Coupe du monde - Brillant contre le Canada, l'ancien Marocain de l'OM Azzedine Ounahi se rappelle au bon souvenir de Luis Enrique en 2022

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Premier quart-de-finaliste de la Coupe du monde 2026, le Maroc a tangué face au Canada. Son salut est venu du pied droit d'Azzedine Ounahi, double buteur samedi à Houston. L'ancien joueur de l'OM a claqué deux frappes qui ont ouvert la voie aux Lions de l'Atlas, et qui sonnent comme un rappel de ses performances au Qatar lors du Mondial 2022. Quand même Luis Enrique salivait devant son talent...

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Video credit: Eurosport

C'est à se demander où était passé Azzedine Ounahi pendant tout ce temps. Dans la touffeur texane, dans la douleur d'un huitième de finale dont le Maroc peinait à prendre la mesure contre de valeureux Canadiens, il a soudainement décidé qu'il en était assez. À la 50e minute, le milieu de terrain a inscrit son dixième but en sélection et il a doublé la mise une demi-heure plus tard presque de la même manière : deux frappes du droit après une passe en retrait. L'une à ras de terre, l'autre sous la barre. Les Lions de l'Atlas sont en quarts de finale de la Coupe du monde et ce samedi soir, Ounahi en est le héros.
"Je suis très content de marquer aujourd'hui, ce n'était pas facile pour nous. Leur équipe nous a posé des problèmes en première mi-temps mais 'hamdullah' (Dieu merci), on a trouvé des solutions, résumait-il devant beIN Sports après la rencontre, pas franchement à l'aise, réprimant au passage quelques éclats de rire devant la caméra. On a vu qu'il n'y a pas de match facile dans cette compétition, mais le plus important, c'est la qualification." Celle-ci est historique, justement : jamais une sélection africaine n'avait atteint deux fois les quarts de finale en Coupe du monde.
Bon Dieu, mais d'où sort ce garçon ?
Ce Maroc-là vient en plus de le faire deux fois de suite. En 2022, il avait éliminé l'Espagne aux tirs au but dans un match nul, vierge et pourtant mémorable. Ils ne sont que quatre joueurs marocains à avoir commencé cette rencontre il y a quatre ans et celle à Houston samedi : Bounou, Hakimi, Mazraoui... et Ounahi. Ce n'était qu'un Lionceau de l'Atlas à l'époque (il avait 22 ans, 26 aujourd'hui) mais déjà, par sa finesse technique et son intelligence de jeu, il avait marqué les esprits. Un en particulier : celui de Luis Enrique.
"Le numéro 8 m'a agréablement surpris, je ne me rappelle plus de son nom, avait alors déclaré en conférence de presse l'actuel coach du PSG, sans cacher son admiration malgré l'élimination de sa Roja. Bon Dieu, d'où sort ce garçon ? Il joue très bien." Même s'il a préféré retenir que son Canada "était la meilleure équipe ce soir", le sélectionneur des Canucks Jesse Marsch pourrait presque prononcer les mêmes mots ce samedi et il serait difficile de lui en vouloir.
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Azzedine Ounahi contre l'Espagne en 2022.

Crédit: Getty Images

Les supporters de l'Olympique de Marseille ne le savent que trop bien : de 2022 à 2026, Ounahi n'a jamais retrouvé le niveau qu'il avait affiché au Qatar. Arrivé en janvier 2023, le Marocain a trop peu donné au Vélodrome. Il s'est exilé en prêt au Panathinaïkos à l'été 2024 avant de quitter l'OM pour Gérone l'année suivante, avec qui il vient de terminer 19e de Liga. À l'heure actuelle, Azzedine Ounahi est tout à la fois un cadre d'un outsider au titre mondial et un joueur de deuxième division espagnole. À moins que ses performances américaines ne lui permettent d'esquiver les terrains d'Albacete, Eibar et Oviedo au mois de septembre...
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