Mine de rien, William Gallas a réussi son coup. En venant mardi en conférence de presse et en répétant à plusieurs reprises que les Bleus avaient sans doute être trop frileux face à la Roumanie (0-0) en raisons des "consignes" de Raymond Domenech, le défenseur central d'Arsenal a créé un petit buzz et la bonne cinquantaine de journalistes réunie en début d'après-midi dans le grand chapiteau dressé sur un champ de Châtel-Saint-Denis attendait avec impatience la réponse du patron. Elle n'a pas tardé. Et Domenech a fait du Domenech.

Un peu étonné par les dires de son défenseur central, le sélectionneur de l'équipe de France a commencé par une pirouette pleine d'ironie quand on lui a dit que William Gallas avait assuré que les Bleus avaient "des choses à se dire." "William nous a convoqués pour une réunion, j'avais oublié.... (sourire) S'il fallait attendre William pour cela, il faudrait attendre qu'il se réveille. On ne pourrait le faire qu'en début d'après-midi" 1-1, balle au centre. Plus sérieusement, Raymond Domenech a enchaîné en dévoilant les us de l'équipe après chaque rencontre. "Il y a toujours un briefing et une discussion. Après la Roumanie, on a vu les images dans le train du retour. On a pu en discuter à ce moment-là. On fait des réunions en permanence."

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11/06/2008 À 13:00

"William me fait rire"

Des réunions lors desquelles Raymond Domenech ne prône jamais la prudence comme l'a pourtant laissé entendre William Gallas. "Le travail de base des défenseurs est avant tout de défendre. Ce sont les consignes stupides d'un entraîneur de base. Un défenseur ne joue pas comme un avant-centre et un avant-centre en se comporte pas comme un défenseur." Point final ? Pas encore. "Si un défenseur peut faire plus et en a l'opportunité, personne ne lui dit de ne pas passer la ligne médiane. Il n'y a pas de restriction individuelle. Je ne crois pas avoir utilisé le mot prudence depuis le début du stage."

Face la Roumanie (0-0), c'est plutôt les événements qui ont a incité les Tricolores à rester sur leurs gardes. "C'était le premier match, on était un peu tendus, crispés. Dans ce match, si les centraux étaient sortis, cela aurait été criminel. Après, il y a l'intelligence de jeu. Décréter que l'on va sabre au clair à l'abordage, ça peut se faire mais il faut s'organiser" , a-t-il conclu. Agacé Raymond ? Pas le moins du monde. "William a le don de me faire rire. Il dit des choses vraies mais il répète que ce l'on raconte. Cela prouve qu'il écoute." Le message est passé.

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