luka Modric, Sadio Mané, Mohamed Salah, Kevin De Bruyne) aux accomplissements sans égal dans leur pays. La XXIIIe Coupe du monde consacre la fin de la plus glorieuse génération de l’histoire. Mais le football n’est ni un musée, ni un cimetière.
Le foot n'est ni un musée ni un cimetière
La Coupe du monde emporte tout et le souffle qui la traverse suffira à transformer cette tournée d’adieux en fantastique choc entre deux mondes. Le Mondial a ce pouvoir unique : il dévore ses propres histoires. Les adieux de Messi, le dernier défi de Ronaldo : tout cela paraît immense aujourd'hui. Dans un mois, il suffira peut-être d'un gamin de 18 ans ou d'un but à la 119e minute pour tout recouvrir.
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Di Maria et Messi, vainqueurs du Mondial 2022.
Crédit: Getty Images
Car l’aube est là, déjà, incarnée par Lamine Yamal et l’Espagne, reine d’Europe en attenant le monde. Les loups sont affamés. Erling Haaland, Rayan Cherki ou Désire Doué, prêts pour leur grande première, à renverser la table. La plus grande compétition du monde est un perpétuel bouillonnement qui ne berce jamais dans la nostalgie. Trente-deux ans après la première World Cup américaine, celle-ci annonce une nouvelle ère.
Celle d’un tournoi aux coutures qui craquent avec 50% d’équipes en plus, trois pays hôtes, 18 stades, un premier tour, avare en chocs, en partie vidé de son intérêt et des 16es de finale pour la toute première fois. Quarante-huit prétendants ont rendez-vous avec leur histoire dont certains (Curaçao, Haïti, Cap Vert) n’imaginaient sans doute jamais avoir leur place au banquet. La Coupe du monde n'a jamais autant ressemblé à l'Amérique : gigantesque, fascinante et parfois excessive.
Gigantesque, fascinant, excessif
Au pays de la démesure, la Coupe du monde devient hors norme et ouvre la perspective d’un football de quart-temps où la chaleur sert de prétexte aux annonceurs quitte à dénaturer son essence même. Parce qu’elle donne toujours le la, cette Coupe du monde entame une petite révolution. Et sur le terrain ? Le Brésil va un peu moins bien, l’Afrique, portée par ses deux fers de lance sénégalais et marocain, peut rêver à voix haute. Mais, sur la ligne de départ, ce sont toujours les mêmes qu’on annonce en finale le 19 juillet prochain au bout de six semaines sans doute géniales et sûrement suffocantes.
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Lamine Yamal à l'entraînement avec l'Espagne avant la Coupe du monde, le 31 mai 2026
Crédit: Getty Images
Espagne, Angleterre, Portugal, Argentine : voilà pour les favoris, pas forcément dans l’ordre. Et la France, bien sûr. Depuis 1998, les Bleus ont disputé plus de la moitié des finales de la Coupe du monde dont la dernière. Ils sont la grande force du siècle et la gueule de leur effectif, peuplé de quelques génies de leur temps (Dembélé, Mbappé, Olise), ne suggère pas vraiment la fin de l’histoire.
Pour eux-aussi, pourtant, une histoire se termine. Le plus grand sélectionneur du football français, Didier Deschamps, achèvera sa mission cet été en espérant partir sur ce qu’il fait de mieux : la gagne. Un été d'adieux, de conquêtes, d’espérance et de passations de pouvoir. Un été où les rois tentent de retenir le temps pendant que leurs héritiers frappent déjà à la porte. Un été de Coupe du monde, en somme.
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