Coupe du monde 2026 - "La tête est plus rapide que les jambes" : l'Argentine a-t-elle encore besoin de Lionel Messi ?

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La convalescence de Lionel Messi, victime d'une petite gêne au tendon d'Achille fin mai, est devenue l'un des premiers feuilletons de la Coupe du monde 2026. À 38 ans, l'état de santé de l'octuple Ballon d'Or continue de susciter les passions en Argentine. À raison ? Il se pourrait bien qu'il puisse toujours rendre de fiers services à sa sélection. Son coach, du moins, y croit.

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Video credit: Eurosport

La dernière fois qu'un génie argentin disputait (ce qui devrait être) sa dernière Coupe du monde sur le sol américain, cela s'était mal fini. En 1994, Diego Maradona avait été exclu du tournoi après le deuxième match de groupe et un contrôle anti-dopage positif à l'éphédrine. Trente-deux ans plus tard, l'Albiceleste espère un dénouement bien plus heureux pour Lionel Messi. L'ancien joueur du FC Barcelone continue d'être l'un des hommes de base du sélectionneur Lionel Scaloni, malgré le temps qui passe et tout ce qui va avec.
Les effets de l'âge, c'est évidemment surtout physiquement qu'ils se font craindre pour la Pulga. Et chaque petite gêne devient l'objet de doute. Celle qu'il a déclaré ressentir, fin mai, à l'issue de son dernier match de la saison en club avec l'Inter Miami a ainsi directement fait les gros titres en Argentine et ailleurs. Chaque conférence de presse de Lionel Scaloni a dû opérer un crochet obligatoire par la situation de l'attaquant. "Il va beaucoup mieux et cela nous rassure", s'est ainsi réjouit le sélectionneur ce vendredi. Sans en dire beaucoup plus.
Si chaque nouvelle est aussi scrutée, c'est que Lionel Messi s'apprête à attaquer sa sixième Coupe du monde en tant que titulaire. Un costume qu'il n'a jamais été forcé de ranger au placard avec l'équipe nationale, quatre ans après son premier sacre mondial et à bientôt 39 ans. "Il jouera aussi longtemps qu'il le voudra" a ainsi évacué Lionel Scaloni au cours d'une interview avec le journal argentin Olé. Et pas seulement pour faire de la figuration ou du baby-sitting, donc. Que ce soit en pointe ou sur le côté droit, il est l'un des hommes de bases de la sélection et a démarré la majorité des rencontres de qualifications et de préparation au tournoi.

19 fois décisif en 14 matches de MLS

Il a même donné une passe décisive et inscrit un très beau but après un numéro personnel lors de son dernier match amical avec l'Argentine face à la Zambie en avril. Une performance dans la lignée de sa saison dans le championnat nord-américain (14 matches, 12 buts, 7 passes décisives). Mais ce qui fonctionne contre la Zambie et le FC Cincinnati fonctionnera-t-il toujours une fois les huitièmes de finale franchies ? Lionel Scaloni pense que oui : "Il n'a pas beaucoup changé, a-t-il poursuivi pour Olé. Il est toujours le même, toujours aussi compétitif, il va disputer sa sixième Coupe du monde et il a la même envie. Et je ne pense pas qu'il changera, c'est l'exemple que nous voulons donner à un footballeur."
En Argentine, à vrai dire, la question ne semble pas vraiment se poser à la lecture de la presse. Comme s'il n'y avait aucun doute sur la capacité à voir Lionel Messi performer face à un niveau d'adversité qu'il n'a pas croisé depuis – au minimum – deux ans et une Copa America où les adversaires les plus sérieux de l'Argentine ont été l'Equateur et la Colombie. Un tournoi continental qu'il avait malgré tout remporter, en étant toujours le leader de l'équipe malgré un bilan statistique maigre. "Parce que c'est Messi, le meilleur au monde où qu'il joue. Messi, c'est l'Argentine. Point final", a ainsi écrit Olé, le principal journal sportif du pays, au moment de justifier la présence du meneur de jeu dans la liste de Lionel Scaloni.
avec l'âge, on perd certaines qualités
En octobre 2025, le principal intéressé avait justement avoué à NBC qu'il espérait pouvoir participer à la Coupe du monde à condition "d'être utile" à l'équipe : "Évidemment, avec l'âge, on perd certaines qualités : la vitesse, les réflexes, la capacité à analyser le jeu plus rapidement et à prendre des décisions plus vite, avait-il concédé. Parfois, la tête est plus rapide que les jambes. Mais je crois que j'ai toujours essayé de surmonter ces difficultés, d'exploiter au maximum mes capacités physiques et mon jeu, et de m'adapter aux circonstances."
S'il a donc accepté de relever le défi, c'est qu'il s'en sent capable. Tout en faisant le choix de ne pas prendre les devants sur son sélectionneur au moment d'annoncer sa participation à la Coupe du monde. "Honnêtement, cela m’a apporté beaucoup de sérénité quand il m’a dit qu’il ne ferait aucune annonce et qu’il attendrait simplement la liste des joueurs sélectionnés. Et c’est exactement ce qui s’est passé" s'est réjoui Lionel Scaloni en conférence de presse. Pour l'Argentine, il n'y a donc plus qu'à espérer que le corps tienne. Et que Lionel Messi s'offre une dernière danse au niveau de la légende.
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