Coupe du monde 2026 - Les Bleus sont qualifiés, à quoi sert France - Norvège ?

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La France est qualifiée pour les 16es de finale de la Coupe du monde mais il reste un match à jouer face à un adversaire redoutable, la Norvège. Une autre compétition va démarrer mardi avec le tableau final. Faut-il faire tourner ? Travailler les automatismes ? Anticiper la suite ou profiter de l’attaque de feu des adversaires pour en savoir plus sur ses propres faiblesses ?

"Deschamps fera l'équipe mais Stephan fera le coaching"

Video credit: Eurosport

De notre envoyé spécial à Boston,
A Boston, les homards finissent dans des sandwichs recouverts d’une sauce au beurre. Si le résultat n’est pas désagréable en bouche, c’est assez peu délicat de faire de ce mets si raffiné un vulgaire hot-dog. Avec les Bleus, le troisième match de groupe est généralement traité avec les mêmes égards : une affiche de Coupe du monde devient le rendez-vous des remplaçants qui en profitent pour se dégourdir les jambes. Sacrilège. Parce qu’avec Didier Deschamps, l’équipe de France est toujours qualifiée avant le match final, celui-ci devient un sas de décompression avant que les choses sérieuses commencent.
Qu’en sera-t-il face à la Norvège au Gilette Stadium de Boston ce vendredi dans un environnement qui pourrait, encore une fois, virer à l’orage et allonger la soirée ? Sacrifier le choc pour un repos des joueurs cadres avant un enchaînement diabolique des matches ? S’en servir pour huiler ses automatismes et profiter d’un adversaire d’un tout autre calibre pour savoir si ce système audacieux peut résister à l’une des meilleures attaques du monde ?

Meilleure attaque d'Europe

La Norvège débarque avec l'attaque la plus prolifique des éliminatoires de la zone Europe (37 buts en 8 matches) et en a déjà planté huit dans ce Mondial. Erling Haaland incarne mieux que personne la menace mais sera-t-il seulement titulaire ? Car toutes les questions que se pose la France s’imposent à son adversaire, lui aussi déjà qualifiée.
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Erling Haaland avec la Norvège en Coupe du monde

Crédit: Getty Images

Le staff va sans doute choisir une solution médiane avec une équipe mixte : un titulaire au moins par ligne. Car, au fond, quel est l’enjeu ? La qualification est assurée et la semaine prochaine, c’est une tout autre compétition qui démarre. Finir premier n’assure pas un tableau final plus facile. D’un côté Suède et Allemagne en 16e puis 8e de finale, de l’autre Côte d’Ivoire puis Brésil.
Le vrai objectif ne concerne pas le sportif. Il s’agit surtout de rester sur la côte est, dans un fuseau horaire et un climat que les Bleus maîtrisent, autour de l’axe Philadelphie, New York, Boston et de s’éviter 19 heures d’avion supplémentaires en voyageant à Dallas et Miami. "Didier et l'ensemble du groupe veulent finir premiers, a assuré Guy Stéphan en conférence de presse. Au niveau de la logistique, c'est complètement différent. Les temps de trajets sont beaucoup plus importants si on finit 2e, avec une question d'horaires et de températures aussi.cLa première place, c'est la meilleure."
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Video credit: Eurosport

Quelle équipe ?

L’habituel adjoint dirigera les débats vendredi puisque Didier Deschamps est rentré en France après le décès de sa mère. Si Stéphan assumera le coaching au moment du match, le lien n’a jamais été rompu et le sélectionneur garde les rênes, même à distance, notamment sur l’équipe de départ. Préservé pour ses problèmes de dos, William Saliba passe son tour et sera remplacé par Maxence Lacroix. Pour le reste, hormis la titularisation d’Aurélien Tchouaméni, qui n’a pas joué contre l’Irak, et de Kylian Mbappé, trop glouton pour s’en passer, tout reste ouvert.
"Je m'efforce de mettre la meilleure équipe possible, compte tenu des joueurs qui ont joué deux matches complets, des autres qui n'ont pas joué. Et aussi de faire vivre le groupe", a confié Stéphan, ce qui laisse place à toutes les interprétations possibles. En 2018, les Bleus avaient incorporé cinq nouveaux dans leur onze. Neuf deux ans plus tard au Qatar pour, à chaque fois, des matches soporifiques (nul contre le Danemark 0-0, défaite face à la Tunisie 0-1).
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Video credit: Eurosport

Deux énormes ratés qui n’avaient pas empêché les Bleus d’aller jusqu’en finale et de briser ceux qui se présentaient à eux quelques jours plus tard. Au fond, il ne faudra pas tirer de grands enseignements de ce France – Norvège. Parce que, ce qui compte vraiment, arrivera cinq jours plus tard. Quoiqu’il arrive, à la fin, ce match ne sera qu’une péripétie.
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