Coupe du monde 2026 - Zlatan suffira-t-il à réveiller des Etats-Unis qui regardent ailleurs ?

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Alors que la Coupe du monde s’apprête à débarquer sur le sol américain, rien à Boston ne laisse supposer que la compétition la plus suivie au monde débarque. Les Américains adorent le sport mais pas le foot. Ils regardent ailleurs malgré l’effort, léger, des médias pour tenter d’évangéliser la population. Le diffuseur, Fox Sports, mise sur Zlatan Ibrahimovic pour sortir les US de leur torpeur.

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Video credit: Eurosport

De notre envoyé spécial à Boston
Deux kilts de supporters écossais dans la file des douanes, une grande affiche 100% IA dans le lobby de l’hôtel représentant vraisemblablement Cristiano Ronaldo, sous un mystérieux maillot blanc, et Lionel Messi, le trophée de la Coupe du monde placardé sur le mur d’une station-service : les indices sont très maigres à Boston et pour comprendre que les Etats-Unis accueillent le plus gros évènement sportif de la planète, il vaut mieux être mis au parfum bien avant de poser le pied sur le sol US.
A quelques heures du coup d’envoi de la compétition, la Coupe du monde n’est nulle part dans les rues de la capitale du Massachusetts. A l’aéroport, les dizaines de drapeaux suspendus au plafond pourraient laisser croire que la fièvre couve mais un rapide examen de ceux-ci (Chine, Vietnam, Inde, Israël) laissent à penser que les fanions sont accrochés ici toute l’année.
Non vraiment, les Etats-Unis sont loin de succomber au virus. C’est d’ailleurs un curieux sentiment que de débarquer dans un pays hôte qui n’en a visiblement rien à faire. On se souvient qu’en Russie, à peine sorti de l’aéroport, une gigantesque fresque estomaquait les visiteurs avec au bout de celle-ci un ballon monumental.

Le débat ? Messi ou Ronaldo

Au Brésil, à la sortie de l’avion, chaque passager était accueilli par des Brésiliens habillés avec le maillot ou les écharpes de l’équipe de son pays d’origine. Aux Etats-Unis, rien. Ici, le sport est une religion, pas le soccer. Pour la première fois de l’histoire, avec 1994 sans doute, le plus grand événement sportif du monde s'apprête à débuter dans un pays qui regarde ailleurs.
Cette semaine, les US vibrent pour les Finales NBA et si New York est une fête, c’est parce que les Knicks sont à deux doigts de remporter leur première bague depuis 1973. La Coupe du monde est loin dans l’ordre des priorités, même chez les mordus de sport. Un rapide sondage, qui n’a rien de scientifique, permet de constater que, pour les Américains, le foot se concentre autour de quatre noms : Kylian Mbappé, Neymar mais, surtout, Cristiano Ronaldo et Lionel Messi.
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Rayan Cherki arrivé à Boston avec les Bleus avant la Coupe du monde 2026.

Crédit: Imago

Alors que, depuis quelques jours, des chaînes généralistes tentent encore d’expliquer les règles du soccer à la population locale, le night-show d’ABC, le très populaire Jimmy Kimmel Live !, a tenté d’évangéliser les foules en faisant appel à Zlatan Ibrahimovic, l’une des rares figures du foot identifiée outre-Atlantique grâce à son passage au Los Angeles Galaxy. Et le débat s’est concentré autour d’une question qui dit tout de l’intérêt du peuple américain : Messi ou Ronaldo, qui est le plus fort ?
Moi, j’amène Zlatan et je suis là pour les réveiller
Le Suédois a parfaitement résumé l’écart qui existe entre l’Europe et les Etats-Unis sur la passion du foot : "Avec le Galaxy, on pouvait perdre un match et, quand je rejoignais ma voiture, je voyais des supporters manger des tacos, rire et t’attendre à la sortie du parking. C’est tendre. En Europe, quand tu perds un match, ils ne t’attendent pas devant ta voiture. Ils t’attendent devant chez toi. Et pas avec des tacos à la main, avec autre chose."
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Cristiano Ronaldo, Lionel Messi

Crédit: Getty Images

Zlatan rejoint les rangs du diffuseur local, Fox Sport, pour tenter de susciter de l’intérêt. "Quand les autres feront leurs analyses, je pense que le public américain va s’endormir, s’est amusé l’ancienne star du PSG. Moi, j’amène Zlatan et je suis là pour les réveiller." Pour Zlatan, le défi consiste à faire aimer le football aux Américains. A quelques heures du match d'ouverture, il ressemble surtout à celui de leur rappeler qu'une Coupe du monde commence.
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