"La chair de poule"

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Thierry Henry, de retour à Londres dans le cadre de l'Emirates Cup, a réitéré son voeu "de refaire partie un jour" des Gunners, en dehors du terrain. L'ex-attaquant des Bleus et d'Arsenal balaie les sujets du moment: le PSG, l'équipe de France et l'affaire des quotas.

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Quel effet cela fait-il à l'ex-idole d'Arsenal de revenir à Londres?
T.H. : J'ai toujours la chair de poule quand je reviens à la maison. C'est quelque chose d'extraordinaire l'amour que j'ai pour ce club.
Pourquoi les Gunners n'ont plus rien gagné depuis votre départ?
T.H. Quand je jouais, il y avait vraiment une grande équipe. Depuis, Arsenal a toujours été proche de gagner mais ils ont encaissé des buts aux mauvais moments. Cette équipe peut gagner le titre. Je suis un fan, je souffre, j'ai envie de la voir gagner... mais c'est au coach de répondre. Il faut faire confiance à l'équipe même si elle ne joue pas très bien
Vous voyez-vous prendre la relève d'Arsène Wenger dans le futur?
T.H: On sait bien qu'un jour Arsène va s'arrêter. Mais comme pour Alex Ferguson, personne n'a vraiment envie d'être leur successeur. Le coach a vraiment changé le visage du club. Il faudrait qu'il reste à vie! Bien sûr que j'aimerais bien refaire partie du club un jour. Mais ce n'est pas ma décision. Pour l'instant, le club est entre de bonnes mains. Je le sais bien car je suis passé ici.
Comment jugez-vous l'évolution récente du PSG?
T.H. : J'ai suivi tout ça de loin, mais j'ai vu le travail effectué par le PSG. Je ne suis pas surpris. Quand on voit comment Leonardo gère tout ça... C'est quelqu'un de sérieux qui va essayer d'amener quelque chose ici. Surtout qu'on connaît son amour pour ce club. C'est de bon augure pour le championnat français de voir des joueurs comme Menez revenir ou Pastore arriver. J'espère que Paris pourra faire une bonne saison.
Sur l'affaire des quotas, on ne vous a pas entendu...
T.H: Je n'ai rien à dire. Non, rien à dire.
Et les Bleus, comment les voyez-vous évoluer?
T.H: Ca, il faut demander à Laurent Blanc. Tout ce que je sais, c'est qu'ils sont premiers de leur poule. De loin, ça peut paraître facile, mais ce n'est jamais évident. Ils ont bien redressé la barre, ils sont sur la voie pour se qualifier et c'est ce que le public veut. Je leur souhaite bonne chance et j'espère qu'ils vont continuer comme ça. J'espère ensuite qu'il pourront faire quelque chose à l'Euro.
Comment se déroule votre expérience américaine?
T.H: Sur le plan perso, ça va. J'aime New York. Je suis vraiment bien là-bas, heureux. C'est vraiment enrichissant. Sur le terrain aussi mais il va falloir remonter un peu le niveau. Depuis le début de saison, on joue superbement bien et on prend des buts un peu casquette. On lutte pour faire les play-off. Si on n'y arrive pas, je rentrerai plus tôt à la maison.
Quelles sont les différences avec l'Europe?
T.H: Il y a pas mal de bons joueurs en MLS, mais il ne faut pas comparer le niveau avec celui des championnats européens. Quand je suis parti, je ne m'attendais à rien, ni en bien ni en mal. Je voulais voir ce qui se passait. A Seattle, il y a quand même 48.000 personnes à tous les matches! Les supporteurs répondent toujours présents. S'ils arrêtaient un peu avec les quota d'étrangers et le salary cap, ce serait sûrement un peu différent. C'est comme si le Barça essayait de faire venir Messi à conditions qu'Iniesta parte.
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