ANGLETERRE - SUEDE : 2-2
Buts : Cole (34e), Gerrard (85e) pour l'Angleterre - Allback (50e) et Larsson (90e) pour la Suède
L'Angleterre n'a toujours pas vaincu sa bête jaune. 38 ans après sa dernière victoire face à la Suède, le XI de sa Majesté a pourtant cru tenir le bon bout, après avoir mené par deux fois au score, grâce à Joe Cole, auteur d'un des buts du Mondial, et Steven Gerrard. Mais les Scandinaves n'ont pas volé leur nul. Loin de là. Amorphes pendant 50 minutes, ils ont ensuite dominé les débats. Sauvé deux fois par sa barre transversale en seconde période, Paul Robinson peut s'estimer heureux de n'avoir encaissé que deux buts.
L'égalisation arrachée par Henrik Larsson à l'ultime minute apparait donc amplement justifiée au vu des débats. Finalement, tout le monde peut s'estimer satisfait: l'Angleterre a assuré sa première place, qui lui permet d'éviter l'Allemagne, et la Suède a décroché son billet pour les huitièmes, ce qui n'était pas forcément évident après le nul initial face à Trinité-et-Tobago. Les sourires étaient donc de mise à Cologne. Dommage que la blessure, que l'on pressent assez grave, de Michael Owen, ne vienne ternir la soirée anglaise...
Coupe du monde
"La France et l’Angleterre sont les deux têtes de série les mieux loties"
01/04/2022 À 18:39
Première période: Joe Cole, le chef d'oeuvre
Un drame et un grand bonheur. Voilà résumé ce premier acte vécu du côté anglais. L'équipe de Sven Goran Eriksson vient à peine de récupérer Wayne Rooney que la voilà orpheline de Michael Owen. Après moins de deux minutes de jeu, sur son tout premier ballon, le Ballon d'Or 2001 se tord le genou droit. Tout seul. Bêtement. La faute à pas de chance, qui s'acharne décidément sur les attaquants de sa Majesté. Après ce choc initial, l'Angleterre va tout de même se remettre dans le sens de la marche. Grâce, en grande partie, à l'activité des deux milieux de terrain de Chelsea, Frank Lampard et Joe Cole. A eux deux, ils vont frapper huit fois au but en 45 minutes.
Le second, très actif sur son côté gauche, n'oublie pas de jouer pour les autres, notamment en cherchant à plusieurs reprises le géant Peter Crouch. Sans réussite. Frappeur, passeur, Cole va alors se muer en buteur. Avec un bonheur inégalable. Sur un ballon renvoyé par la défense suédoise, l'ancienne idole de West Ham contrôle de la poitrine avant d'ajuster une phénoménale volée du droit, de plus de 25m. Isaksson, surpris, ne peut qu'accompagner le ballon dans sa lucarne gauche. Du grand art. L'avantage anglais ne se discute alors pas, tant les Suédois sont apparus frileux. Ils vont se réveiller...
Seconde période: L'Angleterre en souffrance
Il faut parfois peu de choses pour modifier radicalement le visage d'un match. Inoffensifs pendant lors de la première période, les Suédois vont brusquement rentrer dans la partie à la 51e minute. Le coup de tête égalisateur, suite à un corner, de Marcus Allback, titulaire à la place d'Ibrahimovic, change tout. Les hommes de Lagerback, libérés, vont alors faire vivre un quart d'heure d'enfer au Three Lions. Chaque coup de pied arrêté tourne au calvaire pour la défense anglaise. Toujours sur corner, Larsson (54e) puis Mellberg (59e) trouvent la barre de Robinson, avant que la volée de Kallstrom ne soit repoussée sur la ligne par Gerrard (71e), qui venait d'entrer en jeu.
Proche de la rupture, pas vraiment sécurisée par un Paul Robinson presque aussi fébrile que le David James de la grande époque, l'Angleterre va laisser passer l'orage. Mieux, elle va reprendre les commandes, avec un opportunisme certain. Etincelant pendant 50 minutes, puis éteint comme tout le monde par la suite, Joe Cole ressort un tour de sa boite à malices sous la forme d'une offrande pour le crâne de Steven Gerrard. D'une tête rageuse, le capitaine de Liverpool redonne l'avantage aux siens (85e). Mais la Suède ne peut pas perdre contre l'Angleterre. Larsson a donc à nouveau égalisé, dans le temps additionnel, après une longue touche, devant une défense complètement passive. Un dernier coup du sort, bien moins cruel toutefois que celui qui, 90 minutes plus tôt, a sans doute ruiné la Coupe du monde de Michael Owen...
L'HOMME DU MATCH: Joe Cole
Joe Cole n'en finit plus de s'affirmer comme un maillon indispensable du dispositif d'Eriksson. Auteur d'une grosse saison chez les Blues, le milieu gauche de Chelsea a marqué un des plus beaux plus de cette Coupe du monde 2006. Un but frappé du sceau de la classe, mais aussi de la confiance, celle d'un joueur en pleine bourre. Décevant face à Trinité-et-Tobago, il a cette fois rendu une copie impeccable, ajoutant une passe décisive lumineuse à Steven Gerrard à son bijou de la première période. Même s'il a baissé de pied après le repos, l'ancien Hammer a marqué les esprits.
LA DECLA: Henrik Larsson
"L'Angleterre ne nous avait pas battus depuis 38 ans et on voulait préserver ce record à tout prix. On est revenus deux fois au score, ce qui montre la grande force morale de l'équipe. On a peut-être été trop respectueux en première mi-temps, mais on a été mieux en deuxième. On a été dangereux sur les coups de pied arrêtés et c'est bien d'avoir marqué deux buts. Jusqu'à présent, on n'avait pas marqué beaucoup de buts alors ça nous met en confiance pour le prochain match. Les Allemands sont favoris contre nous. Je respecte le football allemand et ils ont un grand entraîneur avec Jürgen Klinsmann, mais, ne vous y trompez pas, nous leur rendrons la tâche difficile."
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