JEAN-ALAIN BOUMSONG, c'est un soulagement de ne pas faire partie des sept écartés de mercredi?
J-A. B. : Oui, mais ce n'est pas une finalité d'être dans les 23. C'est encore mieux si on apporte quelque chose au groupe. J'aurais peut-être du temps de jeu, ou pas, mais mon objectif c'est de prendre un maximum de plaisir, c'est d'amener du positif au groupe.
Vous vous voyez comme une doublure dans ce groupe?
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J-A. B. : Je ne pense pas être un bouche-trou. Si on fait appel à moi, je répondrai présent. Je ne veux pas paraître prétentieux mais j'ai une vingtaine de sélections (22, ndlr), j'ai fait des matches corrects, je pense avoir le niveau.
Au Mondial-2006, vous étiez dans le groupe mais vous n'avez pas joué...
J-A. B. : Le Mondial-2006, ça a été très difficile. J'avais joué tous les matches éliminatoires et je n'ai pas eu une seule minute sur le terrain pendant le Mondial. Aujourd'hui je vis les choses beaucoup plus sereinement. J'ai pris conscience qu'il faut profiter du bonheur qui nous entoure et ne plus se lamenter sur notre sort.
Domenech vous avez-t-il dit un petit mot pour votre bonne attitude au Mondial 2006 alors que vous ne jouiez pas?
J-A. B. : Domenech avait compris que c'était très difficile pour moi. Il savait aussi que je ne suis pas le genre de joueur à foutre le bordel.
Ce trait de caractère a-t-il aidé à votre présence dans les 23?
J-A. B. : J'espère qu'il n'y a pas que ça (rires). Je ne pense pas que je sois sélectionné uniquement parce que je suis un bon garçon.
Quelle est la différence entre le Domenech de 2006 et celui de 2008?
J-A. B. : Domenech a beaucoup changé en deux ans. Il prend plus de recul, il a une gestion du groupe plus ouverte. Avant il laissait les joueurs autonomes pour voir leur réaction, mais là, il y a un échange encore plus fort, avec un vrai retour. La valeur ajoutée de Domenech aujourd'hui c'est que les anciens, même si on peut ne pas toujours être d'accord avec ce qu'il fait, peuvent avoir plus confiance dans son intégrité, dans son honnêteté.
Si vous n'étiez pas passé en cours de saison de la Juventus à Lyon, vous ne seriez sans doute pas là...
J-A. B. : Je suis dans ma dixième année de football professionnel, et je peux vous dire que ce sport c'est une belle école d'humilité. Tout va très vite. A la Juventus, on m'avait mis au placard. Si l'OL n'avait pas fait appel à moi - je remercie d'ailleurs monsieur Aulas qui a insisté pour que je vienne- ma saison aurait vraiment été très difficile.
La France a des chances de gagner?
J-A. B. : Je sens cette équipe capable de gagner l'Euro, vraiment je le crois. Mercredi, j'ai senti quelque chose de positif à l'entraînement, j'espère que ça va durer tout le tournoi.
Mercredi, c'était le départ des sept: comment s'en servir pour la suite?
J-A. B. : Tous ceux qui sont là se doivent d'être meilleurs. Ce départ ça a été une petite cassure, c'était difficile, mais il faut se servir de ça. Quand un joueur aura des états d'âme parce qu'il ne joue pas, il devra garder ça pour lui, en pensant à ceux qui sont partis. La star c'est le collectif. Et puis peut-être que des titulaires peuvent mal commencer l'Euro.
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