Coupe du monde 2026 - Que peuvent espérer les Bleus ? "On est certain que la France sera dans le dernier carré"

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Que doivent espérer les Bleus avant le début de leur Coupe du monde mardi face au Sénégal ? Le dernier carré est devenu, au fil du mandat de Didier Deschamps, l’objectif naturel puis minimal des vice-champions du monde. La préparation n’a pas rassuré, la défense tire la langue mais l’effectif est si impressionnant que tout autre résultat ressemblerait à une déroute.

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Video credit: Eurosport

Didier Deschamps n’aime pas ce genre de débat. Il se souvient, sans doute, de 2002, de ses copains qui débarquaient en Corée du Sud et au Japon le torse bombé, d’Adidas qui avait déjà préparé la deuxième étoile sur le maillot, du monde qui ne parlait que des Bleus et de ce premier tour aux allures de cimetière.
Le sélectionneur sait qu’être favori ne sert à rien. "De nous voir déjà là le 19 juillet (ndlr : date de la finale de la Coupe du monde), ça ne me plait pas trop et même pas du tout, lançait-il lors de sa première conférence de presse du rassemblement. Sinon, on n’a qu’à ne pas jouer les matches, arriver aux Etats-Unis le 16 juillet..."
Sauf qu’il ne peut pas se battre contre l’évidence. Depuis 14 ans, Deschamps a créé un monstre. Une équipe qui ne rate quasiment jamais le dernier carré et a joué les deux dernières finales mondiales. A ce savoir-faire s’ajoutent de nouveaux visages qui figurent parmi les meilleurs joueurs du monde (Michael Olise, Rayan Cherki, Désiré Doué) et voilà comment l’équipe de France fait figure aujourd’hui de favori au mondial américain. Avant l’entrée en lice des grosses nations, seule l’Espagne, championne d’Europe en titre, semble aujourd’hui en mesure de lui contester la pancarte.
Je le dis tout de suite et sans ambiguïté : la France est la grande favorite
"Je le dis tout de suite et sans ambiguïté : la France est la grande favorite, nous a confié Marcel Desailly, champion du monde 1998 aux côtés de Deschamps. Même si on peut imaginer que l’Espagne puisse nous mettre en difficulté. On est certain que la France sera dans le dernier carré, c’est évident. Comme l’Espagne ou le Portugal. Il y a une vraie énergie autour des Bleus, on y croit."
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Kylian Mbappé, Michael Olise et Ousmane Dembélé contre l'Irlande du Nord

Crédit: Getty Images

Presnel Kimpembe, lui, est estomaqué par le potentiel offensif d’une sélection qui alignera le meilleur buteur de la Ligue des champions (Mbappé), son meilleur passeur (Olise), le Ballon d’Or (Dembélé) et le Golden Boy (Doué).
"En terme de talent, l’équipe de 2026 est plus forte que celle de 2018, nous explique le champion du monde en Russie. Il y a trop de cracks, c’est incroyable. Tu as vu les attaquants qu’il y a dans cette liste ? C’est un truc de fou, une folie. C’est demi-finale minimum, ils ne peuvent pas faire moins."
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Avec plus de mesure mais autant d’enthousiasme, un autre champion du monde nous trace le même sillon : "Individuellement, c'est très, très fort partout, sur toutes les lignes, ajoute Samuel Umtiti. Et après, collectivement aussi, quand chaque joueur se connecte avec son coéquipier, ça fait de très belles choses. On l'a vu là, même sur les matches amicaux. Donc oui, pour moi, elle fait partie des 2-3 équipes favorites pour ce Mondial." 

Depuis 2010, seule l'Espagne a tenu son rang

Reste à interroger ce statut de favori. L’Italie n’a jamais été la favorite d’une Coupe du monde, elle en a pourtant remporté quatre. En 2014 et en 2018, le titre ne pouvait échapper au Brésil. Ce fut un échec. Quatre ans plus tard, au Qatar, la Seleçao, toujours elle, avec une cote de 5, et la France, avec une cote de 7, avaient les faveurs des bookmakers.
Au fond, depuis 20 ans, seule l’Espagne en 2010 a tenu son rang. En 2002, les Bleus champions du monde n’étaient pas tout à fait les seuls à convaincre le monde avant le début du tournoi. L’Argentine de Batistuta, Veron et Crespo faisait frémir la planète. Eux-aussi étaient éjectés dès le premier tour. Un statut ou un rang ne protège de rien.
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Emmanuel Petit et Bixente Lizarazu n'ont rien pu faire lors de l'ouverture du score de Papa Bouba Diop à l'occasion de France-Sénégal 2002.

Crédit: Imago

Deschamps a tellement élevé les standards qu’un quart de finale aurait aujourd’hui la mine d’un accident. Il faut se souvenir de la demi-finale du dernier Euro accueilli avec le goût de l’échec. Certes le manque de spectacle a anesthésié tout le pays. Mais c’est aussi parce que cette équipe est devenue une voire la grande référence de l’époque que les attentes sont déraisonnables. Oui vraiment, Deschamps a créé un monstre, son équipe est condamnée à gagner.
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