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Droits TV, billetterie... L'Euro, une mine d'or pour l'UEFA

Droits TV, billetterie... L'Euro, une mine d'or pour l'UEFA
Par AFP

Le 17/03/2020 à 17:17Mis à jour Le 17/03/2020 à 17:30

EURO 2020 - Entre les droits télévisuels, les revenus commerciaux ou encore la billetterie, l'UEFA a empoché un pactole de plus de 1,9 milliard d'euros pour l'Euro 2016 organisé en France. Difficile dans ces circonstances d'annuler purement et simplement l'Euro qui a été repoussé mardi d'un an à 2021.

L'Euro, près de 2 milliards d'euros de recettes...

L'organisation de l'Euro 2016 dans dix villes françaises a généré 1,92 milliard d'euros de recettes pour l'UEFA, indique-t-elle dans son rapport financier 2015-2016. Cela représentait une hausse de 500 millions d'euros (+38%) par rapport à l'édition 2012 en Pologne et Ukraine, disputée alors par seize nations et non vingt-quatre. Pour l'organisation basée à Nyon en Suisse, il s'agit d'un "succès financier, avec un résultat net de 847,3 millions d'euros".

Ce dernier chiffre a même été réévalué ensuite de 6,1 millions d'euros, d'après le rapport financier 2016/2017. C'est sur cet exercice qu'ont en effet été calculés les revenus et dépenses des demi-finales et de la finale. Sur les 4,6 milliards d'euros de recettes engrangées par l'UEFA en 2015-2016, la part de l'Euro-2016 représente près de 42%.

...dont la moitié en droits TV

Ces dernières années, les droits télévisuels rattachés à l'Euro n'ont cessé de grimper : ils étaient de 560 millions d'euros en 2004 (au Portugal), 802 millions d'euros en 2008 (Autriche-Suisse), 837 millions d'euros en 2012 (Pologne-Ukraine) et 1,024 milliard d'euros en 2016 (France). Cette dernière édition a été diffusée par 200 chaînes dans 230 pays à travers le monde, selon l'UEFA.

Dimitri Payet et Didier Deschamps lors de l'Euro 2016

Dimitri Payet et Didier Deschamps lors de l'Euro 2016Getty Images

En plus du milliard d'euros lié aux droits télévisuels, l'UEFA a récolté il y a quatre ans 483 millions d'euros pour les droits commerciaux (commercialisation des droits de diffusion, de sponsoring et de licensing au nom de l'UEFA), en hausse de 54% par rapport à l'édition 2012. Ces deux sources de revenu représentent 79% des recettes de l'Euro-2016.

Succès en billetterie

Passer de seize équipes pour l'Euro-2012 à vingt-quatre en 2016 a permis naturellement à l'UEFA de gonfler le nombre de matches joués, donc ses revenus de billetterie. La confédération européenne indique avoir "vendu environ 2,5 millions de tickets et plus de 60.000 packs hospitalité (des formules comprenant hébergement et accès au stade par exemple, ndlr) pour les 51 matches".

Tickets et packs ont permis à l'UEFA d'empocher respectivement 269 millions d'euros (contre 136 millions d'euros en 2012) et 128 millions d'euros (contre 102 millions d'euros en 2012), ce qui représente plus de 20% du montant global des recettes. Pour l'Euro 2020, l'UEFA a indiqué qu'il y aurait "plus de trois millions de billets disponibles".

Jackpot pour les villes hôtes ?

Les douze villes retenues pour l'Euro-2020 (Amsterdam, Budapest, Glasgow, Saint-Pétersbourg, etc.), à commencer par Londres, hôte des demi-finales et de la finale, peuvent s'attendre à de juteuses retombées économiques. En accueillant trois rencontres de groupe et un huitième de finale, en 2016, Saint-Etienne avait récolté 45,1 millions d'euros de retombées, soit 17 fois plus que la dépense engagée par la collectivité.

Aleksander Čeferin

Aleksander ČeferinGetty Images

Les quelque 185.000 visiteurs, "majoritairement des hommes venus avec des amis et sans enfant, ont dépensé en moyenne près de 200 euros durant leur séjour", avait indiqué un cabinet d'études indépendant sollicité par la commune. Leurs principaux postes de dépense étaient, dans l'ordre décroissant, la boisson, les repas et l'hébergement.

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