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Face à Infantino, les pays européens menaceraient de boycotter la Coupe du monde... féminine
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Mis à jour 29/07/2026 à 09:36 GMT+2
Selon les informations de Sky Sports, les nations membres de l'UEFA vont se réunir cette semaine pour discuter de leur opposition au plan commercial du président de la FIFA Gianni Infantino, qui envisage de vendre des parts du Mondial à des investisseurs privés. Un boycott de la Coupe du monde, à commencer par celle féminine en 2027, serait envisagé pour empêcher ce plan de voir le jour.
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Au grand bruit, les grandes réponses. Après les révélations du Times sur l'intention de Gianni Infantino de vendre certaines parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés, Sky Sports a dévoilé mardi soir les premiers contours d'une réponse européenne. Les fédérations de l'UEFA "discuteraient d'un boycott de la Coupe du monde si Gianni Infantino poursuit ses plans", écrit le média britannique, qui insiste sur le fait que la "prochaine Coupe du monde sera le tournoi féminin au Brésil l'année prochaine". Sky Sports précise qu'une réunion d'urgence aura lieu cette semaine en visioconférence entre représentants des différentes fédérations nationales européennes pour dessiner les contours d'une riposte commune aux mesures prévues par la FIFA.
Mardi, l'UEFA avait officiellement communiqué ses inquiétudes sur le sujet, assurant qu'elle prenait le sujet "extrêmement au sérieux", et réfutant l'idée de privatisation portée par Gianni Infantino : "L'âme et la gouvernance du football ne sont pas des actifs à négocier, surtout avec une transparence nulle, avait communiqué l'instance européenne présidée par Alexsander Ceferin. Aucun de nous n'est propriétaire du football. Ce n'est pas à la FIFA de le vendre".
Sky Sports précise mercredi que la Football Association britannique n'avait aucunement conscience des intentions d'Infantino en amont. Le sujet n'avait pas été présenté à New York au cours des réunions avec les différentes fédérations.
Un projet qui "soulève beaucoup d'interrogations" pour Diallo
Le président de la Fédération française de football (FFF) Philippe Diallo a estimé quant à lui mercredi que le projet de la Fifa d'ouvrir la porte aux investisseurs privés, via une société attenante à l'association gérant le football mondial, soulèvait "beaucoup d'interrogations".
"Nous avons découvert à travers un communiqué de presse un projet très important sur lequel nous n'avons aucun détail. Et qui (...) soulève beaucoup d'interrogations sans que les membres que nous sommes, fédérations, n'aient pu être associés et ne disposent d'aucun élément particulier pour se prononcer sur des sujets qui sont, évidemment, fondamentaux pour l'avenir du football", a déploré le dirigeant sur France Inter.
Mardi, la Fifa a annoncé vouloir créer une société, la Fifa Forward Enterprise (FEE), afin de gérer ses activités commerciales, l'organisation de ses tournois et d'attirer des investisseurs extérieurs, promettant une manne de 10 milliards de dollars pour financer le développement du football.
"La Fifa garderait le contrôle exclusif de la FFE à travers une représentation majoritaire au conseil d'administration", est-il précisé, ainsi que "l'autorité exclusive" sur la gouvernance du football, les compétitions, le calendrier, les décisions réglementaires.
Il y a des choses sur lesquelles il faudra certainement revenir
Diallo a annoncé qu'il aurait dès mercredi des échanges avec les principales fédérations européennes et le président de l'UEFA Aleksander Ceferin pour savoir "comment appréhender" ce projet.
Sans se joindre aux virulentes critiques formulées ces derniers jours à l'égard du président de la Fifa Gianni Infantino, au sujet de plusieurs polémiques survenues pendant le Mondial comme la levée de la suspension de l'Américain Folarin Balogun après intervention du président Donald Trump, Diallo a expliqué avoir fait part à Infantino "de la nécessité d'une relation plus exigeante en termes de processus de décision, en termes d'orientation sur le football".
"Parce que nous découvrons malheureusement parfois un certain nombre de décisions sans y avoir été associés et sans avoir pu véritablement donner notre avis sur ces orientations", a-t-il indiqué. Philippe Diallo s'est notamment dit "pas fan des pauses fraîcheurs parce que ça change la nature du jeu".
"Il y a des choses sur lesquelles il faudra certainement revenir, discuter avec peut-être des processus de décision un peu plus transparents dans lesquels des nations comme la France, qui est une des grandes nations de football, soient plus impliquées", a-t-il poursuivi.
(Avec AFP)
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