Tirage au sort de la Coupe du monde 2026 : voici les adversaires que les Bleus devront éviter à tout prix

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Dans une Coupe du monde où les forces sont diluées par un nombre toujours plus important d'invités, l'édition 2026 devrait accoucher de poules déséquilibrées. Le nombre croissant de têtes de série (12) raréfie les chocs au premier tour et il n'y aura sans doute pas de "groupe de la mort". Pourtant, la France doit se méfier de quelques potentiels adversaires. Voici ceux qu'il faudra éviter.

Tirage au sort du Mondial 2026 : Les éviter à tout prix

Crédit: Quentin Guichard

Allemagne, Portugal, Ghana et États-Unis en 2014, Portugal, Espagne, Maroc et Iran en 2018 et Espagne, Allemagne, Japon et Costa Rica en 2022. À chaque Coupe du monde, son "groupe de la mort". Mais 2026 pourrait briser la tradition. L'inflation du nombre de participants, 48 désormais, dilue les forces. Avec 12 têtes de série assurées de ne pas se rencontrer en phase de poules, les chocs se feront rares lors du premier tour. Pourtant, la France, comme les autres favoris, serait plutôt inspirée d'éviter quelques nations bien plus dangereuses que ne le laisse supposer leurs présences dans les chapeaux 2, 3 ou 4. Voici ceux qui feront frémir les têtes de série vendredi prochain.

Pot 2

  • Le Maroc et la Croatie, évidemment
Les deux demi-finalistes de la dernière édition ont encore de sacrés arguments. Le Maroc n'a pas cessé de progresser après avoir atteint le dernier carré en 2022. Entre 2024 et 2025, les hommes de Walid Regragui ont enchaîné 17 victoires, battant le record de l'Espagne. Emmenés par Achraf Hakimi, devenu l'un des tout meilleurs joueurs du monde, les Lions de l'Atlas n'ont pas laissé s'échapper un seul point en phase de qualifications, inscrivant 22 buts en 8 matches pour 2 seulement encaissés. Les cadres (Bounou, Aguerd, Saïss, Ounahi, Amrabat) sont toujours là et partagent les responsabilités avec une nouvelle vague de talents (El-Aynaoui, Igamane, Ben Seghir, El-Khannouss, Adli, Brahim Diaz). La CAN qu'ils organisent en décembre et en janvier et dont ils sont les immenses favoris, donnera un avant-goût de ce qu'ils peuvent espérer en Amérique. Mais ils sont déjà, à n'en pas douter, le danger numéro 1 pour les cadors du pot 1.
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Azzedine Ounahi dans les bras d'Achraf Hakimi (Maroc)

Crédit: Getty Images

Chaque année, c'est un peu la même rengaine pour la Croatie jugée vieillissante. Personne ne l'attend mais elle est la seule, avec la France, à avoir atteint les deux dernières demi-finales de Coupe du monde. La seconde jeunesse de Luka Modric à l'AC Milan rappelle qu'il ne faut toujours pas l'enterrer. Si Matteo Kovacic prend de l'âge, il reste, comme Gvardiol, son coéquipier à City, indéboulonnable dans une équipe qui n'a perdu qu'un match en 2025 face aux Bleus (0-2)… quelques jours seulement après leur avoir donné une leçon (2-0) en quart de finale aller de la Ligue des Nations. La génération menée par Martin Baturina (Côme) ou Petar Sucic (Inter Milan) témoigne du renouvellement constant d'une nation toujours dangereuse.
  • La Colombie, une génération dorée
Attention, très gros danger ! De retour en Coupe du monde, les Cafeteros, finalistes de la dernière Copa América en 2024, n'ont été battus qu'une seule fois en 2025, en mars par le Brésil (0-1). Dans le pot 2, ils sont une menace évidente. Si la génération Falcao s'en est allée, James Rodriguez est revenu même s'il a laissé les clés de la sélection à Luis Diaz, qui a fait si mal au PSG en Ligue des champions au-delà de son terrible tacle sur Hakimi. L'ailier du Bayern Munich, fantastique attaquant, est l'un des joyaux de la sélection avec Richard Rios, milieu créatif devenu cet été la recrue la plus chère de l'histoire du Benfica Lisbonne, Jhon Arias, révélation du Mondial des clubs l'été dernier avec Fluminense, Jhon Duran, le puissant attaquant du Fener, ou encore Daniel Munoz, héros de Crystal Palace lors de la dernière finale de la Cup.
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Luis Diaz of Colombia celebrates after scoring the team's first goal during the FIFA World Cup 2026 South American Qualifier match between Argentina and Colombia at Estadio Más Monumental Antonio Vespucio Liberti on June 10, 2025 in Buenos Aires, Argentina

Crédit: Getty Images

  • L'Équateur, le coffre-fort du Mondial
S'il existe un outsider pour cette Coupe du monde 2026, le voici. Sous les radars, l'Équateur n'a jamais été une grande nation du foot mondial : un 8e de finale en 2006 et c'est tout. Mais tout pourrait changer. Intraitable lors des éliminatoires de la zone Conmebol (2e avec 5 buts encaissés en 18 matches, un record dans l'histoire), l'Équateur s'est imposé comme l'une des révélations de cette campagne. Elle peut compter sur un des meilleurs défenseurs et l'un des meilleurs milieux défensifs du monde (le Parisien Willian Pacho et Moisés Caicedo de Chelsea) ou encore Piero Hincapié (Arsenal) pour former une épine dorsale qui n'a pas grand-chose à envier à celle des favoris. Mais l'Équateur se repose surtout sur un collectif discipliné, un enfer annoncé pour tous ceux qui croiseront sa route.
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Willian Pacho (PSG).

Crédit: Getty Images

Pot 3

  • La Norvège, danger numéro 1
Enfin qualifiée pour un grand tournoi, la Norvège fait figure d'épouvantail évident du groupe 3. Avec 37 buts inscrits, dont 7 contre l'Italie, et 8 victoires en 8 matches, elle a survolé son groupe. Elle est l'adversaire que toutes les autres sélections voudront absolument éviter lors du tirage au sort. Erling Haaland, le meilleur avant-centre du monde avec Kane et Mbappé, incarne évidemment cette menace. Mais il n'est pas seul. Martin Ødegaard, Alexander Sorloth, Sander Berge, Kristoffer Ajer, Julian Ryerson ou Jorgen Strand Larsen constituent une génération qui pourrait permettre à la Norvège de passer le 1er tour pour la première fois depuis… 1962. Sa présence dans le pot 3 fait frémir les 12 têtes de série.
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Déjà bluffant en club, Erling Haaland affiche un ratio de buts par match hallucinant avec son pays

Crédit: Quentin Guichard

Pot 4

  • La Suède, monstre à deux têtes
Plus que l'Italie dont la qualification reste très incertaine, la Suède nous semble être le barragiste le plus dangereux en cas de qualification. Bien sûr, il faudra d'abord se débarrasser de l'Ukraine puis de la Pologne ou de l'Albanie, mais la qualité de son effectif laisse penser qu'elle n'a rien à faire dans le pot 4. Son attaque, composée d'Alexander Isak et Victor Gyökeres, deux des transferts les plus chers de l'été, figure déjà parmi les plus menaçantes de tout le plateau. Et si on y adjoint la foule d'individualités incontournables dans le top 4 européen (Isak Hien, Daniel Svensson, Lucas Bergvall, Hugo Larsson, Anthony Elanga), on obtient l'un des effectifs les plus complets des qualifiés.
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Alexander Isak and Viktor Gyokeres

Crédit: Getty Images

  • La Turquie
Gros danger du pot 4, la Turquie mise sur son vivier. La demi-finaliste en 2002 sait franchir les premiers tours et reste tout de même sur un quart de finale à l'Euro. Arda Güler, enfin incontournable au Real Madrid, Can Uzun (Eintracht Francfort) et Kenan Yildiz, excellent à la Juventus, portent une sélection qui peut avoir de grosses ambitions. Si elle passe les barrages face à la Roumanie puis face au vainqueur de Slovaquie – Kosovo, ce qui semble dans ses cordes, elle constituera une vraie menace.
  • Le Cap-Vert
Petit pays, minuscule nation du foot mondial, le Cap-Vert débarque sans faire de bruit. Mais par définition, il faut se méfier d'une équipe qui a sorti le Cameroun de la course. Les coéquipiers de Ryan Mendes se sont déjà fait un nom en Afrique en atteignant, ces dernières années, à deux reprises les quarts de finale de la CAN. 69e au classement FIFA, le Cap-Vert vaut beaucoup mieux.
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