Coupe du Monde I Maroc-Canada I Comment l'inconstance de Brahim Diaz a privé le Maroc de son meilleur joueur
Eurosport sur GoogleOn avait laissé Brahim Diaz sur un titre de meilleur buteur de la dernière CAN au Maroc. Alors qu'il s'apprête à disputer son cinquième match du Mondial, face au Canada, en huitièmes (samedi, 19h), celui dont Walid Regragui disait qu'il "peut être le meilleur joueur du monde" n'a toujours pas marqué. Et ne pèse plus comme avant sur le jeu des Lions de l'Atlas.
"Pour les plus jeunes, Mbappé-Olise-Dembélé ça équivaut déjà à Ronaldo-Ronaldinho-Rivaldo de 2002"
Video credit: Eurosport
Rien que pour ça, on ne peut pas se passer de lui. Jamais, en trente matches, il n'a perdu avec le Maroc. Vingt-cinq victoires, cinq matches nuls. Et quand Brahim Diaz trouve le moyen de s'incliner, de manquer une panenka en finale de la CAN, la CAF le rattrape de volée pour sauver sa série. Toujours en cours, six mois plus tard, alors qu'il s'apprête à affronter le Canada en huitièmes de finale de son premier Mondial. Qui devait être le sien. Qui ne l'est pas franchement, pour l'instant.
- Dates, heures : le calendrier complet du Mondial
- Le programme TV de la Coupe du monde 2026 avec tous les matches
- Suivez le Tour de France en intégralité sur Eurosport, via HBO Max !
Jusqu'ici, Brahim Diaz tient, face aux procès en inconstance, grâce à ses deux passes décisives lors des deux premiers matches du Maroc (face au Brésil, 1-1, puis à l'Ecosse, 1-0). Insuffisant ? Le mot est fort. Mais on n'a pas encore revu le meilleur buteur de la CAN aux États-Unis, pour l'instant.
On attend plus de lui parce que c'est l'un des meilleurs joueurs
Après son match sans relief face à Haïti, en clôture des groupes, Brahim Diaz avait pu compter sur le soutien de son entraîneur, Mohamed Ouahbi, en première ligne face aux médias, et aux attentes. "C'est un joueur qui a été le meilleur buteur de la CAN, (...) il joue au Real Madrid, reconnaissait le sélectionneur. C'est un très, très grand joueur. Il va beaucoup, beaucoup nous apporter. On attend plus de lui parce que c'est l'un des meilleurs joueurs. Il a deux passes décisives sur les deux premiers matches."
Le meilleur, selon Ouahbi, reste à venir. Patience. "Inshallah, avec la confiance… Et on va lui en apporter. Je ne vais tirer les oreilles à personne parce que j'ai senti mon groupe investi." En l'état, le nouveau tacticien marocain n'a pas révolutionné l'utilisation de Brahim Diaz, qui reste cantonné à un rôle de meneur excentré sur la droite. Mais alors qu'il avait marqué à chacun des matches du Maroc à la CAN jusqu'en demies, Diaz se montre plus discret aux Amériques.
Alors que d'autres prennent la lumière – Ismael Saibari, Ayyoub Bouaddi, Neil El Aynaoui –, le Madrilène s'en éloigne. Ne pèse plus dans le jeu comme avant. Et a même semblé emprunté, par moments, face à Haïti, puis face aux Pays-Bas, en seizièmes. Avant la rencontre éliminatoire, Ouahbi voulait croire en un mal collectif, plus qu'individuel. Retenant ses "deux ballons de but déterminants", en phase de groupe, et pointant le problème de "constance sur 90 minutes" comme "général".
Le Maroc se cherche une régularité
"Je ne vais pas m'attarder sur lui, avait-il défendu, mais plutôt sur le groupe dans son ensemble. On l'a dit, le groupe est en train de grandir, et ce qu'on espère, c'est que ce qu'on a fait de bien, on puisse le faire plus longtemps. On a montré énormément de qualité. Mais on doit montrer un peu plus de constance."
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/06/28/image-abe9e99c-cc65-4530-87da-c7999f0208f2-85-2560-1440.jpeg)
Scaloni sur Messi : "Je n'ai plus les mots"
Video credit: Eurosport
De fait, s'il est moins minimaliste que par son passé Regraguien, ce Maroc peine à trouver une performance pleine. Un match-référence d'un bout à l'autre. Les Lions n'ont su battre le Brésil (1-1), ont dominé sans écarteler l'Écosse (1-0), et ont été deux fois menés par Haïti avant de renverser la tendance (4-2). Surpris par l'approche défensive néerlandaise, en seizièmes, ils ont souffert en première période, et n'ont accroché la prolongation que dans le temps additionnel (1-1, 3-2 aux tirs au but). Quelques réalisations signées Diaz seraient les bienvenues, pour sceller le tout, et se faciliter la tâche.
Quatre meneurs de jeu titulaires
Le danger vient d'ailleurs. Des artificiers Achraf Hakimi (13 tirs) et Ismael Saibari (10). Des entrants, aussi. Comme Gessime Yassine, venu suppléer Diaz face à Haïti : en vingt minutes, le Strasbourgeois a inscrit un but. Ou Soufiane Rahimi, sorti du banc dans le même temps, pour ajouter un but et une passe décisive. Des passeurs, enfin. Dans le dernier tiers, Azzedine Ounahi, Achraf Hakimi et Bilal El Khannouss sont les titulaires qui transmettent le plus.
Au fond, la variété ne peut que soulager le Maroc. Comme le disait "Mo" Ouahbi, les Lions ont "beaucoup de (numéros) 10. Ceux qu'on met sur les côtés sont les 10 les plus aptes à jouer sur les côtés." Bilal El Khannouss, à gauche, est un autre meneur de jeu excentré. Azzedine Ounahi joue plus haut que la paire Neil El Aynaoui-Ayyoub Bouaddi, dans l'axe, et même Ismael Saibari, en pointe, est un milieu offensif de métier. Diaz, lui, "peut jouer partout", dixit Ouahbi, mais il faut "trouver un équilibre". Collectivement, ça tient : le Maroc a tenu jusque-là. Individuellement, on cherche encore celui dont son ancien mentor, Walid Regragui, disait en janvier qu'il "peut être le meilleur joueur du monde s'il le veut".
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/07/01/image-e3962b09-6c3d-482e-8ea6-6d902ac66c71-85-2560-1440.jpeg)
"On a potentiellement trois candidats au Ballon d'Or mais ce n'est pas leur objectif prioritaire"
Video credit: Eurosport
Sur le même sujet
Plus de détails
Canada
/images.sports.gracenote.com/images/lib/basic/geo/country/flag/large/2231.png)
0
3
Maroc
/images.sports.gracenote.com/images/lib/basic/geo/country/flag/large/2779.png)
Commenté
Publicité
Publicité
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/10/23/image-03a35c9d-dff9-47ea-8cbc-f2b92fd03e52-68-310-310.jpeg)