Coupe du monde 2026 - Même Neymar le dit : la star du Brésil, c'est (enfin) Vinicius Junior
Par Arthur Merle
Mis à jour 29/06/2026 à 17:17 GMT+2
Le retour de Neymar, dans la nuit de mercredi à jeudi, n'a pas occulté ce qui est évident pour tout le monde au Brésil : la star de la Seleçao depuis le début du Mondial se nomme Vinicius Junior. Épanoui dans un rôle plus axial depuis deux matches, le Madrilène lance enfin son aventure en sélection pour de bon. Analyse.
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Avant de débarquer à la Coupe du monde, Vinicius était, quelque part, le Ousmane Dembélé de la sélection brésilienne. Ce joueur brillant en club, à la dimension de Ballon d'Or, à même de porter son équipe jusqu'à une victoire en Ligue des champions. Mais incapable de retranscrire ses performances hebdomadaires en sélection. Ses 9 buts en 49 capes avant la Coupe du monde – contre 7 en 59 matches pour le Français au même moment - étaient indignes de son talent. Mais plus encore que le Parisien, buteur contre l'Irak, le Madrilène a enfin eu le déclic aux Etats-Unis.
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Il y a les chiffres, inévitablement, avec quatre buts et une passe décisive en trois matches de poules. En une dizaine de jours, Vinicius a quintuplé son total de buts en Coupe du monde (5), qui pèsent désormais plus d'un tiers de son total en sélection (13). Mais il y a surtout cette sensation qu'il est le moteur d'une Seleçao pas toujours très inspirée sur ce début de compétition. L'homme fort de Carlo Ancelotti, c'est lui. Et même Neymar, l'enfant roi du football brésilien, le reconnaissait après son retour tant attendu contre l'Ecosse.
"Je suis ravi de l'affection des supporters, de tout le monde, mais encore plus heureux que notre équipe se porte bien. Je suis très content de la forme actuelle de Vini. Il est notre joueur clé aujourd'hui et il est dans une forme incroyable, il nous aide énormément, il fait basculer les matches". C'est le numéro 7 brésilien qui avait sauvé les siens comme un grand, en soliste, quand le Maroc mettait en lumière les failles de cette Seleçao (1-1). Et c'est de nouveau lui qui, aux côtés de Matheus Cunha, a permis aux hommes d'Ancelotti de s'assurer la première place du groupe C ensuite.
Ce binôme a inscrit tous les buts du Brésil en poules. Mais il est surtout le visage du changement tactique opéré par Ancelotti après le match nul inaugural. Après Haïti (3-0), Vinicius résumait lui-même : "Ma position dépend beaucoup du match, de l'adversaire. Aujourd'hui, j'ai joué à une autre position. L'entraîneur m'a demandé de jouer à l'intérieur, à deux, entre les deux défenseurs. La vérité est que je ne joue pas souvent là, mais chaque fois que l'entraîneur me dit que je dois y jouer, je marque des buts. Donc je devrais l'écouter plus souvent".
Un Vinicius tout 9
Fini le Vini qui mange la ligne. Place à celui qui est le plus avancé sur le terrain lorsque son équipe n'a pas le ballon. Alors que Cunha décroche beaucoup, que Lucas Paqueta défend dans le couloir gauche, le joueur de 25 ans est la première cible à la récupération du ballon. Il multiplie ainsi les appels en profondeur (73 en trois matches) et voit surtout sa zone d'influence changer en se recentrant donc, avec une appétence, quand même, pour ce fameux "demi-espace" gauche.
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S'il avait marqué sur l'un de ses exploits individuels signature face au Maroc - où Igor Thiago faisait alors office de décevant point de fixation en pointe -, Vinicius a changé de braquet contre Haïti. Il a donné une passe décisive à Cunha depuis une position axiale, puis transformé une passe en profondeur de son coéquipier pour faire le break. Face à l'Ecosse (3-0), il a hérité d'un cadeau adverse alors qu’il pressait en position d’attaquant de pointe sur son premier but. Puis inscrit le deuxième encore une fois comme un neuf. Et… de la tête, s'il vous plaît.
"J’avais promis à Ancelotti que je marquerais de la tête, je le sentais et c’est arrivé. Carlo m’avait dit que c’était plus ou moins impossible et que si ça se produisait, il m’offrirait un cadeau. Je n’ai plus qu’à attendre", a-t-il souri mercredi soir. Voir l'ancien joueur du Flamengo s'épanouir sous les ordres de son ex-coach n'est pas un hasard. On croirait presque retrouver le Vinicius de 2024 qui, sous les ordres de l'ancien Milanais, portait les Merengue à la victoire en C1, et terminait deuxième du classement du Ballon d'Or.
Les Brésiliens ont failli s'impatienter, alors que leur joyau avait fait ses débuts en sélection en septembre 2019. Mais le voilà désormais deuxième meilleur buteur du Mondial. Et davantage dans les standards de Kylian Mbappé que d'Ousmane Dembélé.
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