Coupe du monde 2026 | Pour Didier Deschamps (France), le Paraguay est plus qu'une "équipe agressive" : "Ils n'ont pas battu l'Allemagne avec ça"
Par Loris Belin
Publié 03/07/2026 à 23:28 GMT+2
L'équipe de France va faire face samedi à un Paraguay surtout réputé par sa rudesse défensive, en huitièmes de finale de la Coupe du monde. Mais Didier Deschamps comme Désiré Doué ont tenu à balayer une étiquette un brin réductrice, vendredi en conférence de presse. Cette agressivité est saluée par le sélectionneur des Bleus, autant qu'il refuse de limiter la Albirroja à cette caractéristique.
La meilleure attaque mais pas la meilleure défense ? "Les Bleus ne sont pas faibles derrière"
Video credit: Eurosport
Les Bleus sont bien arrivés à Philadelphie, la ville de l'amour fraternel. Contre le Paraguay samedi, pas sûr que la devise de Philly soit exactement à l'ordre du jour. Face à l'équipe de France va se dresser le Paraguay, équipe à l'ADN principalement défensif, pour ne pas dire physique. Contre la formation du sélectionneur Gustavo Alfaro, il vaut mieux se préparer à un sacré combat plutôt qu'à une démonstration d'esthètes. Mais ne comptez surtout pas sur les champions du monde 2018 pour résumer leur affrontement de samedi à une guerre de tranchées.
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Didier Deschamps s'en est fait le garant, martelant à plusieurs reprises son propos face aux questions successives sur le style paraguayen vendredi en conférence de presse. "C'est une équipe sud-américaine, un grande corazon (un grand coeur en français) comme ils disent oui, qui va se battre de la première à la dernière minute, mais c'est le haut niveau, a-t-il assuré. De l'agressivité oui, mais elle n'est pas arrivée là en battant l'Allemagne avec ça. Ce n'est pas mettre des coups qui fait gagner un match."
Respecter, pas devenir gentils
Le sélectionneur des Bleus et ancien milieu de terrain s'est fait un très bon défenseur de la Albirroja, qui a fait tomber la Mannschaft en 16es de finale par sa solidité à toute épreuve, jusqu'à la séance de tirs au but. "Comme ils disent un anima muy grande (une grande âme), ils ont ça en eux, les équipes sud-américaines ont ça dans leur ADN. Et c'est plutôt une qualité, pas un défaut. Mais il n'y a pas que ça, sinon ils ne seraient pas là. Il n'y a pas de hasard quand on arrive en huitièmes de finale de Coupe du monde. Sans qualité on n'arrive pas là, et cette équipe du Paraguay a de la qualité."
Fidèle à ses habitudes, Deschamps s'est montré aussi confiant en ses hommes que prudent face à l'adversité qui se présente à eux. "Est-ce que je promets la foudre au Paraguay ? Non, je ne promets rien moi" a-t-il lâché. Face à l'intensité du bloc défensif paraguayen, pas question pour autant de trahir les intentions de ces Bleus si emballants depuis le début de la Coupe du monde. "La meilleure chose c'est de ne pas avoir peur, a-t-il poursuivi. Le football, c'est fait d'engagement. Il y a des règles, un arbitre. Je ne vais pas préparer les joueurs, ils savent quel type d'adversaire ils vont avoir. Les défenseurs sont des vrais défenseurs, qui ont ça dans l'âme. Mais cela ne doit pas changer notre attitude à nous par rapport à ce qu'on veut faire."
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"La première fois en 14 ans qu’il y a une unanimité autour de Deschamps"
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La France devra s'attendre à des débats parfois au-delà du correct, contre une des équipes les plus sanctionnées de la compétition (2,09 cartons jaunes par match, la 3e moyenne de ce Mondial). "C'est une très bonne équipe, on l'a vue jouer contre l'Allemagne" a appuyé Désiré Doué. "C'est une équipe qui met beaucoup d'intensité, qui a des joueurs de qualité offensivement et défensivement, et qui va être très dure à battre parce que défensivement, ils sont très rugueux. On sait qu'ils ont pris beaucoup de cartons jaunes, mais ça montre qu'ils mettent beaucoup d'intensité sur chaque duel."
Ce n'est pas un statut de favori qui nous fera gagner contre le Paraguay
L'attaquant tricolore a avancé quelques pistes pour se tirer de ce que son entraîneur a catégoriquement refusé d'appeler un "piège". "De la patience peut-être". "Essayer de se créer le plus d'occasions possible aussi, et forcément être très efficace parce que dans ces matchs-là, c'est important de marquer le plus rapidement possible et le plus de buts possible parce que tout peut se passer" prévient le joueur du PSG. Mais surtout pas une quelconque suffisance.
"Ce statut de favori, on l'avait avant la compétition, comme d'autres équipes, et on l'a aussi demain contre le Paraguay. Mais je ne pense pas que le statut nous fasse gagner des matchs. Ce n'est pas un statut de favori qui nous fera gagner contre le Paraguay. Il faudra mettre tous les ingrédients du début jusqu'à la fin pour gagner. Il faudra être très sérieux, très engagé parce qu'on sait que c'est une équipe qui a beaucoup de qualité."
Tant pis pour les points de style. Le chemin vers la troisième étoile passe par autant de flamboyances que de chemins tortueux.
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