France - Paraguay - Kylian Mbappé : "S’il faut mettre les mains dans la merde, on mettra les mains dans la merde"

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Jusqu’ici, les Bleus avaient brillé par la flamboyance de leur attaque et le talent de leurs individualités. Face au Paraguay, il a fallu aller chercher un supplément d’âme en 8e de finale (1-0). Dans un combat sans merci avec coups de coude au visage et tacles à la gorge, les Bleus ont dû mobiliser d’autres ressorts et ce match pourrait agir comme un tournant dans leur Coupe du monde.

Calme olympien, gestion émotionnelle : "Deschamps les avait parfaitement préparés"

Video credit: Eurosport

De notre correspondant à Philadelphie,
Deux heures après la fin du match, l’orage a fini par s’abattre sur Philadelphie. Puissant, sombre et électrique. Mais l’atmosphère était lourde depuis un bon moment. Dès le coup d’envoi d’un France – Paraguay, 8e de finale devenu, par instant, combat de rue. Los Guaranies n’étaient pas venus pour faire de la dentelle mais pour faire dégoupiller les Bleus avec des tacles à la gorge, des coups de coude dans le menton et toutes sortes de provocations toutes plus grosses les unes que les autres. "J’aurais pris 4 cartons rouges dans cette rencontre", s’est marré Zlatan Ibrahimovic sur la Fox après la rencontre.
De carton rouge, il n’y en a pas eu et les Bleus ont su rester maîtres de leurs émotions face au tourbillon qui tentait de les emporter. Jusqu’ici, ils avaient gagné grâce à leur maîtrise technique et leur talent individuel. Ce samedi à Philadelphie, ce sont d’autres qualités qui ont été convoquées. "On savait quel type de match on allait avoir, c’est très bien, s’est félicité Mbappé. On a montré qu’on n’était pas qu’une équipe capable de jouer un football offensif. S’il faut mettre les mains dans la merde, on mettra les mains dans la merde. On n’a pas de problème avec ça." Le capitaine des Bleus touche un point très juste.
Ils pensaient qu’on allait venir jouer en smoking
Ce match arraché dans des conditions extrêmes peut être un tournant dans le Mondial des Bleus. On pensait qu'ils iraient au bout par leur football. Samedi, ils ont montré qu'ils pouvaient aussi survivre autrement. "Ils pensaient qu’on allait venir jouer en smoking, qu’on allait juste venir faire des bonnes actions, des unes deux, on sait faire le sale football, a continué Mbappé. On l’a fait aujourd’hui et même dans ça, on a été meilleur qu’eux. Maintenant, on passe une étape supplémentaire." Une Coupe du monde ne se gagne pas sans souffrir, sans passer tout près du précipice et sans mettre le bleu de chauffe. En une soirée, la France a coché les trois cases.
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Bagarre lors de France - Paraguay

Crédit: Getty Images

"On a rappelé à tout le monde que l'équipe de France ce n'est pas que le football, si vous voulez faire la guerre, voilà à quoi vous attendre", a continué Rayan Cherki dans la même veine que son capitaine. Après quatre matches à dominer leurs adversaires, parfois très nettement, et à avancer sans trop se salir le short, cette victoire à une autre saveur. Il fallait voir la mine épuisée de William Saliba pour comprendre par où ils en sont passés ou le regard pétillant de Cherki pour comprendre que cette victoire leur en apprend peut-être plus sur eux que les quatre précédentes.
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Percussion, simplicité, dépassement de fonction... Qu'a-t-il manqué aux Bleus ?

Video credit: Eurosport

on n'est pas sorti de notre match.
"Ça n'a pas été simple, a jugé Didier Deschamps. Ils jouent avec tous les ressorts possibles, ce n'est peut-être pas le football qui va faire venir les gens au stade. Il y a de l'agressivité, ils en rajoutent mais on n'est pas sorti de notre match." Il y avait pourtant de quoi dégoupiller entre un arbitre hors sujet, un engagement trop limite et des Paraguayens qui jouent la montre sur chaque arrêt de jeu. Les Bleus ont fait preuve de maturité.
"Je leur ai dit qu’on menait et qu’on ne devait pas rentrer dans leur jeu, a continué le sélectionneur. On ne pouvait pas s’en sortir. J’ai monté le ton car je croyais qu’on pouvait les exciter encore un peu plus. Il y a eu des miettes, des débordements, on a gardé nos nerfs et c’était essentiel." Cette fois, les Bleus n’ont pas impressionné grand monde.
La presse internationale ne s’extasiera pas devant leur match. Mais, samedi, il s’agissait d’abord d’un combat contre ses démons. Les Bleus se sont découverts d’autres qualités. Les grandes équipes ne choisissent pas toujours la manière. Elles choisissent surtout le moyen de survivre. Les Bleus viennent peut-être d'apprendre la leçon la plus précieuse de leur Coupe du monde.
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"Le problème c’est l’arbitre, pas le Paraguay"

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